‹ Essai de syntaxe des parlers provençaux modernesChapitre 31 sur 139 · CHAP. IV : LE VERBE ET LE SUJET · texte numérisé non relu

CHAP. IV : LE VERBE ET LE SUJET

2*^ moitié du xvii» siècle) écrit très fréquemment fèi « j*ai », alors qu*aujourd'hui on dirait èi sans pronom.

§ 47. — Dans les cas de notre catégorie i**, le pronom sujet se place généralement devant le verbe ; pour 2° la liberté de construction est à peu près complète ; dans tous les cas, Teffet est tout particulièrement énergique quand le verbe précède le pronom, et alors il peut y avoir une coupe (souvent indiquée dans Técriture par une virgule) :

rêres pas tu (ex. de Bahali cité § 43 ; l'absence d'une virgule entre pas et tu est une simple négligence typographique) ;

Crist vivent, courous e flôri.

Vogues vuei nous escouta

Siés la tèsto, sian li membre, Fasèn qu'un pèr ta vertu.

Que toun Paire s'en remembre E nous ausse ounte siés tu !

(Savié de Fourviero, Veici Pasco, Gau 1899, p. 43) « Christ vivant, pur et triomphant, veuille aujourd'hui nous écouter... Tu es la tête, nous sommes les membres, nous ne faisons qu'un par ta vertu (par la vertu, par la force de ta grâce, de ton amour). Que ton Père s'en souvienne et nous élève où tu es, toi (où tu es déjà, où tu nous attends) » ; le pronom s'explique ici d'autre part par le rappel d'un sujet qui n'est explicitement indiqué qu'assez loin dans la strophe précédente.

Autres ex. dans Brusewitz, p. 11, 12.

Le pronom est toujours après le verbe dans les interrogations ou exclamations comme que sabe iéu? Dans les incidentes du type « dit-il » le lim. place le sujet après le verbe (§ 45); le prov. et, je crois, aussi la plupart des

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