‹ Essai de syntaxe des parlers provençaux modernesChapitre 14 sur 139 · PROCÉDÉS GRAPHIQUES · texte numérisé non relu

PROCÉDÉS GRAPHIQUES

xvi^ siècle environ, j'emploie uniformément l'orthographe félibréenne, ne reproduisant telles quelles (avec un sic) que les anomalies graphiques utiles à l'intelligence d'un phénomène particulier. Dans une étude d'ensemble sur des parlers assez divers il m'a paru indispensable de réduire ces parlers à une commune mesure pour faciliter la comparaison.

La plupart des ouvrages publiés depuis la fondation du FeUbrige (1854) sont écrits en orthographe félibréenne, sauf quelques fautes dues à l'inattention de leurs auteurs; d'autres présentent une adaptation plus ou moins malhabile des procédés graphiques français. Les ouvrages publiés antérieurement présentent en général des compromis bâtards entre les graphies traditionnelles dans ^ le sud de la Gaule (ex. Ih pour / mouillée) et les graphies françaises (ex. ///). Maint auteur écrit le même mot de plusieurs façons différentes, à quelques lignes de distance et en fonction identique. Jean de Garros écrit par e les finales féminines en 0 de son parler, tandis que son frère Pierre ^ les écrit par a. J'ai adopté partout une graphie exprimant aussi fidèlement que possible les sons et les formes en usage à l'époque et dans les pays considérés ^.

J'ai exposé d'une façon que je crois claire et pratique les règles de l'orthographe félibréenne dans ma brochure L'ourtougràfi prouvençalo (Avignoun, à l'amenistracioundôu jour-

1. Sur les fantaisies graphiques de P. de Garros, v. Ducamin dans Mél. Chah., p. 293.

2. Le même système graphique a déjà été appliqué par la Revue des langues romanes à la publication des œuvres des précurseurs des félibres. Dans son Essai sur Vhistoire littéraire des pjtois du midi de la France, Noulet, étranger au mouvement félibréen, a cependant été obligé de faire les corrections nécessaires à l'intelligence des textes qu'il cite, d'y systématiser l'accentuation et d'y rectifier certaines graphies rendant la prononciation d'une façon inexacte (t. i, préface, p. v).

nau Vivo Prouvènço! 1908) : ce petit traité envisage spécialement le provençal mistralien, mais les explications qu'il donne sur les règles formulées permettent au lecteur de faire l'application de cts règles aux autres parlers.

L'orthographe félibréenne suffira presque toujours pour des exemples de syntaxe où c'est en général le sens de la tournure qui importe surtout, le détail des mouvements articulatoires ne présentant qu'un faible intérêt. Quand elle ne me semble pas noter assez nettement des phénomènes ayant une certaine portée en syntaxe (ex. not. au § 82), j'emploie soit seule, soit à côté de l'exemple en orthographe félibréenne, une transcription phonétique toujours placée entre [ ], dont on trouvera la clef dans la table spéciale à la fin de ce volume.

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