LES COMPLÉMENTS
§ 409. — Pour la commodité de Texposition, j'ai traité ensemble §§ 67-93 des pronoms régimes et des adverbes pronominaux dont l'un au moins, « y », fonctionne plutôt comme complément.
De même j'indiquerai ici que notre langue connaît la tournure prédicative du type fr. « les larmes lui coulent faciles » (v. M.-L., t. m, § 399) : camino siau « chemine tranquille » {Nerto, c. i^ p. 66) ; Caminavo gréu, autiirous « il marchait gravement, hautain » {Nerto, c. iv, p. 20e) ; Nerto s*avanço pavourouso « Nerte s'avance avec appréhension » (c. VI, p. 280). Plus usitée encore, dans le même sens, est la tournure par l'adjectif, placé entre deux coupes, s'accordant, comme dans les exemples qui précèdent, avec le nom auquel il sert de complément :
Complément du sujet :
Ventour que, vénérable, aubouro Subre li mountagnolo amatado souto eu Sa blanco tèsto fin-qu'is astre
« le Ventour ' qui, vénérable, élève sur les montagnes
I . Sic au texte. Le Ventaux des cartes françaises correspond mal aux dérivés prov. ventoureso « vent du N.-E. soufflant du Ventour sur la Provence », dim. Ventouret « chaînon du Ventour ».