PRONOMS SUJETS
à la ferrade' Tu n'y étais pas, toi, Augustine ? Elle
y était, elle » .
« lé dounes d'èr, à ta sourreto ?
— Quau ? iéu ? pas mai ! elo èi saureto, E iéu siéu, lou vesès, omn coume un courcoussoun »
(Ai/V., c. II, str. iij « tu lui ressembles, à ta jeune sœur ? — Qui ? moi ? pas du tout ! elle est blondine, et moi, je suis, vous le voyez^ brun comme un cuceron ^ ».
Le pronom est fréquemment exprimé après une interrogation ou exclamation comme que sabe iéu « que sais-je, moi ? » (cf. ié sias agudo estado, en Arle, vous ? cité § 106, 1° a); sur les faits particuliers au Queyras, v. § 142.
§ 44. — On trouvera nombre d'autres exemples de 1° et de 2° dans Brusewitz (p. 2, 3, 102, 103) ; quelques-uns sont peu probants^, étant empruntés à des écrivains qui négligent soit leur style, soit leur graphie, soit leur traduction française, soit le tout à la fois, de sorte qu'il faut une grande circonspection pour ne pas interpréter à tort un pronom qui n'est qu'une cheville, une ponctuation indue ou une équivalence française douteuse ^ Trois exemples
1 . Sur le sens de ce mot v. Mir., c. iv, str. 49 et note. — Sur la ponctuation l'éres pas tu, Agustino, v. § 47.