FORMES DES PRON. AQ. IO
M. Brugmann, Abrégé, p. 431), ainsi à Auch, Lectoure, Péguilhan, Luchon, Saint-Béat, à Ustou et en Couserans. Le S.-O. de l'Aquitaine emploie rarement mous ou nous : encl. asyll. -ns, d'où est tiré procl. ens, parfois élargi devant cons. en en:(e (not. à Arrens). Dans le S.-O. de l'Aquitaine on emploie fréquemment, comme pour « se », se, s\ -se, -s, formes qui paraissent reposer pour partie (verbes réfléchis) sur l'extension de « se » à la i. p. pi., pour partie (autres cas) sur un allégement phonétique de -ns en -s.
« Vous )). A nous ou mous correspond bous; à -ns correspond -bs, prononcé, par deux accommodations en sens inverse, L-/?5] ou [-b:(] dans divers parlers des Landes (innombrables variantes notées dans Mill. Atl., p. 384, 385), d'où, par accommodation encore plus marquée, -ts ou [-d^], et, par simplification issue de certaines positions, syntactiques, -p et -b ; -ts est usité not. à Bayonne, dans certains parlers land. et vers l'E. jusqu'à Lectoure; -p et -b surtout en b. ; développement de -ts et de -p, -b comparable à celui de -«5 : procl. ets, ep, eb, encl. -tse, -pe, -be.
Em, et, eus, en:(e, ets, ep, eb ne sont pas la particule énonciative e (§ 53) -| — m, etc.. : ces formes se rencontrent dans des phrases qui ne comportent pas cette particule et dans des parlers qui ne l'emploient pas ; il faut y voir, avec M. Niepage (RDR 1910, p. 8, textes majorquins du xvi' siècle ofl'rant hem, ens, es « me, nous, se »), le résultat de fausses coupures dans des groupes comme de-m « de me », te-ns « te nous », que-p « que vous », etc.. Je n'en connais pas d'exemples aq. un peu anciens.
3. p. sg. et pi., masc. et fém. Dans la plupart des parlers aq. la forme de l'ace masc. sert pour exprimer le dat. masc. et fém. ; on a des ex. d'ace, employé pour le dat. dès le xiir siècle, v. Chabaneau, RLR, t. viii (1875)^