‹ Essai général de fortification et d'attaque et défense des places dans lequel ces deux sciences sont expliquées et mises l'une par l'autre à la portée de tout le mondeChapitre 121 sur 170 · LIV. II. GHAP. TI · texte numérisé non relu

LIV. II. GHAP. TI

sèment suc la lîgae de moindre résistance la plus courte possible j pourra presque toujours en voir le fond , de quelques-uns de ses ouvrages, et n'ofinra ainsi aucun abri à son ennemi.

Et remarquons bien que cette méthode est , relativement à la consommation de la poudre , encore plus ëconomique que Pancienne , qui pour, atteindre à un entonnoir d'une largeur donnée , avait toujours besoin d^une ligne.de moindre résistance , de la moitié de cette largeur, et dont les entonnoirs conséquemment appar* tenaient nécessairement à de plus grands globes de comj^ession que des entonnoirs de largeur égale , mais de lignes de moindre résistance plus courtes. Ainsi, dans Texemple qui nous a occiipés, nous avons, avec une ligne de moindre résistance de 12^ pieds, produit» au moyen de 335 livres 7 onces dépendre, un entonnoir de ^36 pieds de diamètre , que nous n'eussions pu produire avec une ligne de moindre résistance de 18 pieds, qu'au moyen de 546 livres i a. onces de poudre. Semblablement un entonnoir de 5o pieds de diamètre pourrait être produit par un fourneau de 10 pieds de Kgne de moindre résis-r tance , avec 647 livr.es de- poudre , tandis qu'il en faudrait i558 livres pour le produire par un fourneau enfoncé à 25 pieds de profondeur.

II ne paraît pas cependant que les praticiens consommés comptent sur cet accord exact de l'expérience avec la théorie, pom: des entonnoirs d'un diamètre plus grand que cinq fois leur ligne de moindre résistance ^ puisque quaixd ils veulent produire le maximum des effets de la poudre, le globe de compression par excellence, h entonnoir de largeur sextuple de sa ligne de moindre résisr tance, et enfonçant à une distance quadruple de cette

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ligne toutes gaWîes et rameaux , ils emploient «ne règltf qui leui" doniie dea charges beaucoup plus fortes cpiMIs ne les trouveraient par la proportion précédente. Voici cette règle donnée par Bclidor (^)» et adoptée par tou# ceux <)uî depuis lui ont employé le globe de compression dans toute son énergie*

« MuhiplieiS la ligne de moindre résistance^ expriuaés eia pieds ^ psir troié cents \ le produit que cela tous donnera s^a la quantité de livres de poudre dont toob detes cbarger voire fourneau» » Ainsi la ligne de moindre ré^ sîaianoe étant i^ pieds, la charge du globe de cemprea<« slon aéra 36oo livres de poudre^ tandis qu'elle ne serait I d'â|irès la théorie précédente , que de 1 8 1 o livres 1 1 <mceft dans dea ierres de Tespèce de ooUcs pour les* quelles la table a été calculée , et ne devrait , suivant cette théorie » élre de 36oo livres y on plus exactement de 3ftg% livres i once, que dans le roc*

La. quantité de poudra dont la mine doit être cbarg^^ étant trouvée ^ il faut y proportionner la grandeur de Ja chambre de la mine, ou espace qui doit contenir cette poudre ; et comme, à moins de rencontrer un terrain ex^ trèmement seo, il est nécessaire de plac^ cette poudre dans une caisse de boia, qu'on prend mèlne la précaution de goudronner et de calfater dans les terrains bnmi« des, il faut que cette chambre ait la capacité nécessaire pour recevoir cette caisse ^ et même encore , outre la grandeur du Aera-'d^ttvre de cette caisse, un pouce environ de

(") Cette règle suppose les charges en raison dea lignes de momdre rënstaocè , pour les fourneaux dits gldl>es de coinpresiion. Elle n'est déduite d'aueune théorie , d'aucune etpéritoct répéta, et est regardée •amme une dùtraction da son auteur. Edit.

LIT. 11* CIAP. Yl« 111

jeu tout autour, pour qu'elle puisse y èlre faeilemenc placée*

Pour régler la grandeur» tant de la caisse que de la chambi'e qui doit la recevoir, il faut savoir que 70 livres de poudre occupent, sans être pressées, un pied cube» et qu'en la pressant, on y en peut placer 80 livrée, entre lesquelles on peut s'en tenir an terme moyen de 75 livres (*).

La figure qui sans doute conviendrait le mieux k la caisse^ au centre de laquelle on conduit le saueinon ou amorce qui doit porter le feu aux poudres , serait la figure spbérique où l'inflammation se porterait du centre sur tout les rayons avec une vitesse égale, et atteindrait au même instant à tous les points de sa surface ] mais la dif*ficulté de la construction et du placement d'une sem« blable caisse fait qu'on se réduit à lui donner une ûgate cubique. Le dang* œuvre de cette caisse dont donc être un cube, qui contienne autant de pieds cubes que la charge du fourneau doit contenir de ibis 7 5 livres de poudre. Si nous aupposons, par exemple ^ que la charge du fourneau doive être de 600 livres de poudre, il est clair que la caisse devra contenir 8 pieds cubes , et avoir intérieurement, en tous sens, a pieds; à quoi ajoutant, également en tous sens , un pouce pocv l'épaisseur des pladches qui doivent former cette caisse , et un pouce

(*) On oalcttle Aujdtiràlrai la eapadté des aàn^tê des fdorneMX l raison d'un pied cube pour 64 livres de poudre , ou de 27 pouces cubes pour une livre; ce qui revient à un décimètre cube pour 914 grammes. Le rapport adopte par H. de Bousmard, traduit en nouvelles mesures , donne un de'dmétre ciibe pour un pea pies d'im kiloi^aïamfl*

Edit.

]2ft ESSAI QkhkhKL BK rOBTIFICATION.

de jeu tout autour, pour pouvoir facilement la placer, il, faudra que la chambre soit un cube de a pieds 4 pouces de côté.

On creuse ordinairement cette chambre à rextrémité d*un rameau , non pas dans son prolongement , maïs sur un de ses côtés (i^, ea/l'enfonçant, quand le terrain est sec, au<>dessous du soVdu rameau, de tout ou partie dosa hauteur. Quand le terrain est humide » on la tient au contraire plus élevée que le rameau , pour que les eaux de filtration puissent, s'écouler daps celui-ci , au cas que le sol des galeries monte ^ ou du moins ne descende pas depuis leur ouverture jusqu à Tendroit du logement des poudres. Car si ce dernier cas a lieu dans un terrain humide^ il faudra sous la caisse » ou très k portée , à Textrémité du rameau, creuser un puisard, et le remplir de pierres sèches : bien entendu que la même précaution aura été prise partout, où , dans la construction des rameaux et galeries , le besoin s* en sera fait sentir.

Tout étant préparé pour charger la mine , on pose la. caisse {^) dans la chambre creusée pour la recevoir ; et après Yj avoir bien affermie, Ton fait entrer dedans par. une ouverture pratiquée à cet effet , et Ton conduit jusqu'à son centre le bout de Ytwget. L'auget n est autre chose qu^un canal composé de quatre planches étroites clouées ensemble , qui laissent entre elles une ouvertiu^e. carrée d^environ un pouce, pour recevoir le êaucisson, qui est une espèce de boudin de toile neuve , de 9 à lo lignes de diamètre , rempli de poudre , pour porter le

(I) PUnch. 41, fig. 11, 13 ot is.

(3) /<f#m,fig. M.

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