‹ Essai de syntaxe des parlers provençaux modernesChapitre 91 sur 139 · IMPARFAIT SUBJONCTIF · texte numérisé non relu

IMPARFAIT SUBJONCTIF

plur. et aux i. et 2. p. sg. les deux types (v. Chab., p. 284 et Daniel, p. 60, 63, (iG^ 69, 72, 76).

En Béarn les deux types existent au complet : i^"" cantêssi et cantàssi, canîêsses et cantasses, etc., henôussi. benousses, benousse, -em, -et s --et, -en, bastïssi, bastisses, etc.. ; 2^ cantèri, cautères, etc., benôuri, benoures, benoure, -em, -ets - -et, -en, bastîrî, bastîres, etc.. . Tous deux sont paroxytons à toutes les personnes; ils ne se distinguent dans la forme que par -ss- ou -r- et, pour la conjugaison à inf. -a, par l'absence de variante en -a- au second type. Le premier peut être employé dans tous les cas d'emploi de l'impf. subj. indiqués jusqu'ici. L'emploi du second est plus limité, mais outre les cas où il a la fonction d'impf. subj., il empiète sur le domaine du conditionnel (vpr. chantaria, vendria, bastirid) cantari - canteri, beneri, bastiri, -es, -é^ -em, ets --et, -en (oxyton à toutes les personnes). Pour exprimer une condition proprement dite on emploie l'impf. ind. ouïe premier type d'inipf. subj., ex. si boulet (ind.), que beneret ^ « si vous vouliez, vous vendriez », pèr chic qui abousse (subj.) mile liures, que bastiré « pour peu qu'il eût mille francs, il bâtirait ». Le second type d'impf. subj. est employé, presque à l'exclusion de toute autre forme verbale, dans des cas qui sont pour ainsi dire à la frontière entre l'impf. subj. et le conditionnel, et spécialement quand il s'agit d'une possibilité ou d'une supposition :

Que-s décida d'ana bede lous couneguts Dab l'ahide que Ihèu quaucu que Yembitêre ^

1. Les ex. donnés sans référence sont dus au félibre béarnais Aug. Lacaze, qui me les communique par l'obligeant intermédiaire de M. Camelat.

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