‹ Essai et observations sur la manière de réduire les luxations spontanées ou symptomatiques de l'articulation ilio-fémorale [electronic resource]Chapitre 45 sur 57 · PLACEMENT DES CORDEAUX · texte numérisé non relu

PLACEMENT DES CORDEAUX

Par les, trous 17 et 18 des planches latérales u v, on fait passer deux cordeaux 22, 23, de ma-

nière à former des anses extérieures. Un autre cordeau 24 traverse la petite pièce en bois 21 et s'y trouve arrêté par un noeud ; de là, ce cordeau monte verticalement pour gagner la mortaise 2, il repose sur la gorge de la poulie qu'elle renferme, longe la face supérieure de la double ebappe n , repose sur la poulie qui se trouve dans la mortaise 3, prend une direction verticale pour gagner la mortaise 6 de la ebappe horizontale o , s'appuie sur la partie inférieure de la gorge de la poulie qui s'y trouve, change encore de direction et se porte horizontalement à droite, passe à la partie postérieure de la mortaise 8 delà chappe en bois p, s'appuie sur la gorge de la poulie , et de là va passer parle trou i3 du cylindre S, où il est arrêté par un nœud. Un autre cordeau 2D passe par le trou 16 de l'extrémité la plus mince du lévier t, est arrêté en ce point par un nœud , et son extrémité libre reçoit une brochette que l'on fixe au besoin dans l'un des trous 26 qu'on remarque sur la face supérieure du bras E du fauteuil.

MANIÈRE DE PLACEll LE MALADE.

Le malade étant assis sur le plateau a, le bassin

appuyé sur le dossier c et fixé comme nous Pavons indiqué , Ja jambe se place dans la pièce mobile u V x; tout étant ainsi disposé on réunit les deux anses des cordeaux 22 et a3 dans lesquelles on fait passer le petit morceau de bois 21 qui les réunit ; le cordeau 24 se trouve tendu en se contournant autour du cylindre S; en faisant ensuite mouvoir ce même cylindre on élève ou abaisse la pièce mobile u vx, ce qui produit dans l'articulation coxo-fémorale un mouvement angulaire de haut en bas; le mouvement de droite à gauche peut s'exécuter par le malade en donnant une impulsion dans cette direction à la partie supérieure de la pièce mobile ; quand la jambe est suspendue par l'action graduée du lévier t le malade peut faire exécuter un mouvement orbiculaire de la tête du fémur dans sa cavité ; lorsqu'il veut conserver le repos à un certain degré d'élévation ou d'abaissement de la jambe, il arrête la corde 25 du lévier t en plaçant la brochelie attachée à son extrémité dans l'un des trous 26 , pratiqués à la face supérieure du bras E; quand la hauteur de la jambe est ainsi fixée, elle peut exécuter tous les mouvemens désirables. Cet appareil à employer après la réduction opérée , pourrait être trèsavantageux à la suite des maladies de celte articulation ou de tout autre mal qui aurait pu gê-

ner le mouvament d'une manière plus ou moins grave ; il pourrait encore convenir dans certaines maladies de la partie postérieure de la cuisse où l'on voudrait éviter la compression étant assis.

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