RÉPÉTITIONS DE REGIMES I
Qou vèire n'est pas détaché de acd me lèvo) ni à la prosodie (^ e de vèire éXiàé devant aco '). Quand le régime n'est pas détaché par le sens, par le mouvement de la phrase, la répétition par pronom (ou adv. pron.) est néanmoins licite, et bien dans le génie de la langue :
E pièi la sorre en touti dous lé faguè signe
« et puis la sœur à tous deux fit un signe « (Ouhr. vers , Pater noster, p. 306), litt. « à tous deux leur ût signe »;
Ho ! pièi, en touto la terrado, Paire, lou mai qu'^ iéu w'agrado, Aqui faguè Vincèn, es la chato dou mas
« ho ! puis, en toute cette terre, père, ce qui w'agrée le plus, fit là Vincent, c'est la fille de la ferme « (Mir., c. i, str. 14);
A la hello Nourino Soun anèu /'escapè
(Rose, c. IV, 1. XLii, p. 108), litt. « à la belle N. son anneau lui échappa ».
Comme on a pu le voir par les ex. iéu, m es vejaire et Un di basiimen..., le régime détaché forme comme une phrase nominale assez indépendante pour que le régime indirect puisse se passer de préposition : à iéu m'es vejaire serait également correct, mais le pronom serait moins mis en relief, et il n'y aurait point de coupe après iéu.
I. Dans les autres ex. j'ai maintenu ou restitué une ponctuation conséquente, marquant d'une virgule chaque coupe, n'usant pas de virgule quand il n'y a pas de coupe.