EN CONSERVANT LA POSITION HORIZONTALE
POUR PRENDRE ENSUITE, ETANT LEVE, LA POSITION ASSIS ET POUVOIR SE FAIRE PROMENER DANS CETTE POSITION.
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Ces appareils se composent d'une ceinture, d'un lit mobile articulé pour sortir du lit en conservant la position horizontale, du support de ce lit, enfin d'une troisième partie qui forme charriot sur lequel repose le tout.
La ceinture est faite avec trois doubles de toile fine et forte qui entourent le bassin et se lacent devant pour pouvoir comprimer à volonté. On y ajoute un large sous-cuisse qui est également lacé.
Le lit mobile articule' employé pour sortir du lit se divise en trois parties , une moyenne Jla une supérieure 2$ 9 et une troisième inférieure ît>
La première partie, ou partie moyenne 41 3 est un châssis de dix-huit pouces en carré, fait de pièces en bois qui portent vingt lignes carrées : les pièces latérales a, b, sont de vingt-deux pouces de longueur, tandis que les transversales c, d, n'ont que dix-huit pouces. Les premières a, b, dépassent les traverses cd, de dix-huit lignes de longueur; elles portent toutes un enfourchement pour recevoir les deux autres parties
A la face inférieure des pièces latérales a b, à quatre pouces de l'extrémité qui répond à la partie S se trouvent deux prolongemens éf, aytfnt mêmes épaisseur et largeur que les pièces indiquées par à b, sur une longueur de quinze pouces, et se trouvant assujetties et maintenues en rapport avec les pièces latérales ab dans rétendue de quatre pouces au moyen de fortes vis. Quant aux parties qui restent libres , elles sont terminées par un tenon i,t, qui est horizontal; dans Un sens opposé à ce tenon et à un pouce d'intervalle, se trouve creusée une mortaise 2, 2; à six pouces de l'extrémité des pièces latérales a, b, et sur la face inférieure, existe une mortaise de quinze lignes de longueur sur six lignes de profondeur que remplit une pièce en bois g g (i) saillante extérieurement $ longue de seize
(1) La pièce g g qui se réunit au support h nc se trouve pas figurée dans les planches. Elle correspond à rcnfourchcincnl 3.
ligues , d'une largeur et d'une épaisseur répondant à celles de la mortaise; cette pièce en bois représente un tenon qui est reçu dans l'enfourehement 3, 3, du support h h, dont Jes proportions en largeur et épaisseur sont les mêmes que celles des pièces latérales a b et dont la longueur est d'un pied. Si on se reporte à un pouce de Pextrémité opposée à l'enfourchement, toujours dans le même sens, on voit une mortaise 4, 4 de quinze lignes de longueur sur six de largeur.
Les pièces latérales ah présentent a sept pouces de la traverse C, sur ses faces externes , des trous de six lignes de diamètre que remplissent des cylindres ii, saillans extérieurement de treize lignes, percés d'un trou 5,5, de deux lignes de diamètre; ces cylindres sont destinés à recevoir les longs bras de bois r r.
Pour terminer ce qui a rapport à la première partie «H, du lit mobile articulé, il nous reste à parler d'une pièce également mobile composée de deux morceaux de bois k et 1, assemblés en forme de T,dont k forme la partie supérieure. Cet assemblage a lieu au moyen d'un tenon du support 1, long de treize pouces quatre lignes, et d'une mortaise 7, creusée dans la partie moyenne et dans le sens perpendiculaire de la pièce k, laquelle présente égaleraient deux autres mortaises
6,6, égales en dimensions à la précédente et destinées à recevoir les tenons des prolongemens e f .
La deuxième partie l&a ou partie supérieure du lit mobile, représente un carré long. Aussi large que le précédent, long de trente pouces, ses autres dimensions sont celles des pièces que nous venons de décrire. Il est formé de deux pièces latérales mm, d'une traverse supérieure n et d'une inférieure o, qui est distante de la supérieure de vingt pouces. Les extrémités inférieures des pièces latérales sont terminées par des tenons 8, 8, que reçoivent les enfourchemens supérieurs des traverses late'rales a, b. Destinées à former charnière par leur réunion , ces dernières pièces sont traversées à leur centre par un trou pour le passage d'une brochette ou d'une cheville en fer, selon que l'on est obligé ou non de démonter cet assemblage. Les pièces latérales examinées à leur face inférieure, présentent à neuf pouces de leur extrémité inférieure deux mortaises remplies par des tenons en bois p p qui, saitlans extérieurement de seize lignes, sont reçus dans les mortaises 2, 2, des prolongemens e f. La partie supérieure de ces mêmes pièces latérales porte deux longues chappes 9, 9, de dix-huit pouces de longueur, qui se trouvent, ainsi que les pièces latérales, percées de trous
pour le passage de brochettes et qui ont pour usage de recevoir les bras en bois r r, longs de quarante pouces, larges de quinze lignes, épais de sfept, percés vers le milieu de leur (ace large de plusieurs trous parallèles avec ceux du côté opposé , percés à leurs extrémités inférieures de deux autres trous de six lignes et demie de diamètre, pour le passage des cylindres i i , le tout destiné à maintenir la partiel quand on lui a donné un degré d'inclinaison plus on moins fort.
La troisième partie ® forme, quand elle est réunie à la pièce £Lg un châssis de forme carrée. Trois pièces principales la composent: une traverse inférieure § et deux pièces latérales t t. Les deux dernières ont quinze pouces de longueur et du reste les mêmes dimensions en largeur et épaisseur que celle de la partie il; elles se réunissent inférieurement à la travere S par tenons et mortaises. Taillées en tenons 10, 10, leurs autres extrémités sont reçues dans les enfourchemens inférieurs des pièces latérales a h. Cette articulation a lieu pour le mouvement du châssis & Sur les faces extérieures des pièces latérales 1 1 se trouvent plusieurs trous pour le passage de brochettes qui doivent fixer les équerres que nous allons bientôt décrire; sur les faces internes de ces pièces latérales, à qua-
torze lignes de \a l r averse S, on voi t deux autres Irons de six lignes de diamètre que remplissent des cylindres en bois z z saillans extérieurement de treize lignes , percés à quatre lignes de leurs extrémités d'un Irou pour le passage d'une brochette ; chacun de ces cylindres reçoit l'extrémité d'un bras en bois a' a\ long de trois pieds, épais de sept lignes, large de quinze, dont une extrémité est percée d'un trou de six lignes et demie de diamètre. Dans l'étendue de vingt pouces, à partir de l'autre extrémité, on voit au centre de la largeur de ce bras a' des trous pour le passage de brochettes. Ils doivent être parallèles à ceux du côté opposé, les bras ayant pour usage de graduer les mouvemens de la partie (S quand on l'abaisse ou qu'on la relève-
Sur la face inférieure et à quatre pouces des extrémités supérieures des pièces latérale tt, il existe des mortaises remplies par des tenons en bois u u, reçus dans les mortaises 4i 4i des supports h h.
A la partie ®^ troisième partie du lit mobile, on adapte un assemblage mobile aussi composé de plusieurs pièces. La première est une planche V qui a vingt pouces de long , trois pouces et demi de larges et huit lignes d'épaisseur. Les extrémités d'une de ces faces reposent sur les branches 12, 12, des équerres en bois h' b', et y sont maintenues par des vis; dans l'épaisseur de la planche V plusieurs
trous il, 11 sont pratiqués pour le passage des cordes qui doivent maintenir le pied quand on lève le malade.
Les equ erres b\ h\ confectionnées en bois, de treize lignes en carré, ont la longueur de leur branche qui répond à la planche, égale à sa largeur. Une autre branche de cinq pouces est percée de deux trous parallèles à ceux dont nous avons parlé en décrivant les pièces latérales tt. Par leur moyen on peut élever ou abaisser la planche et la placer au degré convenable pour que les pieds du malade soient suffisamment appuyés.
Les trois parties J!k IE d sont garnies transversalement par de larges sangles ; sur la partie il y en a d'autres qui croisent les premières et sont disposées de telle sorte que les quatre angles internes soient libres pour recevoir le sommet des quatres monlans du support du lit mobile.
Le support qui reçoit le lit que nous venons de décrire est compose d'un bâtis carré en forme de trapèze. Sa partie inférieure présente une surface de dix-sept pouces huit lignes carrées, tandisque la supérieure n'a que seize pouces carrés. Ce support est formé de quatre montans ABCD et de huit traverses EFG H I KLM (î). Des mon-
(i) La traverse supérieure G n'est pas repi'ésentée dans les planches. Tl en est de même de celles L M qui? parallèles à IK, ne peuvent pas être vues.
tans, deux A B sont antérieurs, deux CD sont postérieurs; des traverses, deux sont antérieures EF, deux postérieures G H; les quatre autres sont latérales et disposées deux à droite LM, deux à gauche IK. Seize pouces de hauteur sur dixhuit lignes carrées, forment 3es proportions de ces montans sur lesquels sont pratiquées, a quatorze lignes de leurs extrémités et sur deux faces, des mortaises destinées à recevoir les tenons des traverses , ce qui forme un assemblage carré.
Aux faces extérieures des traverses supérieures et aux faces extérieures des montans , dans les parties qui répondent aux traverses ou supérieurement dans une étendue de huit lignes de haut en bas, le pourtour du support se trouve entaillé de manière à devenir perpendiculaire de légèrement oblique qu'il était ; cette entaille est destinée à recevoir la partie i!k ou châssis du lit mobile. D'un autre côté, la partie supérieure des quatre montans dépasse cette partie âb de dix lignes et est percée transversalement d'un trou pour le passage de brochettes qui réunissent ces deux pièces pour n'en former qu'une. Les extrémités inférieures des pieds du support sont reçues dans des mortaises que nous décrirons.
En considérant la face interne des montans postérieurs on y trouve deux chappes N, O, distantes
de la traverse inférieure-postérieure H, de seize lignes : elles ont sept pouces en longueur et une largeur qui est la même que celle de la face correspondante des tnontans.
A la face inférieure des traverses supérieures , antérieures et postérieures, il y a deux barres en bois P, Q, qui ont huit pouces neuf lignes, dont les extrémités sont écartées de\ingt lignes des montans et dont la largeur est aussi de vingt lignes de haut en bas. Ces barres laissent des vides entre leurs extrémités, les faces internes et supérieures des montans et les faces inférieures des traverses supérieures, antérieures et postérieures ; ces vides ou entailles de forme carrée sont destinés à loger deux léviers R S pour porterie malade (i). Quant à la traverse antérieure et inférieure F, elle est entaillée à son centre dans rétendue de deux pouces quatre lignes de largeur , sur six lignes de profondeur, pour pouvoir loger la cheville ouvnere du charriot et la broche transversale qui la tra-
verse.
Pour transporter le malade qui repose sur les deux parties que nous venons de décrire, on se sert de léviers en bois U S, longs de six pieds sur d.xhuit lignes earrées, légèrement arrondis et ammes
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à leurs extrémités pour ne pas blesser les mains. Ils passent l'un à droite, l'autre à gauche dans les entailles que Ton remarque aux extrémités des barres P Q. A la face externe et antérieure des traverses latérales supérieures, on remarque deux petites rainures de haut en bas, destinées a loger les rivés qui naissent de l'union du tenon gavecle support h.
L'assemblage que nous venons de de'crire constitue en quelque sorte la base d'une chaise ou d'un fauteuil , et les châssis forment ses autres
parties; on peut, par son moyen, donner au malade la position qu'il désire, graduer les mouvemens et régler et. fixer les inclinaisons qu'on veut conserver.
La partie qui sert à transporter le lit n'est autre chose qu'un charriot sans brancards, ne différant d'un charriot ordinaire qu'en quelques parties de détail. On remarque sur les deux larges traverses du charriot des mortaises carrées creusées pour recevoir les extrémités inférieures des montans déjà décrits.
Les roues de derrière ont huit pouces de diamètre, celles de devant six. La flèche est suffisamment longue et porte à son extrémité libre une mortaise qui la traverse de droite à gauche pour recevoir une poignée en bois à l'aide de laquelle on traîne le charriot. On voit donc que ce char n'a
d'autres usages que de supporter les deux premiè res parties du lit mobile, quand elles sonj réunies et de faciliter les moyens de conduire le maladf d'un lieu dans un autre.