‹ Essai de syntaxe des parlers provençaux modernesChapitre 74 sur 139 · Bonaparte · texte numérisé non relu

Bonaparte

Aquel inressaciable de counquisto Que, nous envertouiant à sa fourtuno, Nous avié fa tant liuen tibia la guèto E tant de tèms estrassa la cartoucho, Que tant de couscricioun i chapladisso Eu avié coussaia

I. Cette confusion doit avoir favorisé l'emploi de que seul pour exprimer des rapports aussi divers que dans les ex. suivants, où le rapport n'est clair que parle sens général delà phrase : i tèms que parle « en ce temps-là w (Nerto, c. v, p. 262), litt. « aux temps que (c.-à-d. dont) je parle»; lou repas que se dor « le repas où l'on dort » (Mir.^ c. I, str. 27) ; Au Vacarés, que soun nascudo « au Vacarés, où elles naquirent » (Mil'., c. iv, str. 32); i' a 'no draio Que res se douto (Nerto, c. i, p. 62) « il y a un chemin dont personne ne se doute »; dôu camin ^w'èro vengu (Genèsi, xiii, 3) « par le chemin par lequel il était venu »; pèr quant au larrounice que m'acuses (Genèsi, xxxi, 32) <( quant au larcin dont tu m'accuses » ; périg. lou che que t'ai parla « le chien dont je t'ai parlé », lou sendaréu que soun vengus « le sentier par lequel nous sommes venus »,

lou, la drolo d'un rèi que coumando lous rèis. Que lou uoum aus mourtaus fai 'no pôu sens parièro (R. Benoit, BP 1912, p. 218) « Moi, la fille d'un roi qui commande les rois Et dont le nom remplit les mortels d'épouvante »; vel. un

coutelas que l'aguèro coupât lou nas (Cordât cité § 138); toul. uno

ensalado Que laissabo le goust del fens ^w'èro femado (Vestrepain, p. 3 1) « une salade qui laissait (à la bouche) le goût de l'engrais avec lequel elle avait été fumée »; cf. vpr. Celh que (pour cui) d'amor non cal (Schultz-Gora, § 199). Mais ces extensions de sens peuvent se produire sans qu'une confusion soit intervenue : Aire, qui distingue que conjonction de qui pron. rel., dit p. ex. l'ômi qui parle « l'homme dont il parle ».

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