‹ Essai de traitement de la migraine et de l'épilepsie par les solutions hypertoniques. Étude clinique et expérimentaleChapitre 78 sur 86 · I. — Sujets non épileptiques · texte numérisé non relu

I. — Sujets non épileptiques

1° M. 38 ans. Démence précoce.

pH urinaire initial : 6

20 minutes après injection de 20 centimètres cubes de sérum salé hypertonique à 20 %, pH — 6,6, :

24 heures après, pH = 6,8.

20 G. 84 ans. Démence sénile.

pH urinaire initial — 6,6.

20 minutes après 20 centimètres cubes de sérum salé hypertonique à 20 %, pH = 5,8.

24 heures après, pH = 6,4.

90 G. 2, 27 ans. Démence précoce catatonique.

pH urinaire initial — 6,2. ;

20 minutes après injection de 20 centimètres cubes de sérum salé hypertonique à 20 %,, pH = 6,8.

49 V, 42 ans. Psychose hallucinatoire chronique.

pH urinaire initial — 6,4.

20 minutes après l’injection de 20 centimètres cubes de sérum salé hypertonique à 20 %, pH = 6,4.

24 heures après, pH = 6,6.

99 L. 40 ans. Paralysie générale.

pH initial = 6,2.

20 minutes après injection de 20 centimètres cubes de sérum salé hypertonique à 20 %, pH = 7,2,

24 heures après, pH = 7.

60 G. 3. Démence précoce.

pH initial — 6,6.

20 minutes après injection de 40 centimètres cubes de sérum salé hypertonique à 20 %, pH = 6,2.

24 heures après, pH — 7.

76 P. Démence précoce.

pH initial — 7,4.

20 minutes après injection de 40 centimètres cubes de sérum salé hypertonique à 20 %, pH = 7,4.

24 heures après, pH — 7,4.

80 C. 21 ans. Arriération mentale.

pH initial : 6,4.

20 minutes après injection de 20 centimètres cubes de sérum salé hypertonique à 20 %, pH = 6,6.

24 heures après, pH — 6,2

90 ©. 60 ans. Démence organique. Aphasie.

pHinitial — 7,4.

20 minutes après injection de 20 centimètres cubes de sérum salé hypertonique à 20 %, pH = 7,2.

24 heures après — 7,4.

IT. — Sujets épileptiques

1€ F. 36 ans. Epileptique à crises rares.

pamital— 5,4:

24 heures après injection de 40 centimètres cubes de sérum. salé hypertonique à 20 %, pH = 7,2.

pH initial = 7.

20 minutes après injection de 40 centimètres cubes de sérum salé hypertonique à 20 %, pH = 6,8.

pH initial = 5.

20 minutes après injection de 40 centimètres cubes de sérum salé hypertonique à 20 %, pH = 7.

Buvar 8

pH initial = 5,4.

20 minutes après injection de 40 centimètres cubes de sérum salé hypertonique à 20 %, pH = 5,4.

pH initial — 5,4.

20 minutes après injection de 40 centimètres cubes de sérum salé bromuré à 10 % de chlorure de sodium et 10 % de bromure de sodium, pH = 4.

pH initial — 4,2.

20 minutes après injection de 40 centimètres cubes de sérum salé bromuré à 10 % de chlorure de sodium et 10 % de bromure de sodium, pH = 7.

pHanitials=,7.

20 minutes après injection de 40 centimètres cubes de sérum salé hypertonique à 20 %, pH = 7.

pH initial = 7.

20 minutes après injection de 40 centimètres cubes de sérum salé bromuré à 10 % de chlorure de sodium et 10 % de bromure de sodium, pH — 7.

DORA 7e

pH initiai = 7,4.

20 minutes après injection de 40 centimètres cubes de sérum salé hypertonique à 20 %, pH = 7.

DH'uutial ="00.

20 minutes après injection de 40 centimètres cubes de sérum salé bromuré à 10 % de chlorure de sodium et 10 % de bromure de sodium, pH — 7.

On voit que chez les sujets non épileptiques chez lesquels nous n'avons employé que le sérum salé hypertonique à 20 %, nous avons observé 20 minutes après l’injection :

4 hausses ; 3 baisses ; 2 absences de variation.

24 heures après, une mesure n’a pas été faite ; parmi les 8 autres, nous notons :

4 hausses ; 2 baisses :

2 absences de variation.

Les chiffres, d’ailleurs, sont capricieux et en aucun cas, comparables les uns avec les autres.

Chez les sujets épileptiques, nous avons employé 6 fois, le sérum salé hypertonique à 20 % et 4 fois le sérum salé bromuré à 10 % de chlorure de sodium et 10 %, de bromure de sodium.

Avec le sérum salé simple, nous avons observé 2 hausses, 2 baisses, et 2 absences de variation. Avec le sérum salé bromuré, nous avons observé 2 hausses, 1 baisse et 1 absence de variation. Chez ces malades, aussi, nos chiffres sont capricieux, irréguliers. Les résultats chez les épileptiques et chez les non épileptiques sont tout à fait comparables et l’on peut conclure que si l’emploi des solutions hypertoniques salées ou bromurées retentit sur le pH urinaire, leur action est extrêmement variable d’un sujet à l’autre dans les conditions, du moins, de notre expérimentation. Nous avons tenu, d’ailleurs, à rester dans les conditions les plus semblables possibles à celles dans lesquelles nous nous étions placés pour notre expérience thérapeutique.

Action sur la formule leucocytaire I. — Sujets non épileptiques Chez ces sujets, on n’a employé que le sérum salé hyper-

tonique à 20 %, à la dose de 20 centimètres cubes. 19 V. 32 ans. Délire systématisé.

Avant 20 minutes l'injection après l'injection Polynuciléaires neutrophiles.... 55 66 == éosinophiles .... & 1 — basophiles....... 0 1 MOnonuCléAiTes eee. 31 26 Formes de transition ........ 10 3

20 L. 40 ans. Paralysie générale.

Avant 20 minutes l'injection après l'injection Polynucléaires neutrophiles.... 65 53 — éosinophiles ... 3 5 — basophiles ..... 1 2 MOnonucClEnire ee 29 34 Formes de ‘transition L... 4 2 6

30 M. 38 ans. Démence précoce.

Polynucléaires neutrophiles.... 49 43 — éosinophiles ... 3 5 — basophiles ...... 0 1 MonCnnicléaires ee CREER 45 43 Formesidestransihon,/". 2: 3 8 40 G. 84 ans. Démence sénile délirante.

Polynucléaires neutrophiles.... 63 70 — éosinophiles 1 0 — basophiles ..... Î 1 Monpoucléaares et ete ee 25 24 Formestde transition, 4.7. 5) 5

59 G. 2. 27 ans. Démence précoce catatonique.

Polynucléaires neutrophiles.... 60 52 — éosinophiles ... 1 ni — basophiles ..... 1 0 Mononucléaiesé = mn. SE OR 34 Formes de transition ........ 6 10

IT. — Sujets épileptiques

10 E. 11. 40 centimètres cubes de sérum salé hyperto-

nique à 20 %.

Avant 24 heures après s Polynueléaires neutrophiles..,..., 72 65 = éosinaphiles ...... D 3 — DasDpAUES 070 1 d MODUCIÉAITER A RS RE Re 18 Pas Formes de Transition... & 6

20 E. 19. 40 centimètres cubes de sérum salé bromuré à 10 % de chlorure de sodium et 10 % de bromure de sodium.

Avant 24 heures après Polynucléaires neutrophiles....... 65 69 = éosinophiles ...... 2 3 — ERSO DHEA. e. 0 0 Mononueléiren Rien nr dencre 32 26 PormesidetransitiOn. 2... 1 2

39 E. 25. 40 centimètres cubes de sérum salé bromuré à 10 % de chlorure de sodium et 10 % de bromure de sodium.

Avant 24 heures après Polynucléaires neutrophiles....... 71 76 —- éosinophiles ...... & & — basopliles. 0 0 Mononuclédires 2.2 en 42 19 Formes dettransition..... 1"... 6 il

49 KE. 26. 40 centimètres cubes de sérum salé bromuré à 10 % de chlorure de sodium et 10 % de bromure de sodium.

Avant 24 heures après Polynucléaires neutrophiles....... 52 67 — éosinophiles ...... 3 2 — basophiles ee rer 0 0 MOnOonNCleAITE ER PT ER Re ee 45 29 Formes de transition ........... 0 2

59 E. 28. 40 centimètres cubes de sérum salé bromuré à 10 % de chlorure de sodium et 10 % de bromure de sodium.

Avant 24 heures après Polynucléaires neutrophiles....... 50 66 = éosinophiles ...... 2 1 — DAsODDIIES RER EEE 0 0 Momomticléairese rer ue 43 33 Formes de transition... 7... 6) 0

60 E. 34. 40 centimètres cubes de sérum salé bromuré à 10 % de chlorure de sodium et 10 % de bromure de sodium.

Avant 24 heures après Polynucléaires neutrophiles....... al 67 — éosinophiles ...... 2 & — basophiles = "7" cr 0 0 Mononueléaires "Eee cire 20 25 1 k

‘Formes de transition ..........,

On voit que chez tous les sujets non épileptiques qui ont reçu du sérum salé hypertonique à 20 %, les variations de la

formule leucocytaire sont souvent importantes et cela, très rapidement après l’injection, mais ces variations sont capricieuses et varient de sens d’un sujet à l’autre.

Chez les sujets épileptiques, les variations observées sont plus comparables, elles tendent toutes dans le sens de la polynucléose, sauf chez 2 malades dont l’un avait reçu seulement du sérum salé hypertonique à 20 %, l’autre ayant reçu du sérum salé bromuré. Quoi qu'il en soit, les résultats sont trop peu nets et trop contradictoires pour qu’on puisse tirer aucune conclusion positive ou négative de ces expériences. Nous remarquerons seulement en passant que les variations observées dans quelque sens que ce soit sont, en général, relativement importantes.

Action sur la formule sanguine EL. — Sujets non épileptiques

19 G. 3. Démence précoce. 40 centimètres cubes de sérum salé hypertonique à 20 %.

Avant 20 minutes après LU a a 0 ME 4.124,000 4.182.000 LeUCOL YEN 0e ER ARER 7.800 7.200

{à L Lé ® x Là 2t P. Démence précoce. 40 centimètres cubes de sérum salé hypertonique à 20 %.

| Avant 20 minutes après PTODANER AN rsrat Tune 1.303.000 4.508.000 LES LER, AL RSR 6.400 11.400

39 D. Démence organique. 60 ans. 20 centimètres cubes by n 4 r à > À (a) de sérum salé hypertonique à 20 %,.

Avant 20 minutes après HéDALISS en TARN 5.968.000 k.022.000 LOUVO EN ter PNA ee ».800 6.400

49 €. Arriération mentale. 21 ans. ; 20 centimètres cubes de sérum salé hypertonique à 20 De O0:

Avant 29 minutes après »

HéMALEN SR, LP k.324.000 4.306.000 sn Te à De CS AT Va 7.800 10.600

IT. — Suyets épuleptiques

19 E. 5. 40 centimètres cubes de sérum salé hypertonique

: Avant 23 heures après LS a CE CR ER LE RER 3.188.000 3.764.000 Ééocacytest. same man pr 13.800 14.600

20 E. 6. 40 centimètres cubes de sérum salé hypertonique à 20 %.

Avant 24 heures après FLéMAMeS A LR EE ee cote 2.148.000 3.592.000 LIORTGOCN TES RM NE te 5.200 5.600

30 E. 8. 40 centimètres cubes de sérum salé bromuré à 10 % de chlorure de sodium et 10 % de bromure de sodium.

Avant 24 heures après ÉÉTRATIES per een 4.232.000 4.028.000 TeLCOC VERS Eee Rene 6.200 6.400

40 E. 11. 40 centimètres cubes de sérum salé hypertonique à 20 %.

Avant 24 heures après Hémaes ere MR 3.036.000 4.240.000 DEUCOLMÉES ES EC e Lt * 6.600 4.000

50 E. 13. 40 centimètres cubes de sérum salé bromuré à 10 %, de chlorure de sodium et 10 % de bromure de sodium.

Avant 24 heures après Hénraties er ere Ris 3.836.000 4.704.000 DeUCOCMIES A Er Ce er 5.600 9.800

60 F. 40 centimètres cubes de sérum salé hypertonique à

‘ Avant 24 heures après Hématies eee Ne 3.900.000 4.040.000 Deucocytes Arme eRennres 5.400 6.400

70 E. 20. 40 centimètres cubes de sérum salé hÿpertonique à 20 %.

[ Avant 24 heures après

Hémma es ee CE et eee 3.956.000 3.928.000 Peucocyites cm rer 8.000 12.400

80 E. 19. 40 centimètres cubes de sérum salé hypertonique bromuré à 10 % de chlorure de sodium et 10 % de bromure de sodium.

Avant 24 heures après ÉTÉMAA LORD rer men 3.928.000 4.464.000 LÉ GCYÉER Cr ete see A 5.600 9.600

90 E. 24. 40 centimètres cubes de sérum salé bromuré à 10 % de chlorure de sodium et 10 % de bromure de sodium.

Avant 24 heures après Hématies th 22-20 rore &.004.000 &.372.000 Treucocvies. rene cc 5.800 10.600

19 E. 25. 40 centimètres cubes de sérum salé bromuré à 10 %, de chlorure de sodium et 10 % de bromure de sodium.

Avant 24 heures après FHéMAtLeS AREA RARE Tan 4.440.000 4.992.000 Deucocytes enr rire ee: 6.000- 4.400

119 E. 26. 40 centimètres cubes de sérum salé bromuré à 10 %, de chlorure de sodium et 10 % de bromure de sodium.

Avant 2% heures après FHÉDA TIRE ET es ou 4.112.000 3.620.000 DeutOoN tar rare ere 6.200 5.000

12: E, 28. 40 centimètres cubes de sérum salé bromuré à 10 % de chlorure de sodium et 10 %, de bromure de sodium.

Avant 24 heures après HOMO LEE Da ENS € RENE 4,072 .000 4.372.000 Ceucooy tes As or es 6.400 10.200

13 E. 27. 40 centimètres cubes de sérum salé hypertonique à 20 %.

Avant 24 heures après HERMANN AT ET na 3.440.000 4.908.000 LIOUNOCVEOS Don eee 4.000 6.000

140 E. 29, 40 centimètres cubes de sérum salé bromuréà 10 %, de chlorure de sodium et 10 %, de bromure de sodium.

Avant 24 heures après Heématies rome orme 3.384.000 3.704.000 LÉUOOCYÉES:. En PMP MT Me Er 6.000 12.200

159 E. 34. 40 centimètres cubes de sérum salé bromuré à 10 % de chlorure de sodium et 10 % de bromure de sodium.

Avant 24 heures après PORTES Sn ete un 3.680.000 4.440.000 IE RIRE DRE 4.200 6.600

Nous avons donc expérimenté chez 4 sujets non épileptiques, nous avons observé 3 augmentations du nombre des hématies, la plus forte que nous ayons enregistrée est de 200.000, et une fois, une baisse de 18.000 hématies au millimètre cube. Le nombre des ieucocytes a décru une fois de 7.800 à 7.200 ; 3 fois, il a augmenté, la plus forte hausse observée est de 5.000. Ces chiffres tendent à prouver :

19 La rapidité d’action du sérum salé hypertonique. En effet, 1ls ont tous été observés 20 minutes après l'injection.

20 Le fait que l’action sur le nombre des feucocytes n’est pas liée à celle sur le nombre des hématies. En effet, notre 4e malade subit une baisse de 18.000 hématies, alors que le chiffre des leucocytes augmente de 2.800.

On peut donc conclure que chez le sujet non épileptique, le sérum salé hypertonique agit vite et que son action n’est pas due aux modifications de concentration du sang qu'il est capable d’entraîner.

Chez les 15 sujets épileptiques sur lesquels nous avons expérimenté, nous avons observé 12 fois des augmentations du nombre des hématies allant de 140.000 à 1.468.000 et 3 fois des baisses de ce chiffre allant de 28.000 à 500.000.

Pour le nombre des leucocytes, nous avons observé 12 hausses allant de 200 à 6.200, et 3 baisses allant de 1.200 à 2.600. Il est à remarquer, d’ailleurs, que chez une malade seulement, on a noté à la fois une baisse du nombre des hématies, et une baisse du nombre des leucocytes. Ces résultats ont été observés 24 heures après l'injection de sérum salé bromuré. On peut faire, là aussi, la même remarque que pour les sujets non épileptiques : la non proportionnalité des variations du nombre des leucocytes et hématies observées chez le même sujet, démontre que le sérum hypertonique agit sur la formule sanguine par un autre processus que ceiui des variations de concentration.

Nous avons tenté de comparer, dans un tableau synoptique, les résultats expérimentaux obtenus aux résultats cliniques que nous rapportons plus haut.

Le EE LS à 2 IA 2 D RE D DE EN RE

Malades Résultats Hématies Leucocytes Re ann [DS Amélioration des crises pendant le traite- MEN DR date NU. RATS. NS Hausse moyenne [Hausse moyenne F6 Amélioration du caractère seul ......... Hausse forte Hausse faible NE) Ééhéch SM Rs RE SE Baisse forte Hausse faible Faent HCheECA ET ae Re RASE pdt Hausse forte Baisse forte E:13 Amélioration des crises et du caractère ../|Hausse forte Hausse forte F: Pasttraitéerégulièremente et Mme Hausse faible Hausse moyenne E. 20 ÉCHECS ÉD PR ARR NP AS PRE Baisse faible Hausse forte E. 19 [Diminution des crises. Disparition des troubles du caractère. Sortie ......... Hausse moyenne | Hausse forte Er 24 Amélioration des erises et du caractère ../[Hausse moyenne | Hausse forte BEEN A FETE VAIO RRERRENE REN SREAEE Hausse moyenne [Baisse forte ER20e A EEra Va tion TE ES PR ERRER Baisse très forte [Baisse moyenne HRa28 Amélioration des cerises et du caractère DU DOLANICENES aa = Eee CRE Hausse faible Hausse movenne E. 27 [Amélioration des crises seules .......... Hausse très forte [Hausse moyenne E. 29 [Diminution des crises äe 50 %, Disparition cles troubles du caractère .......1:.... Hausse faible Hausse très forte E. 34 Augmentation lécère des cerises. Amélio- Val ER TAOTOrE APR SC NN ENS Hausse moyenne |flausse mbvrenne

Le tableau ci-dessus met en évidence que tous les résultats thérapeutiques favorables obtenus correspondent à des hausses simultanées du chiffre des hématies et des feucocytes. Pour tous les échecs, au contraire, on constate une baisse importante, soit des leucocytes, soit des hématies. La lecture attentive du tableau précédent peut même suggérer l’idée que les variations leucocytaires seraient plus particulièrement en rapport avec les variations du nombre des crises tandis que les variations du nombre des hématies seraient Hées aux troubles du caractère. Mais ce ne saurait être là qu'une pure hypothèse, le nombre des malades sur lesquels nous avons expérimenté est trop faible pour qu’on puisse faire une supposition aussi difficile à vérifier expérimentalement.

Quoi qu'il en soit, l’action du sérum hypertonique sur la formule sanguine nous paraît être un élément de pronostic sur ce qu’on peut attendre chez un malade donné du traitement régulier par les solutions hypertoniques.

Aetion sur la résorption de l’eau injectée par voie intradermique

Nous avons soumis tous nos sujets à 3 épreuves. Au cours de la première, on injectait 1/10 ce. d’eau distillée dans le derme de la peau de l’avant-bras, et l’on observait le temps mis par la papule ainsi réalisée à se résorber. À quelques jours d'intervalle, on pratique la deuxième épreuve : même technique que pour la première, mais, en même temps que l'injection intra-dermique, on pratique une injection intraveineuse de 40 centimètres cubes de sérum salé hypertonique à 20 %,. Quelques jours après, encore, on pratique une troisième épreuve. On injecte d’abord, par voie intra-veineuse, 40 centimètres cubes de sérum salé hypertonique à 20 ©, et une demi-heure après seulement, on pratique l’injection intra-dermique de 1/10 centimètre cube d’eau distillée.

19 A..., 23 ans. Convalescent d’oreillons.

10NEDreuver Dre TENTESOLD OMR eee eee ce 1 heure 2e épreuve :{ Le sujet n’a pu recevoir que 10 cc. de sé-

rum salé hypertonique à 20 %). Durée de résorption......... 1 h. 30 A MGPrEUVe M DUTÉEMTE TÉSOTPEION sers lete ee ve poele 2 heures

20 B..., 19 ans. Convalescent d’oreillons.

Actépreuve:: Durée de résOrpHON 0.0... eee 2 h.

2e épreuve LTD à LIN AE ES AN RCE PORN TE JA CVS 1 h. 40

3e épreuve RENE de ren tin trs sh oi 24h00 30 C.., 23 ans. Convalescent d’oreillons.

4re%épreuve. :-Durée/derésorption «#5. 1% 4... .400 Me, il

2e épreuve ER er PR NS De 1 DIE (ne

3e épreuve RS NS ALT de 2 h.

40 G..., 21 ans. Convalescent d’oreillons.

1re épreuve : Durée de résorption ................. 2 }.

2e épreuve net on a to PROS th:

32 épreuve EN Ce ACTE 19h95 50 L.., 21 ans. Convalescent d’oreillons.

1re épreuve: Durée de résorption......:........,... Fan

PE — N'a pu être pratiquée.

3e) |— DureesdelresotDUOn ER PRET 2h50

60 P.., 20 ans. Convalescent d’oreillons.

{te épréeuve : Durée derreésorption. , 1.7

2e — 4 AN SUR e OP TRE 1 h.

3e re 2 a

Il est à remarquer que chez ces 6 malades, la 3€ épreuve a été faussée. En effet, ces malades qui s’étaient prêtés docilement à la 2€ épreuve, ont été incommodés par la sensation salée dans la bouche produite par le sérum et par la soif qui s’en est suivie ; aussi, lors de la 3€ épreuve, et ce, malgré l'interdiction qui leur en avait été faite, ils ont bu, en quelque sorte préventivement des quantités considérables d’eau pendant la durée de l'expérience.

70 P..., 24 ans. Dépression mélancolique.

41% épreuve 4 Durce.ds/résorphod "ne 2 h. 30 2e — D M ER or nn Dee QUE 1 h. 45 39 — 2. 004 VMS EE TS Te sn eert {-h..25 8° B.., 45 ans. Paraphrénie.

17e épreuve: Durée de résorption. ........ 0 h. 57 28 — A NON PAR moins de 0 h. 52 3e —— SF COLE TERRE 0 h. 09 90 G..., 29 ans. Démence précoce.

Lrotéprouve: Dur Te FOSOPDUON EE An 15h:

28 — Ne AS AN ST AR OT Q h. 40 39 ne À Lie ME dr LT MER OR CAR Te 0 h: 33

109 D..., 40 ans. Psychose hallucinatoire chronique.

{re épreuva: Durée de.résorption. ..,.,.,:........4. 1 h. 02 28 — 0 D'ONES o: Ves ROMEO e 0 h. 24 3e — EN TC LU 0 h. 41 MATE ans. Paralysie générale.

LT EOS Paralysie g l 1r® épreuve: Durée de résorption. 24... ARRET 22 — er PET MO 90 à 0 h. 24 je —- TT et ot 0 h. 34 120 B..., 41 ans. Démence précoce.

Are épreuve: DuréeidesTÉSOrD One ren ner: 0 h. 41 29 — Ur CD Ne EUR 0 h, 40 3° a NN ET RTE RP € 0 h. 33

13° B..., 51 ans. Psychose hallucinatoire chronique.

AR prouve: Durée He TÉSOrDIION Lie ut der 24e. 4 2 h. 59

2° épreuve : ANRT TE TELE Meta 6 h. 18. Injection intra-dermique faite dans de mauvaises conditions.

JA ÉPrBEUVE : DITÉE AE TÉSOTDÉION . . …. ce semer see On: 12

140 T..., 31 ans. Démence précoce.

119 épreuve: Durée de résorption....:....,....:.... 0 h. 30

2e — Re ee PP DE AE 0 h. 20

3e = RES 0 RE rontl) e ele na:

159 D..., 32 ans. Psychose paranoïde.

Ars sepreuve TIRE dé TÉSOTDUON =. me. ce Ab eD

2e — Pas faite.

3° — Durée de résorption. moins de 0 h. 20 160 G..., 36 ans. Débilité mentale.

dtefépreuve Durée téSOrPHON. LE... eee. 10h59

2e == + AT ne or mel ONE 0 h. 33

3e — EL EER TS RM AO ART

Chez ces 16 patients, la 2 épreuve a donné 12 diminutions du temps de résorption dont la plus importante est de 1 heure 26 minutes, la plus faible, de 5 minutes. Une fois, elle n’a pu être pratiquée, une autre fois, elle l’a été dans de mauvaises conditions et donne un allongement de 3 h. 19 minutes, qui n’est pas interprétable. Une 3€ fois,on note un allongement de 30 minutes pour une épreuve pratiquée dans de bonnes conditions. Enfin, une 4€ fois, on n’a pas noté de variation.

En raison du fait que dans nos 6 premiers cas, la 3° épreuve a été faussée, nous mettons ces 6 premiers résultats à part. Les 10 derniers cas donnent 10 diminutions variant de 8 minutes à 2 heures 47 minutes ; il est à remarquer que c’est le cas n° 13 chez lequel nous nous sommes refusés à interpréter la 2€ épreuve, qui donne la baisse ia plus importante dans la 3e épreuve.

Nous avons vu plus haut les raisons qui nous font mettre

à part la 32 épreuve de nos 6 premiers cas. En effet, les cir-

constances ont fait que nous devons la considérer comme une sorte de contre-épreuve involontaire. Nos malades ont absorbé, durant cette 32 épreuve, des quantités considérables d’eau, certains même ont avoué en avoir bu plus d’un litre. Chez ces malades hydratés par voie ‘digestive pendant l'épreuve, nous notons des allongements par rapport à La 28 épreuve, d’au plus 60 minutes et d’au moins 25 minutes. Dans le cas n° 5 chez lequel nous n’avons pu pratiquer la 2€ épreuve, nous notons un allongement de 1 heure 50, par rapport à la première épreuve.

Nous pensons donc pouvoir conclure de ces résultats :

19 que l'injection intra-veineuse d’une solution hypertonique agit sur l’hydratation des tissus et ce, dans le sens d’une déshydratation rapide.

20 que cette action semble commencer dès que l’injection intra-veineuse a été pratiquée.

30 que cette action de déshydratation des tissus peut être, annulée par une absorption massive d’eau, par voie digestive.

Nous n'avons, malheureusement, pas pu, et nous nous en excusons, pratiquer ce test sur des malades épileptiques, pas plus, d’ailleurs, que sur des migraineux.

Ces résultats nous paraissent mettre en évidence une action nette et rapide des solutions hypertoniques en injection intra-veineuse sur le métabolisme de l’eau et l’hydratation des tissus. Nous verrons, d’ailleurs, au chapitre suivant quelles sont les conclusions pharmaco-dynamiques qui nous semblent découler de tous les résultats cliniques et expérimentaux que nous rapportons dans ce travail.

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