‹ Essai et observations sur la manière de réduire les luxations spontanées ou symptomatiques de l'articulation ilio-fémorale [electronic resource]Chapitre 31 sur 57 · DIVERS APPAREILS PRÉCÉDEMMENT DÉCRITS · texte numérisé non relu

DIVERS APPAREILS PRÉCÉDEMMENT DÉCRITS

Maintenant que nous avons décrit les divers appareils nécessaires à l'extension et que nous en avons donné le mode d'action en particulier, il est bon de faire connaître comment en agit l'ensemble et de de'velopper les avantages qu'on peut retirer du lit me'canique.

Le malade coucbé dans son lit, les divers appareils appliqués, on remarque que le tronc est soutenu au moyen des brassières et qu'il ne peut descendre, que le bassin est maintenu sans pouvoir se porter ni à droite ni à gauche par l'application de la ceinture qui coopère à la contre extension , sans que son action puisse troubler, le plus légèrement possible, les fonctions digestives par une compresion incommode; que le membre abdominal est dans une position telle qu'elle ne peut varier , et que les divers modes d'action exercés

sur le membre ne peuvent être dérangés, étant tous en harmonie, que les mouvemens nécessités par les besoins de la vie, ne changent en rien la fixité d'action des appareils, puisqu'on peut e'iever le buste du malade et l'élever lui-même , sans les déranger ni modifier en rien leur manière d'agir. L'individu en traitement conserve donc dans toute leur plénitude les avantages qu'il en a obtenus et on peut les calculer avec certitude, puisque, d'une part, le membre sain étant appliqué sur la planche c", on a la certitude qu'il n'est pas redescendu et qu'il a conservé la position qu'il avait lors de l'application des appareils, tandis que, pour le membre affecté, on peut voir son e'iongation en examila distance parcourue par la planche q et en observant les points ou styles des lames de cuivre r, r, qui glissent sur celles 3o, 3o, où sont tracées des divisions, ce qui donne au malade du courage et au médecin une certitude positive pour juger de la marche de la tête de l'os et régler la conduite qu'il aura à tenir.

Par l'ensemble de tous ces procédés, on évite le frottement qui ne pourrait manquer d'avoir lieu sans le secours de semblables moyens. Le résultat lent, mais progressif et insensible du mouvement imprimé, est de produire, pour ainsi dire, un état de laisser aller dans les muscles qui se relâchent,

s'alongent et permettent à l'os d'obéir à l'impulsion qui lui est communiquée. Il déplace lentement les parties qui étaient rapprochées , détruit sans secousses le tissu cellulaire, et les vaisseaux rompus ne produisent ni épanchement ni douleur. Il ne peut y avoir de réaction, puisqu'il n'y a point d'interruption dans les moyens agissans ; rien ne peut donc troubler l'ensemble des phénomènes qui se développent alors et tout donne la facilité d'arriver au but désiré qui est de replacer l'os dans sa cavité.

Mais, pourra-t-on me demander, continue-t-on l'extension jusqu'au point d'amener le sommet de la tête de l'os au niveau de la cavité cotyloïde ? Dans cette hypothèse, le tiraillement sera excessif, et comment concevoir que les muscles puissent s'y prêter, puisque l'alongement du membre sera forcé d'une longueur proportionnée à la profondeur de la cavité. L'objection est juste et en effet la difficulté à vaincre serait grande ; aussi pour l'éviter, avons-nous pris le parti de relâcher les muscles forts dont on a à surmonter la résistance, en sorte que pour terminer l'extension, il ne nons reste plus à vaincre qu'un tiers des obstacles musculaires , ce que nous essayerons de démontrer dans la description des appareils de la troisième série.

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