LIT. XI. CHAP. TI
tlu saucisson d'ua pouce de diamètre , dans le rapport d*un à neuf dans le premier cas , et d'un à seize dans le second ; et Texpérience prouve que des saucissons de cette grosseur ne communiquent pas moins sûrement le feu , que ceux d'un pouce.
Puisque j'ai parlé de feux compassée y je ne puis plus différer d'en expliquer le but et les moyens. Deux ou plusieurs fourneaux ^ placés les uns â côté des autres , peuvent» en jouant à la fois , produire un ensemble d'effets plus grand et plus complet, que celui qu'ils présenteraient en jouant successivement. On peut donc désirer chercher les moyens de faire produire k plusieurs fourneaux cet effet simultané. Mais il est des circonstances où Ton peut aussi avoir à désirer que , de plusieurs four^ neaux dont le bourrage se fait par le même rameau, l'un parte le premier, ou même que tous jouent successivement dans un certain ordre, pour déterminer par la destruction de la* ténacité , et par la meurtrissure des terres voisines des premiers fourneaux, l'effet des fourneaux subséquent vers les premiers entonnoirs. Or on peut remplir à son choix chacun de ces divers objets , enoampassant ses feux, c'esl-â-dire, en réglant les longueurs respectives des saucissons de ses fourneaux, d'après ce principe , que le feu parcourt en tous sens , dans la poudre, des espaces égaux dans des temps égaux ^ en sorte qu'il ne soit question que de faire bien exactement égaux en longueur, les saucissons dont on veut que les fourneaux partent simultanément, et plus courts, ceux dont on veut que les fourneaux jouent les premiers. Et pour être sûr que les rapports éublis entre les longueurs des saucissons , seront conservés entre les temps auxquels ils doivent faire jouer leurs fourneaux respectifs , on ne
liS E89AI ciniftAL au FOETllrICATlOlf.
cominuni<iue k ffiu à tout ce système de saucissons, que daas un point unique et déterminé; soit en le lui appliquant immédiatement^ soit en le lui faisant parrenir, an moyen d'un saucisson qui soit comme le tronc Qominim aux divers embranchemens du système»
On a cru remarquer qu'un retour à angle droit dans un saucisson équivalait pour le retard du progr^ de l'ioflammation à un rallongement de quatre pouces y et Fon se règle en conséquence dans U pratique.
Maintenant que le lecteur a une idée des principales moyens de Vart des mines j il doit lui être facile de s^en former une de la manière dont V^ssiégeant et Fassiégé se servent chacun de ces moyens , suivant le but opposé qu'ils ont, Tun de bâter, Fautre de retarder la prise de la place. Et a cet égard , on comprend que le maximum du succès , soit de Tassiégeant , soit de l'assiégé dans ce genre de guerre , doit avoir lieu lorsque son adversaire lui en laisse le cbamp libre , et spit par impuissance, soit par in/sapaeité , on est forcé de renoncer à faire usagm des mêmes armes que lui pour le combattre. Le Ipt de Tassiégeant n'est cependant p^s , dans cette occasion , epcore très avantAgeui. Car, au globe de cpmpreasipn prèf, qui alors ne peut manquer 4e lui réussir pour emporter le cbeniu couiren fi repverser la contrescarpe , mais qui lui demande pour sa préparation a^ant de t^pips peul^<étre que lui en demanderaient les moyens ordinaires de prendre le chemin couvert , et de despendre dans le fossé, et a la facilité prèi dç faire brèche par la mine au lieu de la faire par le canon , ce qui n est , non pltis , rien moins qu'abr^eant, |e ne vois pas ce qu'il y a è gagner pour lui d'user seul du moyen des mines , à moins €[ue par des défauts de oaascruetioa la place découverte de