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. Une nouvelle tentative par le K.U.D.A. fait apparaître à la 3° injection une nouvelle poussée de température à 38,1 et une diarrhée séreuse.
Le K.U.D.A. est définitivement abandonné le 18 mars 1931.
Par conséquent, cette malade, qui avait toléré des doses importantes d'arsénobenzol, a présenté après une dose relativement faible de K.U.D.A. des accidents de pré-intoxication témoignant d'une mauvaise tolérance à chaque tentative de traitement.
Observation n° 2, — Pla... Lucienne, 20 ans. Svphilis asymptomatique découverte par l'examen sérologique du sang au cours d'une bartholinite suppurée. B.-W. :+++4+, Hecht :++4+%+, Vernes, 89, le 25 septembre 1931.
On institue immédiatement un traitement par injections bihebdomadaires de K.U.D.A. ; mais on doit cesser le 2{ octobre à la 8 piqûre — 4 gr. 830 de K.U.D.A., soit 1 gr. 05 d’'arsenic métal, — après 4 semaines de traitement chaque injection faisant apparaître un état nauséeux et même un vomissement le jour de la cessation de la série.
L'apparition des vomissements fut le seul signe de début d'intolérance.
Observation n° 3, — Bap... Jeanne, 24 ans. Chancre d’inoculation inconnu. Se plaint de céphalée nocturne typique. Présente une roséole discrète érythémateuse simple sur tout le corps, prédominant au flanc et sur la poitrine.
Pas de traitement antérieur.
B.-W. : + +++, Hecht : +++ +, Vernes à 125, le 4 juin 1931.
Après la première injection de K.U.D.A., la céphalée syphilitique avait disparu, mais à partir de la 3° injection, chaque piqüre est suivie d’une céphalée frontale présentant tous les caractères de la céphalée toxique, apparaissant environ une demi-heure après l'injection.
On cesse à la quatrième piqûre, alors que la roséole a déjà disparu, et on fait une série de novarsénobenzol bien supportée.
Cette malade, comme la précédente, a présenté une sensibilité spécifique au K.U.D.A., mais se traduisant uniquement dans ce cas par cette céphalée typique.
Observation n° 4. — Ham... Jeanne, 27 ans. Svphilis ancienne, début en mars 1926.
B.-W. : ++++, Hecht : + +++, Vernes à 29.
Traitée par une série très courte de novarsénobenzol, une série de bismuth et une série d’acétvlarsan. Pendant 4 ans, la ma'ade fait faire régulièrement des séries d'entretien au bismuth et à l’acétylarsan.
Revue le 10 décembre 1930, on ne relève pas de signe clinique de syphilis, mais :
BW. .——#, Hecht; +++; Verres, à 0,
ge
Le 12 décembre 1930, on fait une injection de 1 ce. de K.U.D.A. qui fit apparaître une céphalée bitemporale et occipitale quelques heures après la piqûre et même un léger étourdissement.
On refait 1 ec. le 15 décembre 1930 ; à la suite, nouvelle poussée de céphalée avant les mêmes caractères, s’accompagnant d'insomimnie le jour de piqûre et d’une légère lombaïgie.
On cesse le K.U.D.A. pour mettre la malade aux injections de bismuth soluble.
Le 7 et le 10 janvier 1931, une injection d'acétylarsan est très bien supportée, mais une nouvelle injection, le 14 janvier 1931, de 1 cc. de K.U.D.A. déclenche l'apparition, deux heures après la piqûre, d’une céphalée bitemporale avec étourdissements, douleurs lombaires et coliques sans diarrhée. Céphalée persistante, mais diminuée le lendemain,
Un examen du fond d’œil est négatif. On abandonne le K.U. D.A.
C'est la répétition des observations précédentes, mais ici nous soulignerons le fait que l'intolérance au K.U.D.A. est vraiment spécifique puisque notre malade a supporté antérieurement, sans aucun signe d'intolérance ni d'intoxication, plusieurs séries d'acétylarsan.
Pour nous en assurer, nous avons fait une injection de ce dérivé pentavalent, qui fut bien supportée, nous l’avons dit, alors que chaque injection de K.U.D.A. provoquait l’apparition de phénomènes toxiques.
Une autre observation analogue est celle-ci :
Observation n° 5. — Cors... Octavie. 23 ans. Syphilis diagnostiquée il y a 4 ans par un examen de sang à la suite d’une adénopathie suppurée de l’aine gauche de nature indéterminée.
Une seule série de novarsénobenzol a été faite, très bien supportée, après laquelle le B.-W. serait devenu négatif. Aucun traitement jusqu'à l'entrée.
Le 10 décembre 1930, on constate une éruption maculeuse pigmentaire sur tout le corps, particulièrement sur les faces latérales du thorax et sur les bras.
Adénopathie épitrochléenne, légère céphalée, amvgdales rouges et enfin B.-W. dans le sang : +-+++, Hecht : ++++, Vernes à 15.
Le 12 décembre, on fait 1 ce. de K.U.D.A. bien supporté. Le 16, on fait 3 ce. qui font apparaître une douleur spontanée de la région lombaire dans les heures qui suivent l'injection ; lombalgie diffuse sans point douloureux net à la palpation, ne s’accompagnant d'aucune modification des urines.
Dans la nuit : insomnie, céphalée bitemporale peu marquée, céphalée persistante le lendemain alors que la lombalgie diminue, quelques selles diarrhéiques apparaissent,
. On cesse le K.U.D.A., la malade est mise au bismuth, Trois in- Jections d’un sel soluble de bismuth.
Le 7 et le 10 janvier 1931, on fait 2? ce. et 3 cc. d’acétylarsan qui sont très bien tolérés.
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Un examen oculaire pratiqué le 12 janvier 1931 montra un fond d'œil normal.
e Une tentative de reprise du traitement par le K.U.D.A. — 1 cc. le 14 janvier — fait apparaître les mêmes symptômes déjà
observés.
Cette malade présenta donc une «-intolérance élective pour le K.U.D.A. » (M. Clément Simon), puisque la même dose d'acétylarsan ne produisit aucun des phénomènes toxiques observés lors des deux tentatives de traitement par le K.U. D.A.. Nous avons dit au début de l’observation qu'une série de novarsénobenzol avait pu être terminée il y a 4 ans sans incident.
D'autre part, nous avons tenté d'’injecter ce dérivé pentavalent à des malades qui présentaient déjà une intolérance polyarsenicale, aussi bien aux arsénobenzols qu'aux produits voisins du K.U.D.A., l’acétylarsan ou le Tréparsol, pour déceler une tolérance élective, pour le K.U.D.A., possible. ,
Dans un cas (observation n° 16, Bau...), la malade qui, à la 4° injection de novarsénobenzol (0 gr. 60), avait présenté une petite crise nitritoïde et une légère érythrodermie, supporta
6 gr. 210 de K U.D.A., dose égale à 4 gr. 05 de novarséno-
# Li LAC] . .
benzol, sans présenter de signes d'intoxication.
Dans trois autres cas, les malades dont les observations suivent étaient intolérantes à toutes les formes médicamenteuses de l’arsenic.
Observation n° 6 .— Verp... Eliane, 19 ans. Syphilis remontant à juillet 1929. Traitée régulièrement tout d’abord par que'ques injections de cyanure de mercure, suivies de quatre injections bien supportées de novarsénobenzol : 0.15, 0.30, 0. 45 et 0.60. Puis pas de traitement jusqu’au mois de mars 1930 où on institue un traitement mixte : injections intramusculaires d’un sel soluble de bismuth et tréparsoi par la bouche, d’après la posologie fixée par M. Clément Simon.
Après trois semainès de ce traitement, on doit cesser le tréparsol per os qui donne des accidents de coliques et diarrhée.
Le bismuth, de même, doit être abandonné après l'apparition d’une légère stomatite.
Enfin, à la quatrième piqûre d’une série de novarsénobenzo! (0.60), faite à la suite, la malade fait une petite crise nitritoïde.
Revue en février 1931 — elle avait suivi entre temps un traitement par le bismuth — elle ne présentait pas de signe clinique de syphilis en évolution, mais :
B.-W. : ++++, Hecht : + +++.
Un traitement d'entretien commencé par 1 centimètre cube de K.U.D.A. fit apparaître immédiatement des coliques et une diarrhée qui obligea d'abandonner chez cette malade toute tentative de traitement arsenical,
Intolérance créée peut-être par l’administration sensibilisatrice de petites doses de novarsénobenzol bien supportées au début, mais qui ne furent pas continuées.
OR
Observation n° 7. — Ball... Camille, 18 ans 1/2. Syphilides pa- - paleuses et papulo-squameuses du haut de la face interne des
deux cuisses et périanales, œdème indolore de la grande lèvre gauche. Trois syphilides maculeuses sur l’avant-bras droit.
Amygdales rouges et légèrement opalines.
Rien à signaler par ailleurs. ,
B.-W.': + +++, Hecht : + +++, Vernes à 31.
Traitée par le novarsénobenzol, chaque injection à dose de 0 gr. 15, répétée 4 fois, fut suivié de coliques, diarrhée et-nausées. Une injection de Îcc. de K.U.D.A. fit apparaître une céphalée frontale et des coliques sans-diarrhée. ; TS
Devant la susceptibilité de cette malade à la thérapeutique arsenicale sous forme d’arsenicaux tri ou pentavalent, -on fit une série d'injection de b'smuth soluble bien supportée. ee
Enfin, nous voudrions présenter une observation d'intolé- . . # rance plus complexe, et qui demande à être discutée avec quelques détails. a hs :
Observation n° 8. — ELev... Pascaline, 21 ans. ë : ;
Début 8 jours environ avant l'examen — première semaine d'avril 1931, — par une éc'osion de syphilides papulo-érosives périanaks et vulvaires, particulièrement sur la grande lèvre gauche, accompagtiée d’une adénopathie syphiloïde de l’aine droite, sans autres signes de syphilis cliniquement- décelables.
Le chancre d'inoculation est passé inaperçu.
Le 15 avril 1931, B.-W. : + +++, Hecht : + +++, Vernes à 61.
Aucun traitement antérieur n'a été fait.
On commence, le 15 avril 1931, par une injection de 1 ce. de KU.D.A le 18 avril, 2 cctet le 22 avril 3tce.
Dans la journée du 22 avril, la malade se plaint de nausées, douleurs dans le bas ventre, alors que les injections précédentes avaient été bien supportées. La température monte le soir, à 39,5 ; le pouls est rapide, mais on ne décèle aucun point douloureux abdominal et il n°v a ni diarrhée ni vomissement. Au toucher vaginal, le cul-de-sac vaginal gauche empâté est douloureux. Antérieurement, la malade avait déjà présenté une crise salpingienne légère, à —
Glace sur le ventre .
Le lendemain, la température tombe à 37,6 ; il persiste un léger endolorissement du cul-de-sac gauche, Pas de signe d’intoxication, si ce n’est un œdème passager des paupières, mais rien dans les urines.
On cesse le K.U.D.A.
La température oscille pendant ? jours entre 37,6 et 38,2, lorsque dans la soirée du 24 avril 1931, 9 jours après la première iniection, apparaît à la nuque un léger érythème ortié, en même temps la température monte à 38,6. 1 :
Le lendemain, 25 avril 1931, température à 400.
L'érythème est diffus, scarlatiniforme, prédominant au cou, aux membres supérieurs et inférieurs, sur les, faces de Hexion : en même temps : léger énanthème, gorge rouge. Rien à signaler sur la langue, : à : ne:
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PPT PP PP PR PO PT PT et 7) 59
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Le soir, température à 3906.
Le lendemain, 26 avril 1931, la température est descendue à 37,8, le matin, et, le soir, remonte à 38,1 avec apparition d’une nouvel e poussée érythémateuse, mais moins importante,
Les jours suivants, l'érythème disparaissait, laissant une légère desquamation et tout rentrait progress vement dans l’ordre en quelques jours
Dans les urines, à aucun moment, on n'avait trouvé d'albumine, mais une phosphaturie importante.
Ce tableau rappelait ce que M. Milian a montré être des érythèmes arsenicaux biotropiques du 9° jour ; nous basant d'une part .sur la date d'apparition des accidents,, après une véritable incubation d’une huitaine de jour à la suite de la
- première injection ; d'autre part, sur le peu de durée de l’éry-
thème (3 jours), aussi bien que sur son aspect scarlatiniforme et l'absence de signes d'intoxication, nous n’hésitions pas à porter se diagnostic.
Ce qui nous incitait à le faire, c'était aussi le souvenir de la réaction salpingienne, décrite au début de cette observation et qui pouvait reconnaître une même étiologie biotropique.
C'est pourquoi, après un court repos, le 2 mai 1931, nous refaisions 1 cc. de K.U.D.A. à la malade. F
Mais, 3/4 d'heure après l'injection, apparaissait une céphalée gravative accompagnée de frissons et bientôt de nausées gt vomissements.
5 heures après la piqûre, la nie était à 40°.
Cette réaction ne s’accompagna d'aucune éruption, pas de douleur lombaire, ni de boufissure de la face.
Le 3 mai, la température descendait à 38 le matin, 37,2 le soir.
Ces phénomènes, d'apparence toute autre que ceux observés précédeminent, paraïssaient surtout être d’origine toxique.
On faisait le 4 mai une injection de 0 gr. 07 de novarsénoben- zol très bien supportée ; le 9 mai, une injection de 0 gr. 30 sans incident.
Enfin, le 13 mai, une nouvelle tentative en injectant un centimètre cube de K.U.D.A., est faite. :
3/4 d'heure à 1 one après la piqûre, apparition d’une céphalée frontale et bitemporale gravative et d'une courbature généralisée avec nausées, mais sans vomissements,
Une injection sous-cutanée d’adrénaline est pratiquée.
Dans ER midi, persistance de la céphalée et de la courbature ; la tempér ature est à 38,5, 'e pouls rapide et bien frappé. On note une pau roséoliforme non ortiée, non prurigineuse, recouvrant tout le tronc. Facies rouge mais non bouffi.
Le 14 mai : la température de 38,2, le matin, tombe, le soir, à 37,7. L'éryvthème s'est généralisé, il est plus rouge et plus scarlatiniforme que la veille, et on constate un léger énanthème Constitué par une rougeur diffuse des amygdales et des piliers et par un pointillé rouge du voile.