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emplacement qui lui tienne lieu d'une extension désira-* blei et si en même temps il se présente à moi un terrain avantageux et bien terminé , dans rintérieur dnquel je puisse être partout à couvert; nul doute que je ne doive , pour occupe/* ce terrain > préférer à Temploi des pièces détachées y celui d'un ouvrage continu. Mais si sans avoir de raisons' de désirer à ma place une extension superflue, V ai à me porter sisr un terrain inégal et haché, dont Tin^ teneur soumis à diverses pentes ne pourrait jamais être mis tout entier & couvert des vues de Tassiégeant \ 3e serai invité à T occuper par des pièces détachées, dont chacune pourra se plier commodément à son propre terrain , et être facilement portée au point précis qui loi donnera, sur cdui des approches de ses voisines Taction la plus efficace. 3*(^liendrai par là évidemment l'avantage d'une moindre dépense-, et quanta celle défense morcelée et décousue qu'on me reproche , j'aurai su m'en faire un avantage par-dessus la défense en masse d^un grand ouvrage continu, puisque mes ouvrages détachés , nii eux disposés les uns à l'égard des autres que ne peuvent l'être les diverses parties do l'ouvrage continu , rendront d'abord un ensemble de défense au moins égal , si non supérieur, à celle de cet ouvrage^ et qu'ensuite , après la prise du premier d'entre eux , évidemment correspondante à la prise de l'ouvrage continu entier, qu'il suffit d'une seule brèche pour réduire , il y aura encore la dé*fense en détail de chacun de ceux qui restent à prendre , dont la durée sera toute en gain sur celle qu^eut âiite Touvrage continu. Il est donc évident qu'à moins de raisons qui motivent la nécessité* d'un ouvrage continu ^ et partout où le choix entre celte sorte d'ouvrages, et un ou plusieurs fronts d'ouvrages détaches sera parfaitement
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libre , on dcTra préférer d^employer ce» demie», pli» faciles et moins dispendieux à construire, qui se défen* dent pièce à pièce jusqu'au dernier, sans que la prise de Tun entraine )a perte de Tautre , et qui enfin donnent à Fassiégé , pour les grandes sorties , des facilités et des avantages que ne comportent point les ouvrages conti* nus. Ce dernie^ point, qui n*a p<nnt encore été touché, mérite peut-être quelqu*éclaircissemènt«
Tout ouvrage détaché ou avancé au^deli des glada d'une place , a derrière sa gorge un espace couvert , plus ou moins vaste , favorable au rassemblement des grandes sorties , qui là, de plain-pied avec la campagne , peuvent s'y porter en tel ordre qu'il leur convient, sans éprouver le retard el l'embarras de défiler par les barrières d'un chemin couvert. Or il est évident que de derrière la gorge d'un ouvrage contiuu, ces grandes sorties ne pourront se porter en avant, et après leur objet rempli , faire leur retraite , qu'en longeant les flancs de cet ouvrage ; tandis que d'un front d'ouvrages détachés de la même étendue , ces sorties pourront sortir et rentrer par tous les intervalles, toutes les trouées que laisseront entre eux ces ouvrages et leurs diemins couverts , profiter de ces dWen débouchés , poitr diviser, combiner leurs attaques , effectuer leiir retraite , et se trouver toujours dans l'une et l'antre manœuvre^ protégées par leurs deux flancs, ionsqu*au oontraire celles qui se feraient de derrière un ouvrage continu en auraient nécessairement toujours un en faiPj dans la retraite comme dans l'attaque.
Mais quel est le tracé qu'il conviendra de suivre , quand on aura ainsi un certain nombre d'ouvrages décadiés i assembler ? Quelques-uns ont prétendu que c'est celui d'une fortification ordinaire , où deux bastions ont