LIV. II. CHAP. TIÏ. l^J
^iiEcîle et vaine tonte attaque de vive force. Pour achever de se rassurer contre cet événement, il pratiquai la gorge, et en arrière de sa pièce , une sorte de redoute casematée, ou tour ronde, voûtée en dôme, à Tépreuve de la bombe, à murs épais du côté qui regarde la pièce, et i murs min- -ces du côté de la place, qui de cette manière , quand il lui conviendra , poiu*ra , en quelques coups de canon , •faire écrouler ce réduit comme un château de cartes.
Une communication souterraine est pratiquée entre-le véduit et la place \ et du réduit , en traversant le fossé ou pour mieux dire Tescarpe qui la sépare de la gorge de la pièce , on passe dans celle-ci , et Ton y monte dans des souterrains pratiqués (*) sous une traverse en capitale , desquels Tauteur prétend tirer quelque défense contre les assaillans qui seraient entrés dans sa pièce. Comme il ne s^explique pas sur les moyens par lesquels il leur procure cette propriété , il est assez difficile de concevoir quMls puissent la réunir avec la solidité nécessaire pour résister à Tartillerie. Car, si leurs pieds-droits ne sont point partout recouverts par les terres de la traverse , et paraissent quelque part pour fournir des créneaux d*où Ton tire k revers aux parapets de la pièce, il est évident quMls pourront être ruinés là par le canon et pu* la bombe.
Quoi qu il en soit de la validité de cette précaution ,
(•) Cette description est inexacte. Le souterrain pratique sous la traverse an niveau du terre-plein de la pièce, n'est destina qu'à servir d'abri aux dëienseurs contre les projectiles de l'ennemi; mab clure»de-cfaaussëe de la tour part une galerie souterraine qui condnit aux casemates à feux de revers, et qui au moyen de rameaux de mine peut servir à )a dëfeose de la pièce lorsque l'ennemi j est entré. Voy. le TraiU dlétwntaire d'art militaire et de fortification de Gayde f^emon. Ed.
f 174 ^^^^^ GânàRAL D8 FORTIFICATION.
L^i Taateur pema quHl en avait réuni assez d'autres, pour
assurer à sa pièce le respect de l'assiégeant , et Tavoir mise complètement à Tabri de rinsulie , et à ne considérer que le flegme des troupes destinées à Tattaquer, le méthodisme de leurs tacticiens , et la prudente lenteur , pu le peu d'influence de leurs ingénieurs dans les opérai ^ tions des attaques | on ne peut prononcer qu'il eût tout4-
\ fait tort. Il agit en conséquence , et ne songea plus qu'à
rendre difficile et longue l'attaque pied h pied , à laquelle ^ il crut avoir irrévocablement fixé l'assiégeant. Il pourvut
donc le glacis de sa pièce de contre-mines » dont les ra» meaux et galeries , partant de celle de l'arrondiâsement, ou, pour mieux dire , du saillant de la contrescarpe , s'ér tendirent sous l'arête de ce glacis, et sous celles de ses au-
tres parties , exposées à être les premières occupées parle logement de l'ennemi.
Si c'était ici le lieu de faire l'examen de cette pièce , et de la manière dont elle peut être attaquée , nous dirions X* que faute de chemin couvert ou puissent se rassembler et se retirer les sorties , elle ne pourrait elle-Biême en faire craindre aucune à l'attaque qu'on dirigerait contre elle 9 laquelle , en conséquence , cheminerait lestement jusqu'à portée de ses contrennines \ 2* qu'arrivé là , l'as- * siégeant n'aurait nulle difficulté , et point d'attaque de
vive force à faire pour enfoncer la galerie magistrale , au moyen de barils de poudre garnis d'étoupilles , descendus contre die avec des cordes ^ 3* qu'au moyen de cette manœuvre , facile à faire de nuit sur une contrescarpe sans chemin couvert | on rendrait à la fois inutiles ^ et les contre-mines, et les casemates à canon, et les antres défenses du fossé tirées de ta galerie magistrale -, ^""enSïï, qu'on entrerait aussitôt dans ce fossé privé de défense ,