‹ Essai général de fortification et d'attaque et défense des places dans lequel ces deux sciences sont expliquées et mises l'une par l'autre à la portée de tout le mondeChapitre 117 sur 170 · LIV. II. CIIAP. VI. JO.l · texte numérisé non relu

LIV. II. CIIAP. VI. JO.l

sent de niaiii en main. A mesure que ic premier mineur détache les terres du fond du rameau , le second les attire à lui , au moyen d'une pelle recourbée h angle droit , ou drague , et les charge dans le chariot ou les paniers , avec une autre pelle k manche court. Outre la brigade de mineurs ,' on emploie encore , pour peu que le transport soit long , ou qu'il faille sortie les terres par un puits y autant de trayailleui*s ou scrvans qu il est nécessaire pour achever ce transport, ou pour monter les terres hors du ^aits , au moyen d'un treuil ou tourniquet , à deux bras ou manivellea, au câble duquel on accroche un panier ou même deux, dont Tuu descend, tandis que l'autre monte, si le puits est assez large pour le permettre.

Lorsqu'une brigade de mineurs a posé et coffré son châssis , on la relève par une autre, qui^ après avoir fait mte semblable tâche , est à son tour relevée par la première, et ainsi de suite alternativement; ep sorte que le travail allant jour et nuit , et avançaiit de 3 pieds toutes les 4 heures , son progrès total en 24 heures est de 3 toises. M^is cela suppose qu'on n'ait à s'occuper d'autre soin que de celui de hâter sa besogne ; car si l'on travaille en concurrence avec unjennemi auquel il fiiille donner du temps , soit à l'écouter , soit à employer des ménagemens pour n'jp être pas soi-même entendu , on ne pourra guère avancer que s toises dans le même espace de a4 heures.^

Quant aux galeries de la première espèce , comme on les construit k loisir , ou du moins avec moins de hâte que les autres , on ne s'occupe pas autant .du temps nécessaire à leur construction , que d'ailleurs on ne pousse pas jour et nuit sans interrupUon. Mais il convient d'en- U*er dans les détails de la manière dont on les convertit.

lo4 MSAI cilCÊBAL DE FOBTIFICATIOV.

en galeries maçosnée3 , a6n qu^il ne reste dans Fespric da lecteur ancon nuage sur la possibilité , la lacililé même des différentes opérations d*un art qui fait une partie si essentielle de celui de la fortification et de ratt&que et défense des places.

Les pieds-droits de maçonnerie étant tracés( i ) et même fondés à 6 pouces environ de profondeur dans l'intérieur de la galerie en charpente , on commence par étançonner les chapeaux des châssis de cette dernière par des chevalets placés dans Tespace réservé pour former 1 intérieur de la galerie maçonnée , de. manière a laisser libres les semelles des châssis entre les mon tans de ces chevalets. Puis on arc-boute (a) et soutient les madriers du coffrage par dés étrésillons qui traversent la galerie. Après quoi , on ôte avec précaution les semelles et montans des châssis ; on commence â élever la maçonnerie des pieds ; et, a mesure qu'ils s'élèvent , on ôte les madriers du bas du coffrage en remplissant â Tinstant le vide qu'ils laissent entre les terres et la maçohnerie par d'autres terres bien pressées et des cales de pierres plates. Les pieds-droits ainsi parvenus â hauteur de la naissance de la voûte , on substitue aux chevaleu qui soutiennentTles chapeaux (3) des poiniaux posés sur ces pieds-droits , et l'on établit dans l'intérieur de la galerie les lambourdes sur lesq^les doivent reposer les cintres qui serviront â voûter cette galerie. Mais comme il ne reste point assez d'espactfentre le ciel de la galerie de charpente et Y extradas ou dessus de

(t) Plandi. 41, fig. 8. (î) Idem, fig. 9.

(3) Idem, fig. 10.

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