DIALECTES
dans les Arènes le sacrifice inconscient du noir taureau, dieu qui, joyeux, dissipes l'ombre, dieu dont l'autel, sur une rive inconnue, est aujourd'hui désert, et dont le rite est abandonné dans l'oubli, moi barbare, moi le dernier peut-être de tes fidèles, je veux offrir sur ton autel, prémices de ma félicité, ma nuit de noces ! »
§ 121. — Les tournures a et (^ sont usitées dans toute la Provence proprement dite, y compris Nice et la marche nimoise, jusqu'à Montpellier et Lodève et même plus loin vers l'ouest, particulièrement en Ségala et en Agenais, ex. mtp. la fenna que t as dounat de pan « la femme à qui tu as donné du pain », l'ome que nen parle « l'homme dont je parle » (Lamouche, p. 93), un paniè que f a dous pans dedins « un panier contenant deux pains » (^Sant Roc, a. II, se. VII, p. 89); ség. un pijoun fabard que soun col, 5^5 alos e ^â^ coueto d'un blound cendrous lusissîu coumo de mirais Qanet, p. 4) « un pigeon ramier dont le cou, les ailes et la queue- d'un blond cendré luisaient comme des miroirs » ; Villeneuve-sur-Lot La migo que ié teniôs tant « la mie à qui tu tenais tant ' » ; Agen mourisquèt à Autos-Fajos, que soun fil Maximilian w'èro curât « il mourut à Hautefage, dont son fils MaximiUen était curé ^ ».
monuments du culte de Mithra. A Arles le corps du dieu est entouré d'un grand serpent, et sur les vêtements sont figurés aussi les signes du Zodiaque (note de Mistral, Rose, p. 345).
1 . Andrîu del Sourelh, Ouros cV amour, Toulouso, à la Terra d'Oc, 1910, p. 228; sur la localisation du langage employé dans ce livre v. mon compte-rendu dans RLR 1912, p. 417.
2. GS 1907, p. 50, notice sur Cortète de Prades signée L. G. D. G., initiales de La cigalo de Garouno, titre du felihre majoiiraii Charles Ratier, Agenais. Cf. Montluc : un gentilhomme que son père avait vendu tout le bien qu'il possédait (cité par Lanusse, p. 446). Montluc, né à Condom, se retira dans sa terre d'Estillac (à 7 kil. au S.-O. d'Agen). Ce trait ag. voisine dans ses écrits avec le que énonciati f