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DÉCREUSAGE DES SOI ES

16 grammes de savon sec par litre, de véritables sauces, dépouillant mal la soie et rendant le rinçage fort difficile.

Ce qu'il faut faire, c'est proportionner le savon, non pas au poids de la soie, mais au volume de l'eau servant pour la cuite. Une quantité de 6 à 7 grammes de savon séché à l'air par litre d'eau, est tout-à-fait suffisante et fournit d'excellents résultats, tout en procurant une importante économie, et permettant un rinçage aisé.

5. — Le bain de savon étant préparé ainsi qu'il vient d'être diteten pleine ébullition, l'opérateur y introduit les soies, non point dans des sacs ou poches en grosse toile, comme certains règlements le prescrivent mais, au contraire, lloltantes au large et bien ouvertes. On a soin de les immerger dans le liquide avec une barre polie, et on entretient une ébullition très ménagée, afin d'éviter que les échantillons ne seramêlent. Les extrémités des chevillières reposent pendantes sur les bords de la bassine.

Au moment de l'introduction des soies, l'opé-

(') Nous n'approuvons pas l'usage des poches, parce que les échantillons qui s'y trouvent réunis, souvent en grand nombre, risquent d'être comprimés les uns contre les autres. Cette circonstance empêche en certains points l'action du savon et détermine de véritables réserves, comme on peut s'en rendre compte sur des soies écrues jaunes.

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rateur met en train un sablier fonctionnant exactement une demi-heure. Ce laps de temps écoulé, et l'ébullilion ayant été régulièrement entretenue, on retire les soies et on les suspend par les attaches à la cheville ; ensuite, séparant les dilTérènts échantillons, on les exprime un à un entre deux bâtons bien arrondis et polis, manœuvrés de haut en bas, on les secoue, les dresse, enfin on change la position des chevillières.

Avant d'entreprendre ces manipulations, on a eu soin de faire chauffer un second bain de savon préparé de même. Quand il est bouillant, on y introduit les échantillons pour leur faire subir une nouvelle cuite d'une demi-heure. Ce second traitement terminé, on exprime bien les soies et on procède au rinçage qui est une opération des plus importantes.

6. Rinçage. — L'usage s'est établi à l'origine, dans la plupart des Conditions, de rincer les échantillons, une fois cuits, avec l'eau môme qui se rencontre dans la localité. C'est, en général, de l'eâu de rivière. Or, quand on plonge dans une eau semblable une soie imprégnée d'une solution savonneuse, le savon est décomposé en partie par les sels terreux et môme par l'acide carbonique libre contenus dans cette eau. Il se précipite donc à l'état poisseux sur la fibre un mélange d'acides gras et de savons insolubles à base de

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chaux et de magnésie, qu'un rinçage ultérieur ne peut enlever, ce qui atténue la perte normale de la soie. Lorsqu'une fibre ainsi rincée et abandonnée à la dessiccation est secouée ensuite à la cheville, elle laisse dégager une poussière plus ou moins abondante et n'acquiert pas le brillant qu'elle devrait avoir.

La quantité de ces savons insolubles dépend évidemment de la dureté de l'eau employée. Il en résulte que la perte au décreusage variera, non seulement entre deux établissements ayant à leur disposition des cours d'eau différents, mais encore, pour le même établissement, suivant l'époque de l'année à laquelle l'essai aura été fait et selon qu'on aura opéré par un temps de sécheresse ou par un temps de pluie. Il est inadmissible que, pour un dosage, on puisse employer arbitrairement un agent variable, quand cet agent a sur le résultat final une influence si importante ; aussi, depuis l'installation de son laboratoire de décreusage, en 1875, alors qu'elle n'avait à sa disposition que l'eau du canal de l'Ourcq, la Condition de Paris a-t-elle toujours fait usage pour les rinçages d'eau corrigée.

7. — A cette occasion, il convient de rappeler l'expérience comparative qui a été réalisée, il y a environ 20 ans, sur l'invitation de la Chambre de commerce de Lyon. Des échantillons d'une môme balle de soie grège, d'origine authentique,

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furent envoyés à décreuser, d'une part, à i4 Conditions de la France et de l'étranger, d'autre part, à trois grands teinturiers de Lyon , chaque échantillon ayant été pesé à l'absolu avant la cuite et de nouveau après cette opération. Le tableau des résultats obtenus est le suivant :

Perte °/0 calculée sur les poids absolus

Paris (eau corrigée) 22,94

Crefeld (eau de source titrant environ i<>,5 hy-

drotimétrique) . - 22,71

Elberfeld (eau de source) 22,42

Aubenas . . . , 22,41

Lyon (eau du Rhône partiellement corrigée) . 22,02

Zurich 21,89

Saint Étienne 21, 55

Privas , . . . 21, 55

Turin (Condition Bertholdo) 21, 55

Avignon 21,39

Milan (Condition Baccigaluppi) 21,24

Milan (Condition Serra-Gropelli) 20,90

Bàle 20,79

Turin (condition de la Chambre de commerce). 30,55

On remarquera qu'il y a un écart de 2,3g entre la première perte et la dernière. Les Conditions allemandes qui opèrent avec des eaux de source très pures ont, fourni des résultats voisins de celui de Paris. Quant aux résultats obtenus chez les teinturiers, à savoir :

Chez MM. Gillet et fils 21,20

// // Guinon, Marnas et Bonnet. 20,94 // ti Bredin frères 20,84

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s'ils ne diffèrent pas beaucoup entre eux, ils s'écartent d'environ 1 % de celui de la Condition de Lyon.

On voit, d'après ce qui précède, combien le rinçage a d'importance et quels résultats différents donneraient, par exemple, les diverses eaux qui alimentent Paris et dont voici les degrés hydrolimétriques (1).

Eau du puits artésien de Grenelle . 9? lmlrot. Eau du puits artésien de Passy . . n //

Seine au pont d'Ivry r« n

Vanne 19 //

Dhuys ,2Qj} n

Seine à Chaillot a<j „

Eau d'Arcueil ^.s „

Canal de l'Ourcq u '|0 „

Source des Prés Saint-Gervais. . . 72 // Eau de Belleville I38 //

sans compter l'eau de la Bièvre qui litre bien davantage encore.

Rappelons qu'à Lyon, le Rhône titre îjMiydrotimétriques, la Saône, 1 5° et la Loire à Tours, 5°, 5 seulement.

8. — Peu à peu l'industrie a reconnu les avantages qu'offre de toutes manières l'emploi d'une eau pure pour le décreusage ; aussi, depuis plusieurs années, et nous ne sommes peut-être pas tout à fait étranger à ce mouvement, à cause de

(i) Ces degrés ont élè pour la plupart déterminés il y a une trentaine d'années.

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l'attention attirée sur celle question, les teinturiers de Lyon font-ils usage d'eau distillée ou corrigée. D'autre part, on a vu Saint-Chamond devenir un centre de teinture très important, grâce à la qualité exceptionnelle des eaux du Gier qui ne titrent pas plus de i°,5 à 2° bydrotiinétriques au plus, et qui conviennent surtout à la préparation des souples.

En tout cas, il serait désirable qu'on adoptât dans toutes les Conditions l'usage de l'eau distillée ou corrigée pour le rinçage des soies décreusées, afin d'assurer une plus grande uniformité dans ce genre d'essais.

9. — Quant à ce rinçage, on l'opère comme suit à la Condition de Paris. Les soies ayant été tordues à la cheville, au sortir du deuxième bain de cuite, on les manœuvre :

i° Durant quelques instants dans une eau chauffée à 5o° environ ;

2° Pendant 5 minutes dans une bassine contenant de l'eau en ébullition ;

3° De nouveau dans une ou plusieurs eaux à tiède, jusqu'à ce que la mousse produite soit insignifiante C1) ;

4° Enfin, on les passe à froid ou à tiède dans une eau très légèrement aiguisée d'acide acétique (environ 2 pour mille), afin de décomposer les

(i) On a soin de les tordre après chaque bain.

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dernières traces de savon que la soie a conservées et éviter que cette fibre perde quelque peu de sa blancheur lors de sa dessiccation ultérieure à l'éluve. Elle ressort ainsi avec un toucher craquant des plus satisfaisants.

Les échantillons sont alors abandonnés à la dessiccation à l'air libre, du soir au lendemain, sur des perches. On les secoue et les dresse à la cheville, avant de les introduire dans les étuves pour déterminer leur nouveau poids absolu. Les légères traces d'acide acétique libre qu'ils peuvent renfermer disparaissent sous l'influence de la chaleur.

10. Observations diverses- — Quand on a affaire à des soies sauvages ou tussah, il est nécessaire, au lieu de les introduire directement avec les autres dans le premier bain de savon, de les laver d'abord à part à plusieurs eaux chaudes. On enlève ainsi une quantité considérable de matières solubles brunes, ajoutées dans la bassine durant la filature, et qui, salissant le bain, altéreraient plus ou moins le blanc des autres soies.

Les tussah, dont on ne peut dévider les cocons qu'à la faveur d'agents alcalins énergiques, ne contiennent plus, une fois filées, que de 2 à 3% de grès proprement dit ; toutes les autres substances extractives disparaissent par un simple traitement à l'eau.

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11. — Certaines soies retorses, comme les grenadines, les cordonnets, etc., se frisent quelquefois énormément lorsqu'on les introduit dans le premier bain de décreusage, au point de se rassembler sur elles-mêmes et de ne plus former qu'une boule. Réunies aux autres échantillons, elles les emmêleraient inévitablement. Afin de prévenir ces inconvénients, il est bon de cuire ces soies à part, ou mieux de les placer sur des cadres dans des bassines disposées spécialement pour cet objet (').

12. — Comme les deuxièmes bains de cuite sont à peine chargés de grès, on peut, en pratique, en vue d'économiser l'eau purifiée et le savon, les faire servir comme premiers bains pour de nouvelles opérations, en ayant recours au besoin à la dilution. De même, on pourra utiliser des eaux de rinçage, en les additionnant de savon, de façon à les amener à la teneur voulue.

13. — Pour titrer ces eaux savonneuses, on emploiera avec avantage une méthode inverse de celle qui sert pour l'essai hydrotimétrique. On commencera par préparer une solution titrée de chlorure de calcium à igr,25 par litre, additionnée de 20 centimètres cubes d'alcool, semblable à la liqueur d'épreuve de Boutron et Boudet.

Ayant prélevé dans un flacon bouché à l'émeri,

(') Essai sur le conditionnement, etc., p. 379.

Pkbsoz — Essai des Matière» textiles 5

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5 centimètres cubes de la solution savonneuse à essayer, on les étendra à 10 centimètres cubes avec de l'eau distillée, puis on y ajoutera par portions, au moyen d'une burette graduée, la quantité nécessaire et suffisante de liqueur titrée de cblorure de calcium, pour que le liquide du flacon ait perdu la faculté de mousser par l'agitation. On pourra contrôler le premier essai par un second, bien que cette épreuve ne réclame pas beaucoup de précision, mais une simple approximation.

Pour appliquer la méthode, on opérera par expérience direcïe sur des solutions savonneuses titrées, préparées avec de l'eau distillée, afin de dresser un tableau qui indiquera la teneur en savon d'après le volume de réactif employé. On remarquera que les chiffres trouvés ne présentent aucune proportionnalité, eu égard, sans doute, à la dissociation qu'éprouvent les solutions savonneuses par la dilution.

14. Pertes des différentes soies au décreusage. — Il était entré dans les usages du commerce de Lyon de fixer chaque année quelles per^ tes au décreusage seraient admises pour les différentes catégories de soies, suivant leur origine. Le syndicat des marchands de soie de Lyon y a renoncé par une délibération en date du 17 mars 1886. Dans les considérants qui justifient cette décision, on trouve le paragraphe suivant :

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« Qu'en effet l'expérience a démontré que, soit par la diversilé des races, augmentée chaque année encore par des croisements nouveaux, soit par les conditions atmosphériques dans lesquelles se sont faits les achats de cocons, soit par les différents systèmes de filature se modifiant chaque jour, il existe d'une année à l'autre et sur des filatures de même district et de même mérite des écarts sensibles, et qu'il est, en conséquence, matériellement impossible d'établir une taxation précise et équitable. »

Le syndicat décida donc de ne publier à l'avenir aucun tableau, ni officiel, ni officieux, des pertes au décreusage, laissant aux parties intéressées le soin de régler elles-mêmes les conditions de leur marché.

On comprendra que, pour les mêmes motifs, nous renoncions à présenter au lecteur les résultats trouvés à la Condition de Paris, durant une année, car il pourrait en tirer des conclusions, sinon erronées, du moins trop absolues. Nous avons, en effet, constaté que les pertes moyennes des différentes catégories de soies présentent de grands écarts, même si on cherche à les établir sur des périodes de plusieurs années.

Cependant on peut encore donner comme assez rapprochées de la vérité les pertes moyennes suivantes :

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Pertes moyennes des différentes catégories de soies :

Grège Japon 18 à 19 o/()

avec un minimum de i4-

Grège Chine 20 à 21 11

11 Bengale 22,5 //

Organsin Chine 22,5 //

// (ouvré en Chine) ... 3o à 40 n

11 Bengale 26,5 11

n Italie jaune 25 1/

11 Pays jaune 26 à 27 //

Trame Chine 22 //

// // (ouvrée en Chine). ... 29 à 3o //

Trame pays blanche 24 à 26 //

// // jaune 28 à 3o //

Nota., — On remarque que certaines schappes et fantaisies coupent le bain de savon, suivant une expression d'atelier, et se cuisent mal. Cet effet est dû à la présence de sels de chaux et de magnésie qui se sont fixés sur la fibre durant la fermentation putride qu'on a fait subir aux déchets soyeux pour pouvoir les peigner. On se mettrait à l'abri de l'inconvénient indiqué et on obtiendrait un résultat meilleur, en traitant d'abord ces articles par un bain tiède aiguisé d'acide chlorhydrique, et les rinçant bien à l'eau.

On enlèverait ainsi les matières terreuses qui s'y rencontrent souvent en proportion importante. Nous avons trouvé jusqu'à 2 % de chaux dans une fantaisie blanche de belle apparence.

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15. Observations sur l'application de la perte des soies au décreusage. — Nous avons dit que si l'on évaluait la perte au décreusage en comparant les poids absolus d'un même échantillon de soie avant et après la cuite, c'est parce qu'il était nécessaire de partir de deux points fixes, faciles à déterminer et offrant les garanties de précision désirables. Sous ce rapport, l'usage adopté officiellement donne une entière satisfaction.

Cependant on peut se demander si les résultats ainsi fournis présentent au point de vue pratique tous les avantages qu'on est en droit d'en attendre, en d'autres termes, si, en appliquant à un poids conditionné de soie écrue la réduction indiquée par la Condition, le fabricant se rendra compte d'une façon exacte du poids de soie cuite qu'il devra recevoir du teinturier.

La connaissance des pouvoirs hygrométriques de la soie écrue et de la soie décreusée permet de répondre à cette question. On a vu (p. 3i) que, tandis que la soie écrue contient dans son état normal une quantité d'eau correspondante à un chiffre de reprise de 11 °/o> le chiffre de reprise de la soie décreusée, placée dans les mômes conditions, est sensiblement de 9,25 °/o> c'est-à-dire que les poids conditionnés de 100 parties des deux fibres sèches sont respectivement de 1 1 1 et de 109,25.

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Supposons maintenant qu'un fabricant, après avoir fait conditionner et décreuser une balle de soie dans un bureau officiel, envoie cette balle à un teinturier, pour la faire teindre en cuit dans une couleur ne pouvant pas en modifier le poids d'une façon appréciable et voyons quelles seront les pertes dans les deux cas.

i° Perte à la Condition. — Comme il a été dit plus haut, si l'on représente par A, le poids absolu d'une partie de soie écrue, par a, son nouveau poids absolu après décreusage, la perte pour cent sera :

A — a x = 1 oo — ^— ;

2° Perte chez le teinturier. — Cette fois, l'évaluation de la perte sera établie non plus sur les poids de la soie desséchée à l'absolu, mais conditionnée d'abord en écru à la reprise de 1 1 °/0, et, après décreusage, revenue, par un séjour dans des conditions normales, à un état hygrométrique correspondant à la reprise de 9,25.

Si l'on suppose mise en traitement la même masse de soie qu'à la Condition, la perle sera :

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Cette perte est supérieure à la précédente d'une certaine quantité que nous appellerons o.

D'autre part, on peut remplacer le rapport -j par sa valeur tirée de (23), ce qui donne

Comme y = x + 0, le fabricant devra, pour calculer la perte éprouvée par sa soie chez le teinturier, ajouter à la perte officielle x fournie par la Condition, la correction correspondante.

Le tableau suivant donne les valeurs de 0 pour les diverses pertes:

Perte

°/o officielle

Correction

Perte

°/o officielle

Correction

Perle

°/o officielle

Correction

J,iï

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On voit que la différence o va en diminuant à mesure que la perte au décreusage augmente. Elle atteint son maximum pour la soie complètement décreusée et accusant une perle nulle. Ce résultat, singulier au premier abord, trouve son explication dans l'hypothèse même qui a servi à établir la formule. Si, en effet, la balle de soie donnée à conditionner était déjà décreusée, on aurait dû lui appliquer non point la reprise de 11 °/0, mais bien celle de 9,25.

Supposons, par exemple, que cette balle de soie décreusée, ait fourni par le conditionnement à 11 %, un poids de 100 kilog., il faudra, pour rentrer dans la vérité, réduire ce poids de ikg,570.

En général, si l'on appelle C le poids conditionné d'une balle de soie écrue, le poids D de cette même balle décreusée et revenue à un degré de dessiccation normal correspondant à 9,25 °/0 de reprise sera :

ou

Application. — Supposons le poids conditionné d'une balle écrue de 5o kilog., et la perte au décreusage fournie par la Condition de a5 %.

D'après la table, la correction 0 correspondante à 25 est de 1,18. Le poids de la balle décreusée

sera, en, conséquence de

En substituant à o, dans (26), sa valeur donnée par (a5), on aurait une expression qui dispenserait de la table de correction :

ou

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