LIV. II. CHAP. IV
vois rien de plus inutile que d'emporter ces lunettes, avant d'y avoir fait brèche, pour en établir la communication avec le couronnement de ravant-chemin couvert , et avec les autres travaux de Tattaque. Je persiste donc k penser . que, toutes réflexious faites, Tassiëgeant fera bien de se borner à l'attaque pied k pied que nous venons de détailler, et que,^'il s'en écarte, et veut brusquer quelque cfaûse , il pourra biçn lui arriver de perdre plus de monde, mais non pas d'avancer plus vite.
Mais il me reste à faire une observation d'un autre genre , et plus importante encore. C'est qu'il serait extrêmement difficile de se borner k la prise de trois, lunettes seulement , pour parvenir à celle de la place ; et que la prise des deux lunettes rentrantes collatérales, qui aurait pu avoir lieu en même temps que celle de la lunette du centre , serait requise « pour pouvoir établir sur la crête du chemin couvert des demi-lunes , soit des batteries , soit des logemens, pour soutenir les batteries de brèche et les contre-batteries de ces demi-limes, qu'il faudrait, à cause de la grande saillie de ces mêmes demi-lunes, placer dans le terre*plein de leur chemin couvert^ faute de pouvoir les établir sur sa crête , où elles seraient vues à4l|s. Cependant, comme il serait peul*être absolument possible de prendre sans cela les demi^unes , et que pour prendre encore ces deux lunettes rentrantes^ il faudrait peut-être, pour marcher sûrement » avoir pris les deux saillantes collatérales , en même temps que les deux premières que nous avons prises ; j'ai cru devoir laisser subsister l'exemple d'attaque tel qu'il est, plutôt que d'en adopter un d'une marche plus sûre , et à peu près la seule praticable contre un tracé en ligne droite, mais qui aurait rinconvénient de présenter trop d'élalage, au moins
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en apparence , et la prise des sept lunettes , pour ne par-' venir qu'à celle des deux demi4unes , et cpi^à ouvrir la place par un seul bastion. Tavoue donc que je n'ai pas osé porter jusque - là , c'est-à^ire à leur vraie valeur dans mon opinion , des ouvrages aussi petits et aussi peu ac* crédités. J^invite cependant mes lecteurs à méditer sur ce sujet ^ et à chercher par quels moyens ils pourraient suppléer à cette marche en apparence.trop méthodique .j^e doute qu* ils en trouvent qui satisfassent leur prudence»