RES E TE
après un état de mal provoque, même à dose très faible, des convulsions généralisées intenses qui se terminent parfois en quelques minutes par la mort. Ces résultats n’ont pas été retrouvés par Pacxrez dans tousles cas et l’on peut conclure :
1° que d’une façon énérale, le taux des principaux constituants du liquide céphalo-rachidien n’est pas modifié chez lPépileptique ;
20 que la toxicité de ce liquide est beaucoup moins intense et aussi beaucoup moins souvent rencontrée que la toxicité du sérum.
Ces conclusions négatives infirment donc la théorie qui tend à rattacher l’épilepsie à des modifications bio-chimiques du liquide céphalo-rachidien.
Les perturbations mécaniques du liquide doivent à priori retentir considérablement sur l’encéphale, soit par des troubles de la pression intra-cranienne, soit par des modifications importantes de la circulation et de la répartition normale du hquide.
SALMON considère que l'hypersécrétion céphalo-rachidienne et son corollaire immédiat, l'hypertension intra-cranienne, constituent le facteur pathogénique prépondérant en matière d’épilepsie essentielle. Des arguments cliniques viennent plaider en faveur de cette théorie. On peut attribuer, en effet, les crises d’épilepsie constatées au cours des tumeurs cérébrales, à une compression localisée, et l’on sait que l'énorme valeur localisatrice des crises jacksonniennes au cours des tumeurs cérébrales n’existe plus lorsque la tumeur a créé une hypertension intra-cranienne notable.
ErsBerc et Pick expérimentant sur le chat ont constaté que l’essence d’absinthe provoquait plus facilement des convulsions lorsque la pression intra-crânienne était augmentée, soit par des injections intra-craniennes ou intra-rachidiennes de vaseline ou de parafline, soit par une injection intra-veineuse d’eau distillée. Inversement, l'injection intra-veineuse de solution hypertonique diminuait la susceptibilité de Panimal à l’essence d’absinthe.
Pour Luigi Mori, les modifications de la pression du liquide céphalo-rachidien observées chez les épileptiques consistent en une augmentation permanente de cette pression