‹ Essai général de fortification et d'attaque et défense des places dans lequel ces deux sciences sont expliquées et mises l'une par l'autre à la portée de tout le mondeChapitre 100 sur 170 · LIV. II. CBAP. II. J · texte numérisé non relu

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bastion en brèche, des difficultés qui causeraient quelques retards de plus , mais dont le détail serait ici déplacé , et ne pourrait être entendu sans de longues explications qui trouveront plus naturellement leur place au chapitre des Contre^mines. Nous remettons donc alors à traiter de ces difficultés additionnelles à celles de la contre-^ garde en elle-même^ et du retard qu^elIes ajouteraient à celui qu^elle met déjà à la conclusion du siège.

Je ne doute pas que beaucoup de lecteurs , et ce seront ceux qui auront le mieux profité de la lectiirc de cet ou- "vrage , ne me faâsent le reproche de n'avoir pas ouvert des brèches au bastion , près de ses épaules , par les trouées du fossé des demi-lunes , et donné assaut k ces brèches en même temps qu^à la contre-garde et aux denii-^lunes , desquelles le' fossé servirait au rassemblement des troupes de cet assaut. Tout au moins auriez-vous du , me diront-^ ils , après la prise^des demi-IuHes , qui a lieu , vous en convenez , aussitôt et même plus têt que celle dé la cqptregarde, condiiire, des extrémités du fossé de ces demilunes , des épaulemens vers ces brèches du bastion ; cela vous épargnerait le travail de vos mines y le tir en brèche par la trouée qu'elles foni à la coptre-garde , enfin la plus grande partie du relard que vous cause la contre-garde! Je conviens de tout cela ; mais j'ai voulu faire une' attaque qui convint, ou pour mieux dire, qui suffit à tous les cas , même à celui où il y aurait aussi des contre-gardes sur les demi-lunes. Le dessin eût donc dû offrir de ces dernières pour rendre l'attaque parfaitement adaptée et proportionnée aux obstacles qu'elle' a à vaincre. Mais on a préféré de le laisser tel qu'il est,*' ainsi que l'attaque, pour amener cette discussion qui met dans tout son jour le défaut inhérent aux contré-gardes ^ qui est tel ^ que cet 2. 3

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oavi'age n ajoute que peu ou rien du tout à la force du basiion qu'il couvre » quand les deux demi^lunes collaté^ raies au bastion , ne sont pas elles-mêmes égalanent couvertes de contre-gardes.

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