C. Influence de Veau
Tout le monde connoft l'absolue nécessité de Teau pour la végétation . et les physiologistes ne se sont . à cet égard, distingués du vulgaire, que parce que quelques-uns, tels que Van- Helmont , ont eu l'art d'exagérer encore un effet si puissant. Si nous nous bornons d'abord à l'examen de l'eau en tant que faisant partie du sol lui-même, nous savons qu'elje est le véhicule universel qui apporte aux végétaux tous leurs alimens, et qu'elic-mênie fait partie de la nourriture qui se fixe dans les plantes et accroît leurs parties solides. Suus ce double rapport les végétaux peuvent différer, et quant à la quantité absolue d'eau qu'ils acquièrent, et quant au mode de son absorption , et quant au besoin qu'a chaque espèce de trouver certaines matières dissoutes dans l'eau qu'elle
abiorbe. Montrons, en peu de mots, rinfluencc de ces difTérencps sur la géographie botanique.
La quantité diverse de Teau absorbée par chaque espèce offre les disparates les plus prononcées, et chacun sait que c^est une des causes qui influent le plus puissamment sur la distribution topographique des végétaux.
Ceux qui ont besoin d'absorber une grande quantité d'eau, savoir, ceux à tissu lâche et spongieux; ceux qui ont des feuilles larges, molles et surtout munies d'un grand nombre de pores corticaux ; ceux qui ne portent que peu ou point de poils à leur superficie ; ceux dont la végétation est rapide ; ceux qui forment peu de matériaux huileux ou résineux; ceux dont les parties ne sont pas susceptibles d^élre altérées ou corrompues par Thumidité; ceux, enfin, dont les racines •ont très-nombreuses, ont eq général besoin d'absorber beaucoup d'eau et ne peuvent vivre que dans des lieux où ils en trouvent naturellement une grande proportion. < Cenx, au contraire, qui ont le tissu serré et compacte , qui ont les feuilles petites, dures nu munies d*un petit nombre de pores; ceux qui ont beaucoup de poils; ceux dont ia végétation est lente ; ceux qui forment dans le cours de leur végétation beaucoup de matériaux huilçux ou résineux ; ceux dont le tissu est susceptible d'être altéré ou corrompu par trop d'IiUmidité ; ceux, en6n, dont les racines sont peu nombreuses, ont besoin d*une petite quantité d'eau et choisissent de préférence pour leur station naturelle les lieux les plus secs.
Le degré d'action de chacune des causes que je viens dVnumérer , et leur combinaison mutuelle , déterminent pour chaque espèce le besoin d'une quantité d'eau à peu près déterminée. Mais, -quelque compliquées que soient ces causes^ il faut encore les combiner avec d'autres : ainsi . plus la température est élevée, et plus la lumière est intense dans une époque et un lieu donnés; plus aussi, toutfs choses étant d*ailleurs égales, les plantes ont besoin d'absorber une plus grande quantité d'eau , parce qu'elles en combinent et en éliminent davantage. De là vicfnt le besoin qu'ont certaines plantes de trouver plu# ou moins d'eau à certaines époques de leur vie, eu dans certaines localités, ou dans certains modes de culture.
Si je suivoiâ d^ns les détails cette marche de rnisonnement, je. pourrois montrer assez clairement comment les végétaux, par des causes diverses, ont besoin d'une quantité d'eau déterminée, et , parconséquent , doivent prospérer chacun dant la localité qui répond ù ses besoins. Mais les exemples sont trop faciles à trouver pour qu'il vaille la peine de les présenter à Tattention du lecteur. Les conséquences mêmes des lois générales que je viens d'indiquer, sont généralement connues : ainsi on sait que les plantes à racines profondes pros* pèrent mieux dans les pays sujets à de longues sécheresses^ parce que le fçnd de la terre végétale présente toujours un peu d'humidité; celles à racines Irès-superBcielles ne peuvent vivre que dans des climats où l'humidité est plus continue, etc.
Mais la nature de l'eau absorbée par les plantes présente encore de grandes diversités: moins i'eau est chargée de principes nutritifs, plus il est nécessaire que les végétaux en obsorbent dans un temps donné pour sufTire n leur nourri'* ture; plus, au contraire , l'eau est chargée de principes qui altèrent sa fluidité ou sa transparence, et qui, en tant que molécules solides, tendent à obstruer l'orifice des pores ou à gêner l'absorption par leur viscosité, moins aussi les végé^» taux en absorbent dans un temps donné.
La nature même des molécules dissoutes ou suspendues dans feau indue beaucoup sur la distribution topographique des plantes. Ces matières dissoutes sont : i." de l'acide carbonique; u." de l'air atmosphérique ; 3." des matières solubles, végétales ou animales; des principes alcalins ou terreux. On conçoit facilement que, quoique les besoins spéciaux des plantes soient beaucoup moins différens que ceux des ani* maux , comparés entre eux, il doit y avoir à cet égard des diversités remarquables. Quoique cet objet ait été moins étudié que les autres parties de la physiologie végétale, on peut déjà entrevoir bien des faits qui s'y rapportent. Ainsi, les végétaux dont le tissu doit contenir beaucoup de carbone, tels que les arbres à bois dur , redoutent plus que d'autres les eaux extrêmement pures et qui renferment peu de gai acide carbonique.
Les plantes qui présentent beaucoup de matières azotées dans leur composition chimique, telles que les crucifères et
)ts champignons , recherchent de préférence lès terrains qui renferment beaucoup de matières animales en solution; le* plantes qui présentent à leur analyse chimique une quantité notable de certaines substances terreuses, telles que la silice dans les monocotylédones , le gyps dans les légumineuses, etc., ont besoin d'en trouver dans le sol où elles croissent, et, s'il en manque, l'agriculteur a soin d'en ajouter artificiellement. Les espèces qui offrent, lorsqu'on les brûle, une quantité de substances alcalines plus considérable qu'à l'ordinaire, ne peuvent vivre que là où ces matières soht accumulées : ainsi, toutes celles qui ont un besoin absolu de carbonate de soude, ne peuvent prospérer que près de la mer ou des sources salées: quelques-unes peuvent suppléer à ce besoin de leur nature par l'absorption du carbonate de potasse, et alors elles peuvent vi\re indifféremment près et loin de la mer. Ainsi la nature diverse des matières dissoutes dans les eaux est évidemment une des nombreuses causes qui déterminent les stations des espèces végétales. . Jusqu'ici je n'ai examiné l'eau qu'en tant qu'elle est destinée à être absorbée par les plantes; mais l'eau agit encore sous un autre rapport : lorsqu'elle est amassée en quantité plus considérable que la plante ne peut en absorber, elle réagit sur son tissu, et tend à le décomposer, à le dissoutire ou à le corrompre. Puirnii les phintesqui ont besoin d'absorber une grande quantité d'eau , il en est qui ne peuvent pas résister long-temps à cette action, pour ainsi dire, extérieure de l'eau accumulée : ainsi, les plantes à racines très-charnues, comme les bulbes succulentes ou les racines bulbeuses du protea argentea . ou les tubercules charnus <les cyclamens , sont assez facilement altérés par l'humidité, et ces plantes ne peuvent vivre piir consétpient dans des lieux aquatiques ou marécageux. Ay contraire, les tiges et les feuilles de certaines plantes sont naturellement douées de moyens par lesquels elles peuvent résister à l'action de l'eau extérieure. Ainsi, les unes ont la faculté de sécréter une matière visqueuse qui les enveloppe et les protège contre l'eau ; c'est ce qu'on voit très-bien dans les batracho.<permum , par exemple : d'autres, telles que plusieurs potamogétons , suintent à leur superficie une espèce de vernis qui empêche l'eau de les
toucher, et qui agit pour les en défendre, précisément comme Thuile dont sont enduites les plumes des oiseaux aquatjque5. Enfin , les plantes moiiocot) lédones , dont la surface présente lin tissu remarquablement siliceux et par conséquent très* peu altérable par Tliumidité, résistent mieux que les dicotylédones à Taction de l'eau extérieure. Aussi voyons-nous un plus grand nombre de plantes aquatiques parmi les monocotyiédones que parmi les dicotylédones; aussi certaines plantes, même charnues, telles que les aloès, peuvent vivre plusieurs mois sous l'eau sans en être sensiblement altérées.
Me seruit-il permis de faire remarquer ici, en passant, que c'est à cause de celte quantité de silice et de cette inaltérabilité qui en est la suite, que la plupart des peuples du monde ont choisi des munocotylédones pour couvrir leurs ' maisons? Les septentrionaux ont employé le chaume d'après le même principe par lequel les peuples des tropiques emploient les feuilles des palmiers.
Ce que je viens de dire de l'eau accumulée à l'état .de liquide autour des racines ou des feuilles des plantes, scroit applicable, avec de légères modifications, à l'eau dissoute ou suspendue dans l'air : c'est ce que nous verrons tout à l'heure, en parlant de l'influence de l'atmosphère; mais je dois auparavant dire quelques mots de l'influence du sol.
.D. Injlttence du soi,
. Celte influence est peut-être plus compliquée encore que toutes les précédentes-, on peut cependant la réduire à trois considérations principales.
1." Le sol sert de point d'appui aux végétaux, et par conséquent sa consistance doit lui donner, sous ce rapport, une aptitude particulière pour soutenir, plus ou moins bien, des plantes douées de formes diverses. Ainsi , les terrains de sable très-mobile ne peuvent servir de point d'appui qu'aux végétaux ou assez, bas et couchés pour que le vent ne les renverse pas, ou aux arbres munis de racines assez profondes et assez ramifiées pour les fixer dans cette matrice mobile; encore ces deux effets seront-ils modifiés dans leurs résultats selon qu'il s'agira de pays plus ou moins sujets à l'action impétueuse des vents , selon qu'il s'agira d'arbres qui vivent
( la )
natmllcMiit iaaléi, o» de ceux qvif cniMl ea aociëiéi aonbreiuet, le pfotègent rëdproqvmciit»
Les régies laTenc* se tronveDt vriict poiv Ici lerraint «Qmpacles : tes plantes à petiCct raeiaes penTcnt y être suffigamment fixées et ceU^Jà seules peuvent 7 vivre; car les ncines trés-crandes ne seuroient péhétrer dans des temdns trop ienaees»
Enfin y les devz termes extrêmes de eette séiîe présentent également des terrains stériles > les sables trop mobiles , ou les eaux trop courantes 1 les argiles trop compactes , 00 les focbers trop durs, sont» par des causes inveme^. presque entièrement dépourvus de végétation»
s.* La nature cbimique destenres ou des pierres qui corn» posent le terrain, influe aussi sur le choix des végétaux qui peuvent le peupler ou y prospérer 1 mais c*est ici encore un elTet qui , quoique simple en apparence » est en réalité tré^ complexe*
différentes terres agissent sur la végétation par des ^roonstances physiques , ainsi , par exemple, selon qu'elles ednt plus oumoms douées de la force hygroscopique , ou , en d*autres termes, sdon qu'elles absorbent Teau ambiante ploa
ou moins facilement , qu'elles la retiennent avec plus ou aaoins de fdrce , uu Tabandonnent plus ou moins facilement* Les plantes qui exigent plus ou moins d'humidité, peuvent p f oap O o r dans tel ou tel terrain ; mais cét effet, évident en lui-même , se complique avec d'autres circonf tances : ainsi , Kirwan a montré par l'analyse comparée des terres réputées bonnes pour le froment dans divers pays, qu'elles contiennent d'autant plus de silice que le climat est plus sujet à la pluie, d*autanrp lus d'alumine que le climat est moins pluvieux; ou, en d'autres termes, que le terrain , pour être bon pour m végétal donné, doit être plus hygroscopique dans un climat sec , moins hygroscopique dans un climat humide : d'où résulte évidemment que, dans des localités différentes , on peut trouver les mêmes espèces de végétaux dans des terrains différens.
S." Chaque nature de roche a un certain degré de ténamté et une certaine disposition à se déliter ou à se pulvélîser t de là résulte la facilité plus ou moins jgrande de cer-
tains terrains à être formés ou de sable ou de gravier, et à être composés de fragmens de forme ou de grandeur à peu près déterminée. Certains végétaux, par les causes ci-dessus indiquées, pourront préférer tel ou tel de ces s<ibles ou de ces graviers; mais la nature propre de la roche n'agit ici que médiatement - ainsi , lorsqu'on rencontre des roches calcaires qui se délitent comme les schistes argileux , on y trouve les mêmes espèces de végétaux. Les deux considérations que je viens d'indiquer sont très-particulièrement applicables aux lichens des rochers.
4«* Les roches, selon leur couleur ou leur nature, sont plus susceptibles d'être réchauffées par les rayons directs du soleil, et, par conséquent , elles peuvent un peu modifier la température il' un lieu donné; par conséquent aussi influer, quoique légèrement, sur le choix des plantes susceptibles d y prospérer.
Mais, indépendamment de toutes ces causes physiques, la nature chimique des roches a-t-elle une influence sur les végétaux P On ne peut, sans doute , le nier absolument ; mais on doit convenir que cette action a été en général fort exagérée, 11 faut remarquer, en effet, que les plantes ne vivent pas en général sur le roc pur, mais dans uu détritus de ces mêmes roches; que les roches d'un pays même assez borné présentant souvent des natures très-diverses; que la terre végétale n'est pas seulement formée par les roches qui l'entourent immédiatement , mais encore par le u^élangc des molécules terreuses chariées par les eaux, transportées par les vents et déposées dans un lieu donné par les débris des animaux ou des végétaux qui y ont vécu précédemment. Il résulte de toutes ces causes que les terres végétales diffèrent beaucoup moins entre elles que les roches qui leur servent de support, et que la plupart des plantes trouvent dans la pluport des terrains les alimens terreux qui leur sont nécessaires ; aussi, après sept années de voyages en France, j'ai fini par trouver presque toutes les plantes naissant spontanément dans presque tous les terrains minéralogiques. LorsquMl s'agit d'une localité peu. étendue et par conséquent d'un même climat , on trouve bien quelquefois certaines plantes qui t'arrêtent à la limite d'un terrain i maiS) lorsqu'on
étend ses recherches sur un espace plus étendu, on toit souvent cette même plante vivre, sous un climat différent» dans ce terrain <|u*elle dédaignoit ailleurs. Je pourrots citer line foule d^xemplcs à Tappui de ces diverses asMrtionss ainsi on dit que le buis ne crofi que dans les terrains calcaires, et il est vrai qu'il parolt les préférer; mais je Tai trouvé en abondance dans les scbistes argilo« calcaires des gênées, et il n*est complètement exdu ni des granités dc^ ia Bretagne, ni des terrains volcaniques de rAuvei^e« Oa. dit que le châtaignier ne croit point dans les pajfs calcaires , et il y est en effet plus rare qu'aineurs'i cependant on trouve de beaux châtaigniers des deux côtés du- lac ^e Gen^e, m pied des montagnes calcaires du Jura et du C h abla ls * M. Carradoria trouvé, par des expériences de la^ratdire, que^ magnésie pure est un poison poij^r ta plupart des plantes^ et M. Dunal, ayant été, ma demandé, vii£ter un point des enwoijia de Lunel oà le sol présente une gniude qMifiii^'^SS^Ignliàc presque pure , y â trouvé les mêmes plaiptô| que dans le calcaire environnant, et leurs racines pro^^ rpient dans les fentes de cette roche magnésienne. Sans i|^r donc entièrement l*influence de la nature chimique des terBC|^ ^et|*ai, plus haut, en parlant des matières dissoutés dans Teaq, cité quelques exemples qui la prouvent), je pense qu'elle ne doit jamais être séparée des influences purement phjfsiqoet^ qt qu'on lui a en général attribué une ^B^^jrtaii^'c^gérée^
• • ' : E. Influence de CcUmosphère, *<
Plus nous avançons dans la carrière que nous nous sommes proposée , plus nous trouvons que tout est compliqué, qu*au« cun effet ne peut être produit par une cause unique, qu'aucun agent n'opère d'une manière simple. Ainsi l'atmosphère peut iigir ou simultanément ou séparément par sa composition accidentelle, c'est-à-dire par Teau et les autres matièrca qu'elle renfcriiie, suspendues ou dissoutes; par son mouvement, par sa transparence et par sa densité. Je ne parle pa^ de sa composition primitive , car les expériences les plus exactes ont prouvé que les proportions d'azote et d'oxigène sont constamment les mêmes' dans l'atmosphère; mais des matières ,qui n'en /ont pas partie intégfante et nécessaire 9
s^y mêlent dans certains lietix, et la rendent plus ou moins propre à certaines espèces de végétaux. Ainsi, comme cela a lieu dans certaines grottes ou certaines mines, les quantités de gaz acide carbonique ou d'hydrogène peuvent être assez considérables pour ciiipt'chcr la végétation de toutes les' plantes, ou pour ne permettre que gclle de quelques-unes, ou plus robustes, ou plus avides de ces substances. Ainsi Tair chargé des émanations salines de la mer nuit à certains végétaux, et favorise au contraire le développement de ceux qui ont besoin de carbonate de soude, comme on le voit dans les vallées du midi de l'Europe, où l'on trouve des plantes mariiimcs, et où ron peut cultiver de la soude à une grande distance de la mer, pourvu qu'elles soient ouvertes de son côté et exposées au vent marin. " .
Mais ces effets divers sont bornés à des localités peu étendues; l'influence la plus générale que l'atuiosphère exerce «ous le rapport des substances qu'elle renferme, est son influence hygroscopique. Elle est habiluellement chargée d'eau , ou invisible et simplement appréciable par Thygromètre , ou visible et à l'état de vapeur. On n'a encore qu'un petit nombre ^^observations ou d'expériences exactes pour connoître, i.'sî ees deux étals de l'eau atmosphérique agissent d'une manière bien différente sur les végétaux; 2.** pour déterminer l'in* f «enee tur les pUpéet cl*bàè éetCiiac ^Mtilé habituelle 011' nottentanée, conlinue ou variable, d*bniBiillté atam^bélique. Les expérieneet, un peu vagues il est vfai, dca euiti* vmteurt , et les ohtervaiiiiiia ëédvitcs de la diatributioti dce fltmt^ fur le globe , tendent à prouver que cette influencé *ti siiiei importante t tel végétal prospère mieux, à égal de^ gré de température, dans un air modérément humide; tel' Éutre àlif^iii^^^ on t r èa ae c > C*cit une des cîr-
conétaâ«^^^0^0ite#e en plein air ne peut point Imitei* , que la eullM^éiet MiM Illimité que d'une manière impai^ faite, et qui Mue 1 par eoniëqnent, aur les difficultés que' uêm' éprouvona>l%tili|iùii lui tca végétaux d'un paya daaa Par conaéqifài^ dfî Mt agir anni aur la géogmpbie éH-jflàf^i et mérite pluf dnittention que les voyageurs ne lui cii^il^pMMlpÀlé jusqultî* Cctt en partie à cette caiiae que tlMllihiiiMlHiy^ilèfaivdgdtatioA dmpâyaaiaritinMi el d«
pays continentaux, des montagnes et des plaines, etc. Lei brouillards empêchent la fécondation des fleurs, et, par conséquent, telle plante ne pourroit prospérer habituellement dans un climat qui seroit trop souvent nébuleux à Fépoque de su floraison.
L'influence de l'agitation de l'air est bien connue dans le* cas extremis, mais n'a pas encore été appréciée dans les détails. Tout le monde sait que les vents trop impétueux brisent ou déracinent les arbres, et leur effet est grare dans les pays où ces accidens sont intenses ou fréquens; il Test d'autant plus que la nature du aol est plut blonneuse, et qu'il s'agit d'arbres à tiges plua élevéei^ à branches plus ramifiées , à bois plus fragile , k feuillet plus larges , à fruits plus gros* Mais la stagnation abtolue de Taiv paroU ausfi nuisible à la végétation : déjà ploaieaiB inrdinim avoient observé qu*on se trouve bien d'établir un peu de mouvement dans Faîr det terret; et réeemaient if. Rnigbt • prouvé çue des arbres retenna inaobilca croiasenl moins dans un temps donné que ceux qui sont soumit 4 l*aetiiw du vent. Quoiqu'on n'ait peint encore as^ez apprécié cet effet pour mvoir s'il agit tur la distribution des végétaux» Je ne crois pas devoir le passer entièrement sous silence* . Mais, de toutes les influences de l'atmospbére» la plue difficile peut-étre.à réduire à m véritable valeur cai Tactio* de aa densité , ou , ce qui est la même chose « l'influence d» la hauteur absolue sur là végétation. J'ai déjà cherché à analyser cette inAence de la hauteur dans un Mémoire qui fait partie du troisième volume de ceux de la société d'Arcueîl f et je me borperai à indiquer les bases générale! du phénomène.
La hauteur peut agir sur les végétaux, parce qu*elle m une action très-prononcée, et sur la température, et sur Tin* .tensité de la lumière solaire , et tur Thumidité ambiante, et aur la rareté de l'air atmoqphériquew
A mesure qu'on s'élève dans l'atmosphère , la température va en diminuant, d'après des lois aujourd'hui asset bien connues des phy^ciens, et qui paroissent dépendre de ce que l'air rare a plut de capacité pour la chaleur que l'aie dcttie. Les Ihitt qui prouvent fue rabaiwcmcat de le tn^
pérafure dans les hautes montagnes est une des causes qui influent le plus sur la distribution des végétaux , sont les suivons.
1." La fixité de la croissance naturelle de chaque plante à une élévation déterminée au-dessus du niveau de la mer, est d'autant plus grande qu'il s'agit de pays plus voisins de Téquateur, d'autant moindre qu'il s'agit de pays plus tempérés : ce qui tient à ce que, plus on s'éloigne de Téquateur, plus l'exposition d'un lieu donné a d'influence sur sa température.
a." Dans les pays tempérés, comme la France, par exemple, les plantes qui sont peu affectées par la température et qui croissent à toutes les latitudes, croissent aussi à toutes les hauteurs où le terrain n'est pas couvert de neiges éternelles, depuis le niveau de la mer jusqu'au sommet des montagnes. J'ai recueilli environ sept cents exemples de cette loi : ainsi la bruyère commune , le genévrier, le bouleau , etc. , croissent indifféremment au niveau de la mer et à 3ooo mètres de hauteur.
3° Si des plantes qui, selon leur constitution, redoutent une températuré trop chaude ou trop froide, croissent à des latitudes diverses, on observe que c'est à des hauteurs telles que l'effet de l'élévation puisse compenser celui de la latitude : ainsi, les plaques des plaines du Nord croissent dans le Midi sur les montagnes.
4. ** Les plantes cultivées en grand suivent des lois tout-àfait correspondantes aux précédentes : relies qu'on cultive k toutes latitudes, végètent aussi à toutes hauteurs; celles qu'on ne trouve qu'à des latitudes déterminées, s'arrêtent aussi à des hauteurs proportionnelles : la pomme de terre , qui vient si bien dans nos plaines, se cultive, au Chili, jusqu'à 36oo jnètres d'élévation ; l'olivier, qui n'atteint nulle part 44° de latitude, ne s'élève pas au-dessus de 400 mètres de hauteur.
5. " L'élévation au-dessus du niveau de la mer établit, dans la comparaison de la température des saisons, des effets assez analogues à ceux qui résultent de la distance de l'équateur, de sorte que les effets sur la végétation en sont d'autant plus analogues dans les deux cas.
A mesure qu'on s'élève dans une ligne verticale, il résulte de la dimioutioa de la densité de l'air, que l'intensiié de la
lumière solaire va en augmentant : cet effet est représenté dan» la ligne des distances a l'éqnateur, parce que la continuité de la lumière pendant la durée de la végétation est d'autant plus grande qu'il s'agit d'une latitude plus élevée.
A mesure qu'on s'eicve dans les montagnes, on voit l'hygromètre, par sa marche descendante, annoncer que l'humidité de l'air va en diminuant : le même effet général a lieu à mesure qu'on va de l'équateur au pôle.
Dans les nionta{];ncs couvertes de neiges éternelles et oit les plantes sont arrosées habituellement avec de l'eau glacée, celles qui craignent les tem peint mes trop chaudes peuvent vivre à des hauteurs inférieures à celles que, sous lu même latitude, elles supportent lori»qu't'lles ue sont pas airoféei par de Teau de neige.
Il semble donc que, sous tous ces rapports, Tespèee d« fixité des plantes à de certaines hauteara tient émiacmmenA à rabaissement de la température diaprés TéiévattOD. Le «eul point de vve , purement théorique , d'aprét lequel Oft pourrott emire que la rareté de l!âir a par elle-même une aetion directe iur la végétation , c*est H besoin qu'oirt les ré* géuuz d'absorber une quaaiité plus ott' noiat graade de gai oxigéne pendant la nuit par leurs parties vertes , et jour et' anit par leurs parties colorées* Il n*est pas douteux qu*îl jrauroit un terme d'élévation oà l'atmosphère, devenue trop xaie, ne présenterait paa asset d*air pour satisfaire k ce befoin des plantes; mais partout les montagnes se Irouvent couvertes de neige avant que cet effet devienne sensible* Aussi voyons-nous les* plantes qui ont besoin de la plua grande. dose d'oxigèae, tout comme eelles qui «^t besoin de la moindre, croître iadiSëremment dans les plaines et dans les montagnes* Si cette influence entre donc pour quelque chose dans la station des plantes à certaines hauteun, elle, ne me parott pas appréeiable au milieu île l'influence pré* ddtainante de la température de la lumiér^ et de rhumîdité/
La diminution de la pression de l'air peut eueote , .selUm. Il* de Humboldt, agir en favorisant et en augmentant l'éva** poration. Cet effet est certain en théorie ( mais |e ne eoa« sois pas de mojreaSi dans les coanoissancet actuelles , pour en apprécier l'iaflaeace réelle.
' Poar prouver combien,' dans les climats tempérés, Finâuence de la hautenr Cfl moindre qu'on ne pourrott le rroirp , {*ai eofé, dans une suite de tableaux qui font partie du Mémoire cité plus haut, lei maatima et minima des hautenn où j'ai trouvé une mâmie espèce de plantes. Ces ta* bleaux y on i*ai presque toujoiin négligé à dessein les cxemo pies où la diflérenee ne va pas à mille nôtres, prouvent que rinfluence des hauteurt ciiitbeàitcoiip moins grande qu*oii ne Tavoit cru*
af/ Partie. Des Stations,
■ Nous venons d'analyser Tinfluence générale des agens extérieurs sur les végétaux, et d'entrevoir comment la structure propre à chaque plante, combinée avec cette influence générale, détermine pour chaque espèce, ou la ])OvSsibililë de vivre dans un lieu déterminé, ou sa plus grande prospérité dans une certaine localité. Nous devons maintenant appliquer ces données générales aux stations et nu.v habitations des plantes. C'est sur cette distinction fondamentale que me semblent reposer tous les moyens de mettre quelque exactitude dans la généralisation des faits connus. t
On exprime par le terme de station, la nature spéciale de la localité dans laquelle chaque espèce a coutume de croître, et par celui d'/i.//u7(jfion , rin<lication générale du pays où elle croit natureilemeut. Le trime rie station est essetJtiellement relatif au climat, au terrain d'un lieu donné: celui d'habitation est plus relatif aux circonstances géographiques et mfme géologiques, La station de la salicorne est dan> les marais salés, celle de la renoncule a([nalique est dans les eaux douces et stagnantes; l'habitation de ces deux plantes est en Europe, celle du tulipier dans rAmirujiie sojitentrionale. L'étude des stations cat , pour ainsi dire, la lopogra* phie, et celle des habitations la géographie botanique. ' ' ****
ï-a confusion de ces deux classes d'idées est une des causes qui ont le plus relardé la science, et qui Tojit euiprchée d'acquérir quelque exactitude. Nous voyons lrcs-c\ idcuinierit que dans une région bornée les plantes se distribuent unique-t ment parle besoin que chacune d'elles a . d'après sa structure,* de certaines combinaisons des milieux où elle doit vlvre«
( «fi )
tiatee cam éétmdBe-l-dlt In UbiMtwr Coilint dfct quettioiit fondamentales de la aeieiiee, tl mêmM pour la diieâisâon des frits il iaiporte de ne pas conlbadre ceux q«i •^t relatîft à ees deux classes d'idées. Maua naos bonieroaa d*alionl à l'enaseii des siatioiis des plantes iFune même ré» glon. het lois relatim aiiz stations paroismt applicables à toutes les répons; mais on ne doit compaxer que les exemples réeUenent^miparableSy e'est-Mire, déduits d'une méaM
V^glOtt»
Toutes les plantes dHin pays , toutes celles d'un lieu donnée aont dans un état de guerre les unes relativement aux autres* Toutes sont douées ifi moyens de répraductioii et de nutrition plus ou moins efficaces. Les prendéres qui s*élalilipent par hasard dans une localité donnée • tendent , par cela même qu'elles occupent Pespace, à en exclure îtê autres espèces t les plus grandes étouffent les plus petites} les pfus vivacea vemplacôil celles dont la durée est plus courtes lea plus lé- * coudes s'emparent gradueUement de Tespace que pourruent occuper celles qui se multiplient plus diffidleaaentk-
Dans cette lutte perpétuelle il se passe deux pkéooménea principaux, t.* Certaines plantes, d'après leur oifaaimtion» ont besoin de certaines conditions d'existence : l'une ne peut pas vivre là où elle ne trouve pas une certaine quantité d'eau salées l'autre, là où elle n'a pas, à telle époque de l'année, telle quantité d'eau ou telle intensité de lumière solaire, etc. 11 résulte de ce besoin de certaines circonstances » que certaines plantes ne peuvent pw se développer dana certaines localités : premiéi^ cause' de la distribution locale des végétaux, s.* I^es conditions d'existence de chaque eipéce 90 sont pas rigoureusement fixes', mais admettent une certaine latitude entre des limites. On pourroit, pour chaque espèce , déterminer le point qui convient le mieux à sa nature , relativement à la dose de chaleur, de lumière , d'humidité, etc., qu'elle doit Mcevoir pour être dans le plus grand degi>é ,de prospérité possibles ce point une fois dé ler u rin é» on ne tarde pas à reeonnottre que chaque espèce peut s'ok écarter en plus ou en moins dans des limites quelconques» Lorsque ces limites sont très -rapprochées, la plante est plna dâicatei elle ae peut vivre que dans un petit nombre de
localités, et ne peut, par le même motif, ni se naturaliser au loin ni se cultiver facilement : telles sont ^. par exemple, les bruyères, les pinguicula, les hrunia , etc. Lorsque ces limites sont larges et plus elles sont larges, plus aussi la plante est robuste ; plus elle peut vivre dans des localités diverses > plus aucsi elle est facile à cultiver et à naturaliser au loin : telles sont la plupart des graminées, les plantains, les centaurées , etc. On trouve tous les degrés de délicatesse ou de force entre ces deux extrêmes.
Mais, ^ mesure que la localité dans laquelle une plante se développe est plus contraire à sa nature, à mesure aussi elle y croît plus foible; de sorte que telle espèce, le carex arenaria^ je suppose, qui, dans un terrain sablonneux acquiert tout son développement et étouffe toutes ses voisines, pourra bien dans un terrain compacte être à son tour étouffée par ces mêmes espèces qu'elle auroit domptées dans son sol de prédilection. Ce que le terrain produit dans l'exemple que je viens de citer, pourroit être, dans d'autres cas faciles à remarquer, produit par la température, la lumière, l'eau ou l'atmosphère; bien plus, les mêmes plantes, dansles mêmes localités, luttent les unes avec les autres, et avec des succès différens selon leur âge. Ainsi , dans la culture des dunes des landes, on sème péle-mêle du genêt et du pin : le genêt, qui pousse très- rapidement, domine et protège les jeunes pins, et quand il se trouve trop serré , il les étouff'e quelquefois ; le pin, lorsqu'il échappe à ce danger, grandit plus que les genêts, il les dépasse et finit par les étouff'er à son tour. Le même eff'et peut être produit par des maladies ou des accidens, par la nature diverse des couches de terre à différentes profondeurs, par les intempéries plus dangereuses pour une espèce que pour l'autre, et enfin par l'action de l'homme.
On peut conclure de ces faits, que je me contente d'indiquer, vu que la plupart sont très- bien connus; on peut, dis-je, en conclure que dans chaque localité, parmi les plantes qui y sont semées naturellement et qui peuvent réellement y vivre, celles qui y prospèrent davantage tendent à s'emparer de l'espace et à en exclure celles qui y sont plus languissantes : seconde cause de la distribution locale des
Ti|HtUx» cl de là tendance naturelle de ekacAn d'eux è> fiVrt dans le lerpin qui lui convient le mieux.
• iOnpeut fiKÎlement, de ces considérations générales , déduire kexplication d'un fait ohserré dès long-temps, mais plus méthodiquement par M. de Huraboldt, savoir, qu*il est desetpècca
* dont on trouve le plus souvent les individus épan et égrenés ^ el d'autres, qu*on a nommées plantei soeMlesy dont Iti indi* vidus nalwent rapproeM et ewmmt ea aaeiéléi anaibreuiei» Ainsi , p our citer des extréaci de cea deux ouuiièrea d« vivre , le cypripedlum ealeeoUt» ou' l'orvMs hireina vit preique tou* |oui« iaolé y tandis que les bruyères de l'ouest ^ les riiod<M dendroos deè Alpes, les potamogétons, etc. , vivent le plttâ aouvenieo sociétés nombreuses. Cet cÂicst dà à des causes diverses. Ainsî,lonqu'unterinHii donai est d^une nature teU lem'ent particulière qu'il eisaitot tiés*tiien k certaines espèces et mal à la plupart dci^s(ntirci(^ éelles qui y prospèreat finissent par s'en emparèi^ tnBètementt C'est -ainsi qu'os irottve des plantes sociales dans tous les terrains spéciaux a leUeb sont IVlunes annariuâ dans les sfbles, les tphagmm dans les lieux tourbeux, les rhododendrons sur les pentes élevées des Alpes , les bniyèipes dans Ifcs landes , etc. Toutes eea plantes sont sociales , parce qu'elles ne vivent que deas dcn focalités déterminées. ^
. Au contraire , lorsqu^un temin convieaty au aiéme degré , à ua'graad nombre de végétaux différeas, ceux-ci luttent fnsemble , à forces égales, pour s'y établir , e< y viveat alors aiélaagées. C'est ainsi que dans nos terralas cultivés toutes les mauvaises herbes prospèreat péle-aiHe lorsqu'oa leur en làikse h liberté; c'est aiasi que les foféts des régioas fertilea des tropiques présentent an mélange de plusieurs arbres , tandis que celles des pays tempérés, moins favorisées du cUmAt , présentent d'ordinaire une essence domiaaate.
• Eafia , les espèces éannemment robustes, qui par cela inéme sont le plus souvent dispersées, deviennent quelque- Ibn sociales : c'est ce qui a lieu , par exemple, dans les trèsmauvais terrains, oh ces plantes robustes peuvent vivre, taadia que toutes les nôtres périaKat ; c'est aiasi qiie les iadividusdo l'er^^R^titin e«iH|pe»tre soat égrenés dans certains psys, et viveat aattveat ea sodétés daa&lcs sablesâ demi fisésda bord desmera.
A ce» causes générales, déduites du mode de nutritiou , il faut joindre les causes qui dépendent de la réproduction des plantes: celles qui se propagent par des racines, des tiges ou des jets rampans, comme lu piloselle; celles qui produisent un grand nombre de graines, et dont les graines ne peuvent pas être facilement emportées au loin par les vents, vivent plus rapprochées entre elles que celles d'organisation analogue d'ailleurs, mais à graines peu nombreuses ou trèsvolatiles.
1^1 disposition ou le rapprochement des individus d'une même espèce est donc une conséquence immédiate de la théorie générale des stations, telle que nous l'avons développée ci-dessus.
La classification des stations des plantes, qui, à la manière dont elle est exposée dans la plupart des livres, semble fort simple, est en réalité fort compliquée et peu susceptible d'une exactitude rigoureuse. Nous avons vu , dans la première partie de cet article, combien une seule des circonstances qui influent sur la végétation présente de modi-ficntions, la plupart simultanées : or , une station est une espèce de résultat moyen produit par la combinaison variée et inégale de toutes ces circonstances: ainsi, un marais est différent de lui-même, selon qu'il est alimenté d'eau douc« ou d'eau salée; qu'il est sur un sol d'argile ou sur du sable, dans la plaine ou sur une montagne, dans un climat chaud ou froid, etc. Quoique cette difliculté soit évidente, il existe cependant des données générales dans les stations, de sorte qu'il est utile de les distinguer, lors même qu'on ne peut le faire avec rigueur. •
Voici les classes qui paroissent les moins incertaines, savoir :
1.° Les plantes maritimes ou salines, c'est-à-dire celles qui, sans croître plongées dans l'eau salée et sans flotter k sa surface , ont cependant besoin de vivre près des eaux salées pour en absorber une portion nécessaire k leur nourriture. 11 faut distinguer ici celles qui, comme la salicorne, vivent dans li's marais salés, et qui paroissent absorber des matières salines par leurs racines et leurs feuilles; celles qui , semblables au roccella fuciformis , vivent sur les rocs exposés k l'air marin, et ne semblent absorber que par leurs feuilles j
•if mfift/ let pbateét tdlci que Veryngium càmpeiire', qwi a*onC pat bdoin dVca Mlée , mats qui vivent far let borda de la Bcr eooune ailleufty parce qn*ellct tont a«et rolinttee pour ne pat trop redouter Tactioii du tel.
'^^1/ LetflatttetitaKiiei/ap^eléet récén l^ûr If* Lad[|Oif)Miiât> ^ cfoineiàt, 'on ploagto dant l'eaM aMTy'ott iottairtet à ta nirfiice. Cet plantet te dittrObillii daili lé ibiid de la mer on det eaux taléct,\l*aprèt lé dqpNI de tahure de l'ean s d'aprit le de^ habituel de ton e^»»^ ti^n^U çotttiniiité ou llnterdâtlnité de leur immeitioil^^Ie' dtei^'de tenlK»té du toi, et petit-étre rintenatéde.klttajièf<e*
$.* JjH ^ïmùUê oqKotifuet, qui viveut' plèi%li!t';^$li*lriî canz donect, toit entièrement immeiféet; eàttfaê let eoii>' tmai i«it éottantet à la turface , comme léi!tl^btà; toit liiéet dant le toi par leum raeiqat,' avet lé liéiâilÉÎfé dant TeaUf comme plutieurt potamogétons ; soit enraciitéet dana le toi, et TOMiit 9m flotter à la surface', éoamie les nfmt^ phmi/ #É MNlever au-dcMus de la surface, comibe ralMa piaiUago. Cette dcrnièi^jlMtKUvisioa iefapphidie îbeaucOu^ de la clatie toivantc. * - *
4/ Les plantes des morau d'eau douce ét des liens ttét bumîdes, parmi ka|iieUn on doit ditCioguer princîptlement celles det ti^iniÉà i a ^ rit èu j L , dci ]^nirieii marécé|éûtêt , du bord des eaux courantet; et, enffn, celles det terraint iaandià pendant i'iiîy^r et plut- ou moins dcttéchét pendant Yité.
vl^* Les plantes des proMtt^iit dMvpàtnrages , dans réta4e détquellet il faut distinguer celles qui , par leur réunion socîifle , soit naturelle , soit artificielle , forment le fond de la prairie, et celles qui croissent entre elles avec plut ou moins de £réqueiice et de facilité. Ces plantes des prairiet ne dif* lèrent que par le 4cgré d'humidité de ceUet det prairies marécageuses.
6." Les plantes des terraint euUi¥é*. Cette classe est tout-i^ liit due- à l'action de Thomme ; let plan(|et qui croitaent dani not terres cultivées sont celles qui, dans Tétat sauvage, se plaisent dans les terrains légers et substantiels; plusieurs d*entre eUet ont été transportées d^un pays k Tautre avec Ict gratact mÊmm det piantca eultivéct. Celict qu*oa trouve
dans les champs, les vignes et les jardins, quoique souveni les mêmes, présentent souvent aussi un choix particulier déterminé par le moâe de culture.
7. ** Les plantes des rochers, desquelles on passe, par des nuances insensibles, à celles des murailles, des lieujc rocailleux et pierreux, et jusques à celles des graviers, qui, à mesure que la masse des fragmens va en diminuant, nous conduisent, par de nombreuses nuances, jusqu'à la classe suivante. L'étude des plantes des rochers présente des diversités remarquables, d'après la nature propre de chaque roche.
8. " Les plantes des sables ou des terrains très-meubles , pour la classification desquelles on éprouve quelque difficulté : car celles des sables maritimes se confondent avec les plantes salines ; celles des terrains meubles avec les espèces des terrains cultivés ; et celles des sables grossiers ne dififèrent pas de celles des graviers.
9. ** Les plantes des lieux stériles, à raison de ce qu'ils sont trop compactes , comme le sont les terrains argileux, ou ceux dont la superficie se durcit par la sécheresse ou la chaleur, ou ceux qui sont fortement tassés par l'homme ou les animaux. Cette classe hétérogène renferme des végétaux peu tranchés.
10. ** Les plantes des décombres, ou qui naissent voisines des habitations humaines: ces espèces, en petit nombre, semblent déterminées dans le choix de leur station , les unes par le besoin qu'elles ont des sels nitreux , d'autres peut-être par le besoin de matières azotées.
11. ** Les plantes des forêts, parmi lesquelles il faut distinguer les arbres qui, par leur réunion, composent la forêt, et les végétaux qui peuvent avec plus ou moins de facilité croître sous leur abri. Parmi les végétaux habitans des bois, leur distribution dans des forêts de diverses essences se détermine d'après le degré d'obscurité plus ou moins grand que chaque espèce peut supporter , soit toute l'année , comme dans les forêts d'arbres verts; soit pendant tout l'été, dans les forêts d'arbres qui perdent leurs feuilles.
la.** Les plantes des buissons et des haies. Les arbustes qui composent cette station, diffèrent des végétaux des forêts par leurs moindres dimensions et par la légèreté de leur om-
brage : les espèces qui croiasent entre eux Mut plut parti* euliérement les herbes grimpantes.
13. ** Les'plantei souterraines, qui vivant, soit dans les ca^ vernes plus ou moins obscures, comme les hyssus; soit dans le sein même de la terre, comme les truffes* Ces plantea peuvent se paner de Tuction de la lumière, et plusieum dVntre elles ne peuvent m£me la supporter. Les espèces qui naissent dans les cavités des vieux troDCS, ont de grands rap-* ports avec celles des cavernes*
14. ° Les plantes des montagnes ^ parmi lesquelles on poniv roît admettre comme sous-divisions toutes les autres stations. On a coutume de classer comme plantes montagnardes cellea qui, dans nos climats, né se trouvent qu*à une hauteur ab» solne de plus de 5oo mètres; mais cette limite est tout-à-fait arbitraire* La division la plus importante à établir parmi les plantes montagnardes, est celle des espèces qui croissent dans les montagnes alpines où la neige persiste pendant tout Tété, et où Tarrosement est non -seulement continu, maia d^iutant plus abondant et plus froid qu'il fait plus chaud; et des espèces qui croissent dans les uiontagoes dépouillées de neige pendant l'été, et où, par conséquent, l'arrosemcnt rcsse au moment où il seroit le plus nécessaire. Ces dernières sont évidemment plus robirstes que les premières ^ et sont brauconp plus faciles à soumettre à la culture.
iS° Les plantes parasites, c'est-à-dire, qui sont dépourvues de la faculté, ou de pomper leur nourriture du sol, ou de l'élaborer complètement, et qui ne peuvent vivre qu'en absorbant la séve d'un autre végétal : on en trouve dans toutes les stations précédentes. On doit distinguer parmi les plantes parasites : ) celles qui naissent à la surface des végétaux, et s'y implantent pour vivre leurs dépens, telles que le jîui et la cuscute; et 2." les parasites intestines, qui se dévclopjx nt dans l'intérieur même des plantes vivantes, et percent le plus souvent Tépidcrmc pourparoitre au dehors, telles que les urédos et les flccidium.
iG.** Les plantes fausses-parasitcs , c'est-à-dire, qui vivent ou sur des végétaux morts ou sur des végétaux vivans, mais sans en pomper la séve. Cette classe , qui a souvent été confouduc avec Ia gticiédç^ ,^téient€ Jioitf^u^
distinctes. La première, qui se rapproche des vraies parasites, comprend des plantes cryptogames, dont les germes, apportés probablement pendant l'acte de la végétation, se développent à Tépoqne où soit la plante , soit Torgane qui la recèle , commence à dépérir , et qui vivent de sa substance pendant Si>n agonie ou après sa mort; telles sont les némaspores et plusieurs sphéries : ce sont de fausses parasites inleslines. La seconde comprend des végétaux, soit cryptogames, comme les lichens et les mousses, soit phanérogames, comme Ifs épidendrums, qui vivent sur les arbres vivans sans pomper leur séve, et en se nourrissant ou de Thumidité .superficielle de l'écorce , ou de celle de Tair : ce sont de fausses - parasites superficielles; plusieurs peuvent vivre sur les rochers, les arbres morts ou le sol. lia troisième comprend les fausses-parasites accidentelles , comme le sont les herbes qu'on voit naître çà et là dans les cavités des troncs. •
Ces seize classes admettent assez tolërablement la totalité des végétaux connus; mais, comme j'en ai prévenu, elles ne doivent point être considérées d'une manière rigoureuse. Les unes se rapportent à l'influence du sol, d'autres à celle de Teau , d'autres à celle de l'air ou de la lumière; et dans chacune dVlles on a pris un élément prédominant pour base de la division, et on a négligé momentanément tous les autres. Cette méthode est peu logique; mais on est forcé de s'en contenter là où des causes très-nombreuses se compliquent ensemble.
L'influence de la température, quoique très-puissante sur les végétaux , a été négligée dans la classification des stations; nous la verrons, au contraire, tenir le premier rang dans le peu qui est appréciable pour nous dans la théorie des habitations, dont nous allons maintenant nous occuper.
3/ Partie. Des Habitations,
Si l'étude des stations nous a déjà présenté bien des parties vagues et peu susceptibles d'appréciations rigoureuses, celle des habitations nous offre cette incertitude a un degré plus éminent encore. Une partie du phénomène de la distributioa
dft végétaux dani Us pays divers , par«lt liieii tenir à Vin^ flutnM appréciable de I* tempéralure M«aît il eit encore tiae partie de Ûuts qui échappe à touCet les théurîes actuelles, ^arce qu*el}e m Ue à i*ôrigîne même des êtres organisés^ c*fsft-Uire aa «ulet le plus obscur de la pliilosophie nat»* relie,
..Joua ou preM|ue tous les végétaux, livrés k eux-méneiy tendent à occuper sur le globe un. espace détenniné ; e*eat là .détermination def lois d*après lesquelles se fait cette eircons* «yriptiçn végétale , qui constitue l*étude des babitalîonSf SI Ton ae.cpntente de connoisianccs relatives aux espèce*, on peut asseï bien déterminer, pour chacune d*elles» les limiter en latitude, en longitude et en hauteur, qu'elle n*a pas coutume de franehir. La collection de ces fiuts dp détail est la: ba^e de la icienee* Loisqu*on les aura tous réunis avec ezac* titude, peut-être en pourra-t-on déduire des lois générâtes et rigoureuses; mais nous ne connoissons probablement pas. la moitié dff fspèeés du globe, et parmi, celles «jlke nous çon* noissons H en est à peine la moitié dont Thabitation soit détarminée avoe précision. XiCs généralité* que §otts tentons d*établiren ce moment, lofit donc évidemment provlsoir)esi^ mais elles lendept, tout imparfaites qu'elles sont, à Ihire eonnoftre Tensemble de la végétation, et à diriger les voya* geurs dans le choix de leurs observations ultérieures t c*est squs ce double rapport qu'elles ont déjà un intérêt réel.
I«*influencse de la température est manifctte lonque To» compare la nature, le nombre et le choix des végétaux qui croissent dans le* pa^ divers, 4 différentes* latitudqs et à différentes hauteurs. Cette inffuenee paroft plus grande en^ core lorsqu'on réfléchit que ces élémcns se compensent dn manière à proçurer aux individus d*une même espèce une température i peu prèf semblable dans les localités diverses, oit elle se trouve. Il se passe Ici le même phénomène que pour les station*; Mivoir, que les espèces délicates, qui ont besoin d^une température bien déterminée (soit quant à l*intgneilé, soit quant à Tépoque), n'habitent que dans nn sfiil pgjWf tondit que les espèces plus robustes, qui s'acconi'» modent de divers degré» de froid et de chaud, peuvent sn rencontrer à dca diatances trèa-conaidérablef. La tf pipéfftnMi
des Taux présentant de moindres diversités que celle de Tair, il est probable que les plantes aquatiques doivent être , moins que toutes les autres, bornées à un climat déterminé: c'est aussi ce que les botanistes croient avoir observé; mais ie ne suis pas bien certain que ce résultat probable soit fondé sur des comparaisons assc^ nombreuses et assez exactes.
Le nombre des espèces diverses d'un espace donné va en au^entant à mesure qu'on avance vers les pays chauds , et en diminuant vers les pays froids. Cette loi est évidente dans les montagnes, qui ont bien moins de plantes à leur sommet qu'à leur base; mais plusieurs autres causes concourent avec la température pour produire ce résultat, qui est plus clair en comparant les pays soumis à des latitudes diverses. Ainsi M. de Humboldt compte 4000 espèces seulement dans l'Amérique tempérée et i5ooo dans l'Amérique équinoxiale entre les tropiques, i5oo dans l'Asie tempérée et /|5()0 dans l'Asie équinoxiale. Ces nombres ne peuvent être que très-approximu ti fs , vu que les différens pays sont très - inégalement connus.
On peut atteindre à une précision un peu plus grande, en comparant, sous d'autres rapports, le choix des végétaux du IMord et du Midi. En général, si l'on part des régions tempérées, on voit évidemment,
1." Que le nombre proportionnel des plantes dicotylédones va en augmentant à mesure que l'on approche de l'équateur^ et en diminuant vers le pôle ;
■j.* Que le nombre des acotylédones ou cellulaires suit une règle inverse, c'est-à-dire qu'il va en augmentant vers le p6le , et en diminuant vers l'équateur;
3.** Que celui des monocotylédones , parmi lesquelles je comprends les fougères, souffre peu de variations comparativement aux deux classes précédentes, et forme environ un sixième de la Flore totale de chaque pays, comme du monde entier.
Ces trois propositions peuvent se déduire du tableau suivant.
i»" TahUau, indiquant le nombre proportionnel de$ brou grandes elaita de végétaux dam di¥er$ pa)^j.
Laponie. Latit. bor. 66 — 6«)".
D'«prà« M.. Wâklenherg. Nombre total de* plaoïei, 1087. ^tmmT^'
Dicot) Icdoncs 3.,o 1 • 3
MonocotjlëJoiiet lôty ^ l 5 6
. Acotylédones *. . ' 667 I 5 1
Islande. Lat. bor. 63 — 67°.
Ji'tkfrét M. Uooker : nombre total 642. ,
Dicoljlëdones s39 t t è
• MoaoeoigrUaene*. i35 ,* i ^
▲M^UdoMt. M . t i
^ttemo^n^. LaUtbor. 45 — - 54** PriacifaUaitat é'ëptèê U. Hoiîniaa : nombre total * 3«6o.
DkotjUdoBM ; 1465 9 l
Monocotylédon e» * 403 1:7'/,
Acotylédoues ** 1700 i l
Franee, latil. bor. 4a — 5i% \
jymftèê u Floro'françoiso et le Sopplëmeat :
Nombre total 5966.
DicutylcdoncA ^997 t I a
Monocotjlédonc* «... 79^ * • 7 'A
Acotjlédones. «171 i : 2%
Barbarie. Lat. bor. 34 — 57°.
D'apràt M. Detfootaioet : nombre total* ......... . 1577.
Drcotjl^doaet taoo i • 1%
Meaomtjlédoiies - 3 16 1 :$
Aeotjlédooce*** 61 1 : 06
, ÈgypU». Lfttiîu bor., «4— 3a^
D'eprèe K. Dolillé: nombre total i«3o.
Dicotylédones. ...s. 776 1 : t %
Ifonocutjlédones iga 1 : 6'/,
■ • Acotylédones 6a i I i()
* Ce nombre est plus fort que celui de M. Hoffmann , parce que j'ai tuppulc les graminées d'après la partie publitic de la Flore de M. ScbradiT.
** Ce noDibre paroit au-dessoai de U vérité. Je n'ai pu- noter les elgnee et les cbampigaont que par approlimation.
Ce nombre est an-de«ovt de la vérité. L'antenre'ett flloint ocenpé de erjptogamee que dn reete dn r^ne véfétel.
Jamaïque, Latit. bor. 18".
D'après M. Lunan : Dombre total,
l335. Soil 1 la tokco*m<
Dicotylédones 801
Monocotvlcdones 412
Amérique équinoxiale entre les tropiques.
Nouvelle' Hollande» Latit. austr. 10 — 43'
Dicotylédones
Monocotylédones
Acotjiéduncs
Tristan da Cunha. Latit. austr. 57**.
Total drn espèces.
Dicotylédones . . . .
i : fi
Guiane française. Latit. bor. 1 — 4*.
hael.
Acoly lédoncs
Globe, dans sa totalité.
D'après M. Persoon, en i8o5 et 1806.
Total des espèces
Dicotylédones
Monocotylédones
Acotylédones , cntriron
Oa les Dicotylédones font du nombre total environ %
Monocotylédones '/^
Acotylédones %
Ce genre de calculs ne peut pas être fort exact , 1.** parce qu^on y compare des Flores faites d'après des principes divers et avec un soin inégal ; 2.° parce que les acotylédones sont beaucoup moins bien connues que les deux autres classes, et manquent même complètement dans plusieurs Flores.
Sous ce dernier rapport on atteint à une précision plus
gf^padc en coinpiraiitseulèiiient les rapporlt nMénqum to licDljrMoDCt et des monpcotyjédoocf. C*eit dan» ce .bot que aont Tédigét Ict deux tftbleavx Miivaai.
3.* 'Tableau , indiquant le nombre des dicotylédones et des^ mono^ cotylédones dans diver$e» Flores^ non consi^néa dans le premier
tableau, , - j
États- unis de l'Amérique âipteiUrioniUe,
D'aprte IL Punk : Vatcalairei 3891
Dicolylt'Hnnes ............. .....a . aaftS
MonoGOtjlcdoaes.» .•••é.. C39
Itles Britanniques,
Jl'ajurèc M. Smiih : Yascubiro. 14C5
. DkntylédoBfls 1078
M oaoeo^lédtmtt • • . • ' 407
Saisie.
D'après UalUr. ... Tuculaire 1714
Dicot} (éJoiies •*••..
MoDOcotjf lédonea. • t«». 397
Venue,
D'après M. Moricaaf : Taacvlairet. 757
DieôtjIMoBes • ' 5M '
Hoaoealylëdonas. t...... 189
Crimée et CoMcase* P*apfèt M. Blanckall 4e Biebartado :
Yaiculairi-i 24i3
Dicotylédonr* • aqoo
Monocotjrlédonet 4i3
Royaume de Naples,
^'aprè» M. Tenore : Yatculairc».. • • • a5J7
• Dico^Udaaea aaoi
MottoeatjMoaaa... $36
lilet OsiMiWet.
D'après l'ottTraga ét tea ékil» nanutcrites de M. de Buch. Yasculairet 57t« o«> an eaaapunt lc« plante» «oclimaléaa, 533
Dicotvlcdonefi. . . , 3<i8 ••• 419
2Ionocot)'lcdones... 63 * 114
Sainte 'Hélène {Ue de),
D'apràs M. Roxliurgk : Yascutaircs tii
Dicotjlcdonaa 3i
HoDoeotjrlMoaat, , 3o
* 1^ foBfèret aiMtt camptéaa d'après une aatt iiawaia par ll.fliertn«
3." Tableau. I^ombres proportionnels des monocotjlcdones et des dicotylédones , tels qu'ils résultent des deux tableaux précédens.
\." CL\ssk.. Conlinciis ou ilea voisines des conlinens.
Monocot. «ont sut «licol jrl.
lal, 66 —
6*)" la t. mot.
ion
Itirt Driliinni(|ue«. . . .
lUO
1 uo
Royaume de Naplos, .
Etats-unis d'Anicriqui*.
iOO
Nouvelle - Hollande. . .
Cuiaiie rraiiçois<> . . . .
Anicrique ti^uinosialc entre lés
tropiques. . . .