‹ Essai général de fortification et d'attaque et défense des places dans lequel ces deux sciences sont expliquées et mises l'une par l'autre à la portée de tout le mondeChapitre 129 sur 170 · LIV. !!• CUAP. VII · texte numérisé non relu

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plupart des pièces détachées de Luxembourg , et nous la croyons la meilleure quand aucune autre n'est commandée par le terrain ; bien entendu qu il faut ne s'y astrein* dre a aucune régularité , soit dans la concavité et dans la , direcuon des flancs , soit surtout dans la quantité dont on les retire en arrière de Torillon , et ne consulter , sur tout cela , que la commodité de Toir bien ce que Ton doit batire , et que Tavantage de n'être vu que de là , et même celui de n'en être • s'il est possible , qpe vu , et non battu » du moins par éa canon. Car , si c'est un axiome de fortification , quon ne peut voir rien dont an ne soit également vu , il n'est pas moins vrai qu'on peut très bien battre quelque chose sans en être battu , lorsque ce quelque chose se trouve dans un rentrant , d'où il ne pettt vous faire face qu'en se découvrant à dos à un autre ou** vragc occupé par vous. Telle est la position où il faut tâcher de mettre l'assiégeant parvenu sur les glacis de la place ) à l'égard des flancs retirés de votre pièce détachée. Cela le force à commencer par prendre cette pièce et k allon ger conséquemment de toute la durée de sa résistance le siège de la place.

C'est cette propriété des pièces détachées bien disposées , d'attirer à elles et (ï accaparer , pour ainsi dire y dès soQ début , toute l'attaque d^une place , qui dans ces derniers temps avait frappé un ingénieur d'un grand talent et d'une imagination vive , à tel point qu'il voulait ramener là la défense de toutes les places, et tout meUro enpièco^ détachéee (^). Voulant éviter l'objection de la

(*) H. d« Bousmard prête ici gratuitement aui généra) d'Aroon une \àéé fausse en fortification , celle de Touloir tout mettre enpiécM détachées. Le gén<Sral d'Arçon recommande en effet, dans ^s Considéra'*

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grande dépense', celle surtout de la durée du travail né-, cessaire à leur exécution , proposée à la veille d^une^ guerre , il se contenta demies ikire en terre «uis contrescarpe revêtue et sans chemin couvert, et de ïès revêtir seulement â leur gorge ^ et, pourempèirlier qu'elles ne fussent abordables, pour ainsi dire , de plein pied , à une attaque de vive force , il plaça sous leur contrescarpe, i son arrondissement qu^il supprima , et qu il remplaça par. deux portions en ligne droite , perpendiculaires chacune à la branche opposée de leur fossé au saillant , il plaça , dis-je, au saillant de leur contrescarpe, des galeries crénelées , assez larges eu quelques endroits pour recevoir du petit canon monté sur des aff&ts marins , dont on pût se servir en cas d*attaqne de vive force à défendre le fossé de la pièce , qui quoique ouvert par la gorge aux Ceux delà place , en est cependant à une trop grande distance (a5o toises) pour en recevoir, la nuit surtout , une suffisante protection {*). Pour défendre ces casemates d'être pétardées, etleurs créneaux d'être embouchés p^ les fusils de l'assaillant, il fil au-devant un petit fossé dans lequel il planU une palissade *, it planta également une fraise sur l'escarpe de la pièce , dans Tobjet d'en rendre

tiont militaires et: politiques sur les Fortifications, p. 244 » l'usage des. ooTrages détaches pour la défense des places , mais dans le cas où l'oiu aurait ramené l'assiégeant k concentrer ses attaques sur un ou deui points déterminés. En 1774, il fit rejeter un prr>jet de fortins isolés , présenté par le général Montalembert pour la yille de Port-Louis, dans. Itle de Franco , et à ces ouyrages détachés il substitua plusieurs fronU bastionnés. Voyez sa Ripante aux Mémoires publiés en 1790 par M. de Monralembert; réponse signée de plusieurs officiers du génie et.. de M. de Bousmard. ^^

(") Le mémoire porte I bO- toises , plus ou moins. ILaxi-

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