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quà demi, et ^e llransportant dn corps de place aux demi -lunes Tinconvéûient des brèches simultanées à celles de l'ouvrage extérieur, elle ne liât de près a la prise de célui-ci la perte de ces demi-lunes ; ce qui rendait le cheminement vers la place infiniment sûr et facile dans Imténeur du grand ouvrage, et cQuduisait prompte-^ ment l'assiégeant à rétablissement de ses batteries de brèche sur la gorge de ce dernier, qui par conséquent ne retardait que de six à sept jours la prise de la place dont il eût dA doubler la résistance. Cette correction laissait donc encore beaucoup à désirer. Yauban ne tarda pas à y satisfaire pleinement.
U fallait à la fois parer à deux inconvéniens » i celui d'exposer les ouvrages qui défendaient les longues branches de r ouvrage extérieur à être battus en brèche, et à celui de faciliter, à Tabri du parapet de ces mêmes branches, rétablissement des batteries de brèche contre le corps de place en arriére de pet ouvrage sans avoir rien A craindre des fronts collatéraux, et sans avoir affaire à rien qu au feu direct de cette partie de la place. Or tout cela s'obtenait (i) en avançant Fouvrage extérieur au-delà du chemin couvert , dont alors le feu se joignait à celui des ouvrages de la place pour défendre les branches de l'ouvrage awncé , et dont le parapet ou glacis ne pouvant ni être mis en brèche ni permettre celle des ouvrages^qu'il couvre , formait entre Touvrage ainsi détach^ et lai une esplanade où l'assiégeant n'évitait en la traversant aucun des feux latéraux, dont Tefiet assuré est de rendre sa marche également longue et meurtrière. Par cette dispo-
(1} PUoch. 88, fîg. 2.
2|t V.SSAl GknihAL D£ FORTIFICATION.
iitîoii, leâiége se trouvait yéiitablpDeft à pea de chose près doublé, puisque , après la prise de Touvrage avancé, il fallait qu*en avant de sa gorge Tassiégeant formftt une parallèle au pied du glacis de la place et fît sur la crête de ce glacis un couronnement de chemin couvert y soit par la voie douteuse et meurtrière d'une attaque de vive force j soit par le procédé lent niais sur, quoique toujours coûteux 9 des cavaliers de tranchée et de la sape ^eine poussée pied à pied. Car on' doit se souvenir que ces opérations , jointes à celles de la descente et du passage du fossé , sont ce qu'il y a de plus long et de plus meurtrier dans un siège, dont elles composent environ les trois qUarls , quant à la durée , et les neuf dixièmes peutêtre ) quant k la perte des hommes qu'il coûte à l'assié* géant.
Mais un nouvel inconvénient menaçait de contre-balancer^ ou pour mieux dire d'anéantir tant d'à vanuges , et avait peut*ètf^seul empêché jusqu'alors de suivre la traie route qui conduisit à se les procurer. C'était celui d'exposer un ouvrage ainsi avancé au-delà du fossé de la place , et détaché en avant de sou chemin couvert, à ôtre enlevé par sa gorge aussitôt que l'assiégeant serait parvenu A conduire les approches à portée d'en pouvoir déboucher pour l'attaquer par là de vive force, lieureusement que le terrain sur lequel Vauban avait , à Belfort , à placer \m semblable ouvrage , s'élevait beaucoup audessus -de la queue des glacis , et que le terrain environnanv demandait pour cet ouvrage , k sa gorge même , un grand r<jief . Cette circonstance rassurait Naturellement contre l' effet de l'attaque de vive force qu'on tenterait d'en fairep ar la gorge , et l'ouvrage à corne fie la MioUc fut construit en avant des glacis du corps de la place.