‹ Essai et observations sur la manière de réduire les luxations spontanées ou symptomatiques de l'articulation ilio-fémorale [electronic resource]Chapitre 19 sur 57 · LUXATIONS ANCIENNES · texte numérisé non relu

LUXATIONS ANCIENNES

Si nous avons reconnu § 23 que les luxations spontanées plus ou moins anciennes, qui n'avaient été accompagnées d'aucun abcès ni autre accident présentaient des chances favorables à l'emploi de notre méthode, il en résulte qu'un malade atteint de luxation subite ou par cause externe non réduite se trouvera dans les circonstances les plus

avantageuses possibles. Ici moins que jamais , on n'aura à redouter ni altération du tissu osseux, ni déformation des surfaces articulaires , surtout si la maladie n'est pas très-ancienne. Dans Pétat actuel de la science, il est impossible de déterminer jusqu'à quelle époque de l'existence d'une luxation on pourrait encore tenter de la réduire. Des recherches à ce sujet nous en apprendraient beaucoup moins que ce que nous savons déjà, puisque l'enfant Adèle Jacques (Obser. VII) portait depuis six ans la luxation dont elle fut guérie et que le terme de deux à six mois au plus est indiqué comme celui au delà duquel on ne peut plus guères espérer de réussite. C'est encore ici le cas de faire l'application de ce précepte déjà donné par nous , de procéder à Pextension, sauf à y renoncer , si les signes défavorables mentionnés au § 23 font présumer que la cavité cotyloïde ne peut plus recevoir le fémur.

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