LIV. II. CHAP. ru I
tance, à droite et i gauche, dans Tépaisseur de leurs piedsdroits , desj ouvertures voûtées de s pieds de largeur sur a pieds et demi à 3 pieds de haut, qu'on referme ensuite avec de la maçonnerie de pierres sèches» Ces ouvertures sont les entrées, toutes faites, des rameaux qu'on peut avoir besoin de creuserai cas dé siège pour établir à leurs extrémités y suivant les circonstances, les fourneaux nécessaires à la défense de la place.
En arrière de cet ensemble de galeries destinées k la défense de la contrescarpe, on doit, en construisant la place, en avoir fait encore d'autres derrière l'escarpe des ouvrages^ à peu près à niveau du fond de leurs fossés, avec des écoutée ou commencemens de rameaux ouverts de distance en distance pour se porter au travers de la fondation de leurs revétemens , soit au-devant du mineur ennemi , qui par le moyen de quelque fourneau voudrait y farire brèche , soit sous l'éboulis des brèches faites jpar le canon pour y faire jouer des fourneaux , qui , en en«levant ces éboulîs , escarpetit de nouveau les brèches, et conséquemment obligent l'assiégeant à recommencer à les battre. On peut aussi , de ces galeries tP escarpe ^ quand les fossés sont bien secs, conduire par-dessous le sol de ces fossés des galeries de communication à la galerie magistrale ou de contrescarpe , et faire partir, soit des galeries d'escarpe , soit de ces communications, des rameaux, au moyen desquels on puisse attaquer et faire sauter Té* paulement du passage du fossé, quelque part que l'assiégeant entreprenne de le faire.
On entre ordinairement dans ces galeries d'escarpe , soit des^ dehors, soit du corps de la place, par des poternes ou autres descentes dont Fentrée est ouverte a.u
liO BC8AI GÉNÀBAl OS FORTIFIGilTIOlf.
pied du talus intérieur des remparts. H est mieux d*y descendre par des galeries tratuversalèê partant d'une autre galerie conduite en capitale sous le terre-pleîn de Touvrage, à une profondeur moindre que celle de la gilerie d'escarpe , et de laquelle on puisse , ainsi que de ces transversales^ se porter commodément par des rameaux sous le logemenl du haut des brèches , et le faire sauter sans endommager ce qui subsiste encore da l 'escarpe eu cet endroit. *
Maintenant que nous avons expliqué comment Vassîégeant et l'assiégé construisent leurs galeries, il ne nous reste pltu qu à montrer de quelle manîèi|L ils en font usage, c'est-à-dire comment ils chargent et font sauter leurs fourneaux.
La première chose à déterminer est la quantité de poudre dont les mines doivent être chargées 3 ce qui dcttt être relatif à Tefietqu on veut leur faire produire ainaiqu'à la nature et à la ténacité des terres da«is ]es«quellea elles doivent agir. Dans le temps que dans tous les cas on se bornait à leur faire produire des entonnoirs d'un diamètre dduble de leur ligne de moindre résistance , on éuit parvenu » au moyen d'une foule d'expé*> riences, à déterminer avec une justesse vraiment éton* uante les quantités précises de poudre à employer pour produire, oonslamment cet effet , quelle que fût la nature des terres j suivant les différentes profondeurs où étaienr pliM)ées ces poudres ; e'estra-dire suivant les différantes longueurs des lignes de moindre résistance des fourneaux combinées avec les diverses ténacités des terres dans lesquelles ils jouaient. On iivait même pu ea dresser des tables pour toutes les lignes de moindre résistance, et
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pour les diiTérentes natures de tenues. Voîci celles x[u*oii doit à M. de Vallière père , et qui sont calculées (i) pour des terres de la nature la moins tenace , ou terres mèlces de sable.
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(1) Leur calcul est fondé sur cette base que l'entonnoir d'une iniiie est un paraboloïde, dont le foyer est le point où était le centre des poudres du fourneau , et dont la parabole génératrice a son origme Hii fond de l'entonno&r. D*aprés cette base , on est en état de cuber exacte~ ment a l'avance , tout entonnoir d'un diamètre double de sa ligne de moindre résistance. Et toutes les expériences du terrain pour lequel M. de Vallière a dressé sa table , ayant constamment donné dans diaque entonnoir, une toise cube de terre enleyée par chaque quantité de poudre , pesant 1 0 Uvres 1 0 oncos 6 gros ; ce chef de mineurs , après avoir cubé chaque entonnoir de sa table , d'après sa Ugne de moindre résistance , et la supposition que le diamètre de cet entonnoir serait double de cette ligne , a pu y proportionner exactement la charge du fourneau destiné â produire cet entonnoir, en donnant à cette charge autant de fois 10 livres 10, onces 6 gros de poudre, qu'il araittrouTé de toia^ cubes dans le solide de Ventonaoir.