ET CONCOURIR A LA RÉDUCTION
L'appareil extenseur et réducteur que nous allons décrire, a deux fonctions bien distinctes à remplir-, la première est de continuer l'extension, d'augmenter l'élongation du membre et de changer la position de la tête de l'os ; la deuxième est de conduire lentement la tête de l'os dans sa cavité ; pendant ces opérations, la disposition de l'appareil permet de suspendre l'opération lorsque le cas l'exige et cela sans incommoder le malade.
DESCRIPTION
de l'appareil extenseur et rédacteur. Pour bien concevoir cet appareil, il est indis-
pensable de prévenir que Ton doit auparavant prendre la mesure du membre abdominal sain, afin de pouvoir déterminer la ligne que doit parcourir le membre luxé; cetle mesure se prend de la manière suivante : le malade étant couché sur un plan horizontal, on fait décrire au membre sain une portion de cercle en le portant en dehors, la longueur qui existe alors entre Tun des points de ce cercle et le point qui se trouve à Pà-plomb du périné , est le rayon qui servira à décrire une autre portion de ce cercle que nous allons indiquer.
On prend une planche r, longue de trente pouces et d'un pouce d'épaisseur, sur laquelle on trace un cercle qui a pour rayon la longueur dite plus haut; à neuf lignes de ce cercle, on en décrit un second qui lui est parallèle, ensuite on réduit cette planche de manière à ce qu'elle n'ait plus que trente lignes de largeur dans toute son étendue, et que ses bords soient parallèles aux cercles tracés. La face supérieure de cette planche r est divisée en trois fractions circulaires ; une antérieure qui n'a que six lignes de largeur, la seconde est l'espace même compris entre les deux cercles déjà décrits et la troisième placée postérieurement à quinze lignes de largeur. La portion comprise entre les deux cercles déjà décrits est creusée sur six lignes de profondeur et forme une coulisse 27.
Une autre planche supérieure s ayant les mêmes formes et les mêmes dimensions que la planche r a également une coulisse 28, creusée sur sa face inférieure. Ces planches sont exactement superposées et leur écartement se trouve maintenu au moyen des deux montans t, u, qui sont assemblés à queue et fixés par des vis.
Ces deux montans ont treize pouces six lignes de hauteur, une largeur de quinze lignes et une épaisseur de onze. La réunion des quatre pièces r, S, t, U forme un châssis long et cintré. A la partie postérieure-extérieure de la face inférieure de la planche r, se trouve une entaille d1une ligne de profondeur pour loger une lame de cuivre V qui se termine extérieurement par une pointe très-aiguë qui forme style. Le milieu de la planches est percé de dix-neuf trous 29, 29, également espacés les uns des autres; ils sont destinés au placement de brochettes.
Le montant intérieur t est arrondi dans l'étendue, d'un pouce et dans deux points de sa hauteur; le premier point 3o est au-dessus de la planche r et le second 3t à six pouces huit lignes de la même planche ; ces deux portions arrondies sont embrassées par des colliers en cuivre x y, se terminant par des lames de même métal, qui sont attachées sur les guides en bois z a\ Ces guides ont seize li-
gnes d'une face sur dix lignes de Tautre. Sur les lames en cuivre garnissant les faces internes des guides, sontdesdivisionsen pouceset lignes. Comme ces guides se dirigent au besoin en arrière, on remarque au bord supérieur de la table a de l'appareil à extension une entaille oblique 32 qui reçoit le guide supérieur a1 tandis que l'inférieur z se loge dans une mortaise 33, parallèle à l'entaille 32 et placée verticalement au-dessous. Au moyen des guides z a1, la partie intérieure du châssis r, s, t, u peut être portée en avant ou en arrière à volonté, et quand les guides za' sont rendus fixes au moyen de brochettes ou de vis, les colliers x y servent de coussinets et le montant t devient Taxe sur lequel pivote le châssis r, s, t, a : le style v peut alors parcourir une portion de circonférence et décrire des mouvemens semblables à ceux de la branche mobile d'un compas lorsqu'on décrit un cercle.
L'extrémité de la table a saillante en dehors du bâtis du lit, reçoit une équerre b' de neuf pouces de hauteur sur neuf pouces de largeur et de la même épaisseur que la table a; cette équerre sert à adapter le plateau c' que nous allons décrire ; elle le recouvre par l'extrémité antérieure de son bord inférieur dans une étendue de deux pouces partagée en deux parties; l'une, d'un pouce, s'applique sur le plateau c', l'autre, aussi d'un pouce,
forme une entaille 34, d'un pouce carré, destinée à recevoir le bord postérieur de la planche F j le bord vertical antérieur de l'équerre b' est taillé en biseau.
Le plateau c1 a trente-deux pouces de longueur, neuf pouces de largeur et un d'épaisseur-, il est placé horizontalement et dans une direction oblique par rapport à la table a et à son équerre b1; il dépasse extérieurement cette dernière d'un pied, ce qui le rend saillant de dix-huit pouces en dehors du lit; postérieurement il couvre le bord inférieur de la table a dans l'étendue de dix pouces, et lui est réuni au moyen de fortes vis-, le bord antérieur du plateau est droit et sa longueur est de vingt-sept pouces, à partir de son angle interne, le plateau forme un angle droit et son bord se dirige sous la table a ; l'extrémité extérieure de sa face supérieure est recouverte d'une plaque en cuivre d1 qui a deux pouces de largeur et se trouve incrustée de toute son épaisseur dans le plateau ; sur cette lame se trouvent tracées des divisions 3j en pouces et lignes; le nombre des lignes est de dix-neuf; elles se tracent de la manière suivante : quand le montant t est à la distance voulue de la table a, que le bord postérieur de la planche est dans le fond de l'entaille 34 de l'équerre b\ on marque une ligne correspondant au style ; on porte
ensuite en avant l'extrémité extérieure du châssis r S t u qui pivote sur le montant t ; par ce mouvement le style décrit un arc de cercle; c'est la longueur de ce même arc que Ton divise en lignes au nombre de dix-neuf, la première indique le point de départ.
Comme en plaçant le style V sur chaque ligne on imprime un mouvement au châssis r s tu, il convient de pouvoir l'arrêter et le rendre fixe à chaque station , on y parvient au moyen des trous 35, 35, percés verticalement dans l'épaisseur de la partie posteïieure et extérieure delà plancher, trous qui correspondent à ceux 36 , 36 , pratiqués dans l'épaisseur du plateau o'; ces derniers sont numérotés de î à 19, pour la facilité de l'opération : on conçoit que ces trous ne servent à l'usage désiré qu'autant qu'on y place une brochette pour fixer le châssis r s t u. Il nous reste à parler du support du pied qui glisse et circule dans les coulisses 27 et 28 déjà décrites.
Ce support du pied est composé d'une planche e1 de quatre pouces de largeur .sur onze lignes d'épaisseur, ayant en hauteur l'intervalle compris entre les fonds des coulisses 27 et 28 ; les bords supérieurs et inférieurs de cette planche sont tailles en courbe, c'est-à-dire que la face ante'rieure est concave et la face postérieure convexe, afin
que la planche puisse glisser aisément dans les coulisses; au-dessus du bord et à la partie inférieure de la face ante'rieure se trouve attachée une talonnière f\ des mêmes épaisseur et largeur que la planche e1 et haute de deux pouces. Cette talonnière se trouve entaillée circulairement dans le milieu de sa largeur sur un pouce de profondeur. A quatre lignes des bords de la planche e1, et audessus de la talonnière P se trouvent deux mortaises 38, 39, qui sont destinées à laisser passer des courroies. La face poste'rieure de la planche e', dans la hauteur des mortaises 38 et 39, se trouve entaillée de manière que les courroies qui passent par les mortaises , affleurent la face postérieure de la planche. Sur le bord extérieur de cette planche et à partir du bord intérieur delà talonnière, est un épaulement en bois g1 qui a trois pouces de hauteur, quatorze lignes de largeur et l'épaisseur de la planche e1; il est maintenu par des vis.
L'entaille postérieure de la planche e1 se trouve prolonge'e dans toute la largeur de cet épaulement, lequel est percé de quatre trous 40,4*1 placés diagonalement; ils sont destinés à fixer l1extre'mité des courroies dont nous avons déjà, parlé.
Comme la table a dépasse extérieurement le je lit et s'oppose à ce que le porte-sangles I1 du lit mécanique se place dans sa chappe adaptée sur
le montant, un remplace ici cette chappe par une coulisse verticale formée au moyen de deux tasseaux h, i, qui sont attachés sur la face antérieure de la table a, cette coulisse reçoit donc Tune des extrémités du porte-sangles V.
APPLICATION