CONCLUSION
§ 164 . — M. Herzog a déjà noté (p. 22, 23) qu'il ne faut pas prendre à la lettre l'assertion de Ko. (p. 11) suivant laquelle « la syntaxe des félibres ne diffère pas beaucoup de celle du français littéraire ». Elle ne me paraît exacte que pour la syntaxe des félibres qui ne savent pas user des ressources de leur langue; cf. ^ ^ ad fimm, et aussi § 8. Un examen quelque peu attentif des procédés de la langue parlée et de ceux dont usent les bons écrivains fait ressortir
1° une série de faits où nos parlers présentent un état plus archaïque que l'état du français et souvent analogue à l'état des langues romanes du sud ;
2° une autre série où l'évolution, comparable à celle de beaucoup de parlers populaires dans l'ensemble du domaine roman, est au contraire plus avancée qu'en français commun, la langue écrite étant au ' demeurant dans notre domaine moins éloignée de la langue parlée que dans le domaine français ;
3° une série de faits plus ou moins particuliers à nos parlers.
Cf. § 6 in fine.
Plusieurs faits de la troisième série peuvent ressortir également à la première ou à la deuxième. Dans le relevé suivant, qui n'a aucune prétention à la rigueur systé-