ADJECTIFS DÉTACHÉS
blotties au-dessous de lui sa blanche tête jusqu'aux astres » (M/V., c. III, str. 24) ;
que l'orne es bèsti
D'ana, crudêu, gasta lou vièsti Qu\ufanous, èro tra subre l'osso di mount
« que l'homme est bête d'aller, cruel, gâter le vêtement qui, superbe, était jeté sur l'ossature des monts » (^CaL, c. VII, p. 300);
Quand toat-d'un-cop, magnifico, au recouide Aparèis dins soun plen l'antico Vieno
« quand tout à coup, magnifique, au tournant apparaît dans son plein l'antique Vienne » {Rose, c. 11, 1. xvii, p. 44) ;
Mai li batèu de Mèste Api an, rapide, Avien déjà fila
« mais les bateaux de maître Apian, rapides, avaient déjà
filé » {Rose, c. m, 1. xxvi, p. 68); autres ex. dans
Nerto, proul., p. 8, c. ii, p. G(), 76, 82, 120. Complément du régime :
E Benezet, levant sa dèstro, L'avié déjà, soiilenno e mèstro, Mougudo en crous pèr benesi
{Nerto, c. Il, p. 116) « et Benoît, levant sa main droite, l'avait déjà, solennelle et dominatrice, agitée en croix pour bénir » ;
Vaqui, célèbre, Lou Toumbèu de Pilato que pounchejo
{Rose, c. II, 1. XVII, p. 44) « voilà, célèbre, le tombeau de Pilate qui dresse sa pointe ».
i66 cnAP. VIII : les compléments §§ 109, iio
Ikaucoup des tournures précédentes sont au moins très osées en traduction française.
§ 110. — Le complément est souvent constitué par un groupe de mots comprenant une forme verbale et indiquant l'instrument, le moyen, le but, des circonstances diverses ; voici les tournures les plus usitées à cet effet :
Infinitif précédé d'une préposition. Le prov. n'admet guère à cet emploi que pêr et sènso, qui s'emploient comme fr. pour et saits^ puis aprêSy avans, davans et entre, tre.
On dit après avé (ou agué) parla « après avoir parlé », etc., mais parfois après s'emploie avec un inf. au présent, ex. après ditia « après avoir dîné, après mon (ton, son, etc.) dîner », après plbure «après la pluie, litt. après pleuvoir ».
Avans dina, parti, monri « avant de dîner, partir, mourir », mais généralement avans s'emploie suivi de de (c'est le procédé le plus usuel, particulièrement devant le parfait, « avoir » -|- part, pass.) ou de que, plus rarement de que de, ex. Mir., c. i, str. 7 avans quèstre au mas, ex, str. 38 avans quèstre viorto, c. 11, sti. 32 ava?ts que d^èstre en gàbio, Genèsi, L, 16 avans que de mourî. Davans est plus rare, ex. Mit., c. i, str. t^i^^^ Davans que tourna dins nàsti vilage.
Entre, tre ' admet un régime entre la prép. et l'inf. : entre veni, tre vent « aussitôt venu, à mon (ton, son, etc.) arrivée », entre vira lou cantoun « aussitôt le coin tourné », entre avé dina « aussitôt après dîner », entre parti « aussitôt parti, dès le départ », entre parèisse « dès qu'il (ou elle) parut, dès qu'ils (ou elles) parurent », entre se leva f< au
I I. Entre <^ inter ; pour le sens, cf. vpr. entro « jusqu'à »<[ interhoc. Tic provient d'une coupure dans laquelle on a confondu la première ' syllabe de entre avec la prép. en ; cf. vpr. tro à côté de entro.