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à moi étaient atteints de déplacemens spontanés : à peine fus-je certain de leur guérison que je me hâtai de livrer à l'impression un simple mémoire dont le plan dût être déterminé par mon expérience du moment ; cet empressement à publier des choses nouvelles que je me proposais de recommander à l'attention de mes confrères n'a rien je pense qui puisse m'attirer des reproches. Mais diverses circonstances m'empêchèrent de terminer complètement et de livrer au public mon travail dès 1832, comme j'en avais eu l'intention; parmi ces causes, celle qui agit le plus efficacement peut-être sur ma détermination , à retarder toute publication , ce fut l'arrivée successive de nouveaux sujets dont je désirais avoir les observations pour présenter une masse de faits plus imposante. Ces derniers venus se trouvèrent tous atteints de luxations congénitales , il ne se présenta qu'une seule luxation spontanée accompagnée de circonstances tellement défavorables que j'annonçai par avance l'inutilité de toutes tentatives pour réduire» cela ne prouve pas que mon procédé guérisse plutôt les luxations de naissance que les spontanées , mais que les premières sont plus communes que les secondes. Le lecteur pourra même remarquer que cette circonstance confirme plusieurs pro» positions avancées par moi dans le tems de nos débuts , comme des conjectures que les faits pourraient bien vérifier un jour. Il n'y a donc point ici contradiction , mais réalisation des conséquences que j'avais annoncées comme probables et il n'en résulte aucune atteinte à ce fait, que les luxations anciennes de toute espèce regardées jusqu'alors comme incurables, sont curables par mes procédés ; seulement , les faits que je fournis sont en raison de la fréquence de chaque genre de luxations. On pourra ensuite blâmer dans le texte une faute de
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peu de gravité , facile à réparer dans un errata , l'alternative du je et nous qui se trouvant à plusieurs pages du livre, pourraient jeter l'incertitude sur l'espèce de participation que les auteurs ont prise au travail. Tous deux ont directement coopéré à la composition de l'ouvrage , mais la part que chacun y revendique est différente et sera facile à faire. A moi seul appartient la découverte de la nouvelle méthode de réduction , par conséquent celle des appareils et le traitement de tous les malades dans l'établissement de Morley, qui est également mon entière propriété. Mais trop occupé pour pouvoir me livrer d'une manière suivie au travail de cabinet , je me suis adjoint pour cette partie M. le docteur Jacquier : c'est à ses soins éclairés qu'ont été confiées la rédaction de l'ouvrage et les recherches qu'elle a nécessitées : mais il a reçu de moi tous les matériaux de la deuxième partie qui est exclusivement relative à la nouvelle méthode de réduction.