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CHAI \ LES RÉGIMES

(vers d*un rinieur populaire toulousain) « et pourtant, ma brune maîtresse, je ne t'aime pas autant que (je n'aime) mon chien » ;

Foix E jou, Moussu, /'aimarè mes qu'^ bous (AA 1907, p. 20) « et moi, monsieur, je l'aimerai mieux que vous ».

§ 60. — Si cet emploi de à est réservé aux comparaisons ou du moins particulièrement fréquent en ce cas (je connais trop peu d'exemples pour pouvoir rien affirmer), on peut y voir d'autre part une confirmation de l'explication généralement admise pour l'introduction du régime direct par à (v. not. M.-L., t. III, § 350) : les êtres animés sont considérés comme intéressés à l'action, comme le point où elle aboutit, les objets inanimés comme la subissant ; le rapport des premiers à l'action est donc en quelque sorte moins direct, ce qui se traduit par l'emploi d'une préposition qui sert d'autre part à introduire un régime indirect ; ici via mestresso est l'objet direct de l'action, et inoun gous n'intervient que comme objet de comparaison '.

I . Sur la distinction de Tanimé pt df Tin^^nir"^ ^" g'^"'^*'^^ v. Meillet, j Du genre animé en vieux slave et de ses origines indo-européennes, Paris, Bouillon, 1897 (le même ouvrage sous le titre Recherches sur Vemploi du génitif-accusatif en vieux slave^ ihid.), not. p. 140, distinction de l'animé et de l'inanimé plus ou moins réalisée dans des langues aussi diverses que beaucoup de langues américaines, le persan du moyen âge et l'anglais moderne. Duvau a signalé que le lat. des chartes d'Espagne présente'dès le xie siècle des tournures comme ad illa una matahit, decepit ad suo gerntano, qui seraient très correctes en esp., à la una (la) matô (jnatahit pour niatauit par suite de la confusion esp. de h et de i'), enganô à su herniano : « une même action était donc considérée comme tendant vers son objet ou s'appliquant directement à lui, suivant que cet objet était ou non doué de la personnalité », — innovation sinon directement comparable, du moins exactement symétrique à la construction lat. du passif: « la formule logique de l'idée « le père aime le fils » sera, si l'on pousse l'analyse à l'extrême : action d'aimer ayant pour point d'arrivée le fils (c'est ce qu'exprime l'esp.) et pour point de départ le père, ad

§ 6l EXEMPLES EN FRANÇAIS 9I

§ 61. — En somme la tendance à distinguer Tanimé de Hnanimé n'a abouti à quelque régularité, dans la plupart des parlers envisagés ici^^ que quandLelle étaiLap^^ une tendanjfcgénérale à diversifier jes éléments du langage : dans t| répétitions de régimes comme le couneissèts aTjacou ? et les comparaisons comme /' aimarè mes qu' à bous on éyite le retour jjiggjggst£U£tiQiijiêià-£mp^^ ; dans les phrases à régime complété comme penjats-«ow5 à touls dus on évite le contact de deux constructions identiques.

Cette observation va se vérifier en examinant des exemples empruntés à des écrivains français influencés par les parlers d'Aquitaine. Les textes littéraires de prose française avec syntaxe aquitaine montreront certaines nuances délicates de pensée et d'expression qui apparaissent plus rarement ou moins nettement dans des textes aquitains consistant principalement soit en vers, soit en documents administratifs.

Comparaisons : car il w'aimait autant qu'à capitaine de France-, monsieur d'Assier;... que j'aimais plus qu'à moimême-, toutefois ceux du château dominaient plus les nôtres que les nôtres à eux ; pour faire que Dieu /^veuille aider plus qu'à nous (Montluc, cité par Lanusse, p. 415, 41e) ; vous me mandez que vous m'aimez mille fois plus que moi à

filîum — a pâtre » ; l'esp. n'a pris que le point d'arrivée, le lat. que le point de départ, filius amatur a pâtre (MSL, t. x, p. 449, 450)'. Lesi constructions esp. et lat. se font pour ainsi dire pendant l'une à l'autre ; « en dehors des cas où elles sont dues à l'influence d'une langue voisine, des innovations de ce genre ne peuvent se produire que quand, par une cause quelconque, la tradition grammaticale est rompue, et que la logique se substitue à la tradition » (Duvau, BSL, t. x, p. cxlij). Dans le canton de Fribourg on emploie « à » quand il y a répétition, ex. [sa m ènàye, a me] « ça m'ennuie, moi », et même en fr., ex. // fa vu aussi, à ^0/ (Tappolet, BGPSR 1908, p. 38).

92 CHAI . \ : LES RÉGIMES § 6l

VOUS (lettre de Henri IV à Gabrielle d'Estrées, citée par Lespy, p. 388); la seule appréhension que j'ai qu'elle (la charge de premier président) ne tombât par nécessité entre les mains d'un homme qui ne m'aime pas plus qu'^ la religion cat}x>Uquc et à la justice (Bernard de la Vie, premier président au Parlement de Navarre, cité par Lanusse, p. 419, 420 ; ici à est devant des substantifs qui désignent des êtres abstraits) ; il vaut mieux que je /' offense pour une fois que à moi tous les jours* (Montaigne, cité par Lanusse, p. 417). Ex. de à aux deux termes de la comparaison : il valait mieux mécontenter à lui seul (\\ià toute la w7/^ (Montluc, cité par Lanusse, p. 416); cf. § 62. Ex. de répétition au second terme : la vengeance blesse plus ses enfants qu'elle ne le guérit à lui (Montaigne, cité par

1 A. Thomas, Essais y p. 129). Ex. b. du bas moyen âge dans Lespy, p. 425, 426 : judyarcum a besii « juger comme

j bourgeois du lieu ' », accusade cum a posoere « accusée comme sorcière », etz exitz prener me cum a layroo « vous êtres sortis (pour) me prendre comme un voleur » ; dans l'ex. suivant la préposition introduit un sujet : fe devers au senhor cum a questau « il paie redevance au seigneur

\ comme serf* ».

Opposition, idée voisine de la comparaison : les bêtes nous flattent, nous requièrent, et non nous à elles ; qui ne

1 . Comme on doit juger un bourgeois du lieu, conformément au statut, aux privilèges des bourgeois du lieu. Besii désigne un membre de la commune, par opposition à pohlant « habitant » ; même distinction aujourd'hui encore p. ex. en droit municipal suisse, Burger- et Einwohturgemeinden. Cf. s\ixs\\\2im vischinadi «voisinage; village», vischnaunca « commune » .

2. Cum y graphie copiant lat. cum « avec » ; on prononçait [kçni] ou déjà, comme aujourd'hui, [kuni] : le fait que le b. actuel ne connaît que coum^ et non *coume correspondant à méd. coumo, mtp. couma, csp. ^fomc, exclut la possibilité d'une coupure cuma besii, etc., et d'ailleurs nos textes ont -e et non -a posttonique p. ex. dans ticctisode, posoetr.

§§ 6l, 62 EXEMPLES EN FRANÇAIS 93

sent plus ce qu'on lui oppose, tant il est engagé en sa course, et pense à se suivre, non pas à vous (Montaigne, cité par Lanusse, p. 417, 418).

Réciprocité, idée voisine de l'opposition : le bon consentement des habitants qui me feraient l'honneur de w'aimer, et moi aussi à mx (d'Antras, cité par Lanusse, p. 419).

Copulation, inverse de l'opposition, et par conséquent facilement associée dans l'esprit : il lui dit que je les avais sauvés et à tous ceux qui étaient avec lui ; me remerciarent bien fort et à toute la compagnie (Montluc, cité par Lanusse, p. 415, 416); on le pille, et à mof par conséquent, jusques à l'espérance (Montaigne, ibid.y p. 418}; je vous prie le réjouir et à moi aussi (d'Ossat, ibid., p. 419).

Dans l'ex. suivant à peut jusqu'à un certain point s'expliquer comme dans les constructions du type fai fait lire Homère à mon ami (§§ 95-97) : d'où nous voyons non seulement aux enfants qui vont tout naïvement après la nature pleurer et rire souvent de même chose (Montaigne, cité par Lanusse, p. 41e). Ceux-ci distinguent un régime direct d'un prédicat en mettant ^ devant le régime, soit l'inverse de la tournure fr. prendre quelqu'un à témoin : et comme nous retournions aux tendes, les autres soldats appelaient aux nôtres pionniers gastadours ; ils ont pensé que le roi ferait chanceliers à ceux qui se formaliseraient contre de moi (Montluc, cité par Lanusse, p. 415, 41e, avec les aqùitanismes tendes , gastadours^ contre de).

§ 62. — Les ex. suivants me paraissent moins instructifs : favoriser aux poètes (Marguerite de Navarre, citée par Lespy, p. 388) ; si le ciel qui favorise à mes vœux (Henri IV, ibid.) ; j'avertis a monsieur le premier président (Montluc, cité par Lanusse, p. 416); debin totz soos homis ajudar au senhor « tous ses hommes doivent aider le seigneur » ; per

91 c.uw. \ : Lii.s KbbiMivs §§ 62, 63

fiigir a justicic « pour tuir la justice, pour échapper à la justice » ; si negun embadibe a tic^nn biandanl « si quelqu'un attaquait un voyageur » {Fors de Béam, dans Lespy, p. 388, qui cite à titre de comparaison pour fuir à cet inconvémcnl chez Montaigne et je prie à Dieu chez Charles d'Orléans). Nous avons ici d'une part des régimes animés ou abstraits, d'autre part des verbes qui par leur signification même peuvent hésiter entre l'emploi transitif et l'emploi intransitif : aider à est d'usage courant en français dialectal, fuir peut se remplacer par échapper à, aider par porter aide (^secours y assistance) à, avertir par donner avis à, etc

Une explication analogue peut convenir à l'ex. de Montluc cité § 61, tîu^contenler à lui seul.

Je lis dans une délibération du conseil d'Albi en 1387 (RLR 1905, p. 463) atendut que la moneda que vol paguar encontenen es ben necessaria per paguar als deutes que la vila deu « attendu que la somme qu'il veut payer incontinent est bien nécessaire pour payer les dettes que la ville doit ». Je ne connais pas d'ex, moderne de à -{- régime direct à Albi. On peut concevoir qu'il y ait eu une construction pour « payer (compter, verser) une somme » et une autre pour « payer (acquitter) une dette » : le texte a moneda que vol paguar, paguar als deutes ; cf. « satisfaire à une obligation ».

Sur le régime de personne exprimé par une forme correspondant au datif latin quand un groupe verbal a en même temps un régime de chose (types fr. je le lui ai entendu dire, etc.), v. §§ 95-97.

§ 63. — Un pron. conj. régime commun de deux verbes réunis par « et » peut n'être exprimé que' devant le premier verbe, ex. // beisê e embrassé cité §111 ad finem.

§ 64 DATIF ÉTHIdUE 95

Régime indirect

§ 64. — Ici la particularité la plus intéressante de notre langue me semble être l'usage fréquent du datif éthique, et cela dès le moyen âge {Flamenca notamment l'emploie avec une prédilection marquée). Comme certains emplois du verbe réfléchi (v. § 56 in fine), cet usage manifeste une tendance générale à donner une certaine importance à l'élément subjectif du langage que M. Bréal a finement analysé dans son Essai de sémantique (ch. xxv) : commentant des phrases comme « un déraillement qui n'a causé heureusement aucun accident de personne » et « ce voyageur est sans doute arrivé » (tournures également usitées dans notre langue), il fait remarquer que les compléments ne se rapportent ni au déraillement, ni au voyageur, et représentent des réflexions de la personne qui parle : la simple énonciation se transforme en monologue; de même « tout discours un peu vif peut prendre le caractère d'un dialogue avec le lecteur. Tels sont ces pronoms jetés au milieu d'un récit, où le conteur a souvent l'air de prendre à partie son auditoire. La Fontaine les affectionnait : il vous prend sa coignée, il vous tranche la tête. On les a appelés explétifs, et en efl'et ils ne font point partie de la narration, ce qui n'empêche qu'ils correspondent à l'intention première du langage » . La parole a été d'abord faite surtout pour « exprimer un désir, intimer un ordre, marquer une prise de possession sur les personnes ou sur les choses ; ces emplois du langage ont été les premiers. Pour beaucoup d'hommes, ils sont encore à peu près les seuls ». Ainsi des enfants et des animaux.

9^ THAP. \ : Ils KM.IMI'- §§ 64,65

Un i^r()vcn<,ai pensant à liante voix s'interpelle volontiers lui-même : faras pas acdl « tu ne feras pas ça! »; en communiquant à autrui le résultat de ce monologue, il dira fitt siiu pensa plutôt que ai pensa « j'ai pensé » ; en s*ad ressaut directement à autrui, il intéressera volontiers son interlocuteur à l'action : créi-te-lou <( crois-le » (cf. l'emploi de la 2. p. signalé § 150). Uemploi de cette sorte de voix moyenne est courant à toutes les personnes : saup pas ço que se vôu « il ne sait ce qu'il veut » (TDF, v° voulé) ; T'avié de cambo, avié de cueisso... ! « il avait des jambes, il avait des cuisses...! y> (^Mir,, c. i, str. 50); autres ex. dans Brusewitz, p. 75, 76 '.

§ 65. — Les continuateurs de inde (mot syntactiquement faible, d'où toute sorte d'agglutinations et de réductions : prov. en plus rare que nen, devant voy. n\ pour l'historique V. Herzog, p. 20, § 102 et Brusewitz, p. 107-111 ; mtp. lod. bit. gév. rrgt. ség. lom. surtout ne, devant voy. n\ et -w enclitique dans des groupes comme li-n « lui en » ; b. en, ne et w' proclitiques, ne et -n enclitiques) sont aussi employés explétivement dans le langage populaire. Félix Gras et M. Marius André s'en sont fréquemment servis pour ajouter une syllabe au vers ou éviter un hiatus :

la niue fousco

N'en recuerb lou grand bos

{RouniancerOt p. 62 ; autres ex. p. 6, 22, 68) « la nuit sombre recouvre le grand bois » ;

I. M. Brusewitz ne distingue pas toujours exactement les cas de verbe réfléchi des cas de datif éthique, v. not. se langui, p. 75. La distinction nVst pas toujours facile au point de vue sémantique, et elle a en somme peu d'importance psychologique. Il y a néanmoins une nuance qui se reflète dans la syntaxe : certains dial . emploient suivant les cas un auxiliaire ou un autre aux temps périphrastiques (v. § 66 in fifu).

§§ 65-67 AUTRES PRON. EXPLETIFS 97

E /z'implouraran dins soun dan li proufèto {Esclarmoundo, p. ccxLviii; autres ex. p. xxx, lxxvi, cxxxvi) « et ils imploreront dans leur malheur les prophètes ».

(( En » a au contraire une signification très nette de complément dans Entre que l'enemi venguè testeja davans barri, nen fugue quatecant grand chapladis (P. Devoluy, VP 66, p. 5, c. 2) « dès que l'ennemi vint montrer sa tête devant les remparts, il y eut aussitôt un grand massacre » ; Venguè lou moumen que lis ouide e li pous sequèron, e nen fugue terrible patimen (ibid., c. 3) « le moment vint où les aqueducs et les puits se desséchèrent, et il en résulta une souffrance terrible ».

§ 66. — En Aquitaine et dans les pays de Toulouse et de Poix se explétif est à peu près aussi fréquent qu'en espagnol : Poix se les mingêc « il les mangea » ; b. /a m'èi benude {Roubi, p. 74) « je l'ai vendue ».

Le prov. et la plupart des autres dialectes emploient indifféremment l'auxiliaire « être » aux formes périphrastiques des verbes réfléchis et des verbes accompagnés d'un datif éthique : me siéu troumpa « je me suis trompé », sèro di « il s'était dit », et aussi vous sias pensa « vous avez pensé ». En aq. on emploie « être » pour le verbe réfl.échi : lom. ses léuat « il s'est levé », mèri dit « je m'étais dit » ; mais « avoir » avec datif éthique: lom. mèi perdut moun amigo (C j'ai perdu mon amie » (Bladé, t. m, p. 272); Aire lou qui sa coupât beires que s'ous pàgui « qui a cassé les verres les paie » ; b. la mèi benude cité plus haut.

Le pronom et le verbe

§ 67. — Le pronom conjoint, dans la plupart de nos

J. RoNjAT. — Essai de syntaxe des parler s provençaux modernes. 7

98 CHAP. \ : LKS khGIMKS §§ 67, 68

dialectes, se place avant le verbe sauf à rimpératif: prov. litt. te dis « il te dit », Vawe « je l'aime », ic la fisc « je te la confie » ; amo-la « aime-la », douno-me-lou « donne-le moi ». Il est proclitique devant le verbe, avec élision de la voyelle finale si la forme verbale commence par une voyelle, [tçdls, làtnç], tonique après le verbe, [àtnçld]; s'il y a plusieurs pronoms, il y a proclise (et, le cas échéant, élision) devant le verbe, [/?/^//^ç], et après le verbe le dernier pronom porte l'accent principal, [dùnonielû]; le pronom peut avoir, suivant le cas, une forme légère (réduite) ou une forme pleine' : prov. litt. Ii(s)en proclise, /^/ après le verbe, ex. // dotnio « les donne >% lis avio « les aime », douno-léi « donne-les » ; bit. la toco [lat^kç] « la touche », toco-lo [tçholf] « touche-la ». En méd. niç. lim. nous, vous devant voyelle initiale d'une forme verbale peuvent se réduire à n, V -y à Nontron vous peut de plus se réduire à [u\ devant cons., \w\ devant voy.

L'élision a également lieu entre deux verbes ou devant un complément: fai -/' intra (Oubr. proso, p. 164) « fais-le entrer » ; tèn-/'à l'oumbro {Esp., ch. i, p. 20) « tiens-toi à l'ombre » ; toul. coundannats-/' à péri (Vestrepain, p. 204) « condamnez-le à périr » ; cf. au § 79, 2" laisso-m'asseta. C'est une survivance de l'état antérieur (enclise) dont il va maintenant être parlé.

§ 68. — Ces règles ne se sont guère constituées définitivement qu'au XVI* siècle ; en vpr. la place des pronoms était beaucoup moins déterminée (pour plus de détails

I. Ces expressions ne se recouvrent pas plus ici qu'aux cas du § 17 avec atone ou toniqiu : lat. (ir}la, (t7)/j5 > en position proclitique bit. b. lûy las; en position originairement enclitique bit. lo, los, h. U, les ; bit. toco-lo [jokolç^ « touche-la », b. pourta-lts [fmrtdhs] « les porter » ; v. pi. loin au texte, spécialement 5 68.

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