‹ Essai général de fortification et d'attaque et défense des places dans lequel ces deux sciences sont expliquées et mises l'une par l'autre à la portée de tout le mondeChapitre 133 sur 170 · LIT. II. CHAP. TH · texte numérisé non relu

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devant eux leur demi-lune , et sans autre différence que celle de la suppression de la courtine. Mais^ outre que le terrain peut quelquefois demander autre chose que ces proportions inrariables , je crois voir de Tarantage k isoler chacun de oes ouvrages et le chemin couvert qui Tenveloppe , du chemin couvert qui entoure les ouvrages voisins. Par là est conservé dané son entier l'avantage que nous venons de démontrer, que des ouvrages séparés les uns des autres assuraient aux grandes sorties ; et les fossés de l'un quelconque de oes ouvrages ne donnant plus aucune trouée sur l'escarpe des autres , ces derniers ne peuvent être battus en brèche du couronnement du chemin couvert du premier, et la plus grande indépen» dance réciproque leur est ainsi assurée it tous.

Nous allons maintenant examiner de combien cette sorte d'ouvrages , ou moyen d^tgouter à là foret des places, peut augmenter la durée de leur résistance -, et pour éviter de compliquer inutilement cet examen , nous supposerons que non» n'avons affaire qu'à un seul ouvrage isolé. Car la difficulté plus grande que présenterait une réunion de semblables ouvrages , tiendrait bien moins à la nature des pièces détachées en général , qu'à la bonne disposition qu'on peut donner à un tracé quelconque de fortification , soit qu'il ferme un ouvrage continu , soit qu'il consiste en pièces détachées ; et cette difficulté incidente pourrait toujours être facilement con-

due , pour chaque cas composé , de ce que nous allons trouver pour le cas le plus simple, et de ce que nous avons déjà trouvé dans nos recherches préoédeniei, sur les attaques et défenses des diverses fortifications que nous avons enes à examiner.

i8o ESSAI génIaal de fortification.

Nous aapposax>Ds que la pièce détachée quMl est question d'attaquer , semblable à celle qu'on voit repi^ •entée • planche 47 » a son glacis contre-miné jusqu'à 4o toises de distance de la crête de son chemin couvert : que ce chemin couvert est soutenu de deux réduits de places d'armes rentrantes , et d'un réduit de place d'armes saillante, placé sur l'arrondissement de la contrescarpe ; que le fossé fermé à sa gorge, de murs crénelés, est défendu par des caponnîères qui couvrent ces murs , et sous lesquels se fait la communication de la pièce aux contre-mines de son glacis ; que la galerie magistrale adossée â la contrescarpe , ainsi que celles de la gorge et des brisures d'orillons de la pièce » enfoncées au-desspus du sol jusqu'à la naissance de leurs voûtes , sont percées de créneaux ; et qu'enfin la pièce , quia le long de ses faces une galerie d'escarpe^ â même niveau que les précédentes, est pour^ vue d une galerie capitale, et d'une transversale qui , s*élevant à leurs extrémités , a la moyenne région des terres de la pièce , sont destinées à en déblayer les brèches , au moment d'un assaut.

Indépendamment de ces galeries de contre-mines ^ ^o^ tre pièce détachée en a une de communication avec la place , dont elle n'est supposée éloignée que de la portée du fusil. On voit aussi que les flancs de cette pièce y retirés et démasqués de tout chemin couvert , ont leur rev^ tement recouveit par des flancs a escarpe de terre , lié k la brisure d'orillon par une caponnière^ et à la gorge de l'ouvrage , par une palissade percée d'une barrière. On communique de la pièce à chacun de ces flancs bas , par une petite poterne percée à la J>risure de Torillon.

Nous supposerons encore que l'ouvrage est retranché intérieuremeni, soît qu'il ait un réduit maçonné et case-

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maté, fait de longue main, soit qu'aux approches du siège on y ait fait le retranchement en terre , qui se voit , planche^'].

Cela posé, il est clair que Tassiégeant qui est supposé attaquer la place par la pièce détachée dn chemin couvert , de laquelle il ne peut guère , à cause des coptre-mines , approcher qu*à 60 toises , ne sera \k qu'à la distapce de la première parallèle contre le corps de place, et que ce ne sera que quand il aura pris la pièce qu'il pourra établir à sa gorge sa seconde^parallèle contre ce même corps de place : mais remarquons que pour parvenir à établir à 60 toises de la pièce détachée sa première parallèle contre le Gorps de place , il lui aura fallu faire successive^ ment cootre cette pièce , à la distance requise , deu^ autres parallèles , et toute la ^uite des travauic de Fattaque jusque'-lâ ; ce qui fait apporter è la reddition de la place, un premier retard de ^ à 8 jours. Voici maintenant en quoi consistera celui qu y causeront Tattaque des contremines et la prise de la pièce, suivant le journal d'attaque et défense que nous allons en donner , et que nous commencerons à la huitième nuit 9 époque à laquelle les boyaux de communication peuvent parvenir sur le terrain de la troisième parallèle, et s'y terminer par des amorces de cette place d'armes.'

iSa EMAI C&VftmiL 9E FOET01CATIOH.

ATTAQCe. DÉFENSE.

■uiTiion vuiT.

Vâmié^eÊmt, qae wom mppo- Z'aj;f%^y <i^ le moment où •ow mslraît de k poiUoo des V«uverture delà tmnekée l'a mscoBtre-miiiet de l'assise, arrÎTë tntit que l'oÊta^ie se dirigeait sur k M toisci do diemia oonrert de ta pièce détachée j a •poussé en \k pièce dëUcMe, j eiréte ses capitale de cett» pièce j et de sas âoieg» , el les temnoe par des places larmes featmmtes de chc amorces de troiâème parallèle. "U'i couvert^ des Fameaux dta- An jour , 3 eoodoit, des eztré- lertey ^^est-à-dire , desUnés à àrniwé^ de ces aaMTces*, des sapes i«r ife &oniM Aewi» l'alarme à les mes an-defraat dos «irtKS , et ^aMiéSs»m<, et à lui faire csoim potmott août è la hrear dn fea 9*^ ^ contre-mines s'étendent des tnTaaz prec^Sdens , le trarafl beaucoup plus loin sous la camde la tnmhnc panJlèle. /«^w, qu'eues ne le font réttU-

ment. Ces rameaux poussés j^ur et nuit j depuis le jour qui a suivi l'ouverture de la tranchée y ont maintenant environ oo taises de longueur t rt continuent à Vaide de ve/ÊHlaleurs , à cheminer en avant.

^u jour y dès qu'on a reconnss U\ travail^ fait par VassiégeamM dans la nuit précédente , on se hâte de le releyer le plus exactement possible ^etde déterminer en conséquence Us points des rameaux d'alerte^ d'oà doivent partir des Ty au bout desquels seront placés des fourneaux destinés à renverser quelques parties de la troisième parallèle»

JKtVYlkn HUIT.

L'assiégeant hâte autant (pi'il L'assiégé qui dès le jour précé-

\i est possible, le traTail de sa dent, a ouvert ses Tdans la di-

troîsième parallèle » et tâche suiv rection à peu près des amorces de

tout de la perfectionner dans les troisième parallèle , les prolonge

Li-T. II. CHAP. yii. . 1^5

ATTAQUE. DÉPENSE

Uftuz où il a résolu y soit de pU-> en montant, afin de procurer à ses cer des batteries de pierriers con- fourneaux une moindre ligne de ire le diemin couvert de la pièce , moindre résistahcet de ne pas faire soit d'oairir des paits pour l'atta- de si profonds entonnoirs, qui lui chemetit de se» minears, qald<»* seraient Paut au moirts inutile», et Tent aller creyer par des globes de ménager d*autant sa poudre. de compression, les galeries de ^l prolonge aussi chacun de ses ra* Passiëge'. meauoû d*alerte, placer au bout

Au jour, il ouvre r4<ellenient *n grand fourneau fbrmant trèfie ces puits, et travaille à l'ëUblis- ^^^c Us deuy; premiers ^qu'U doit sèment de ces batteries de pier- ^ i^« i"^-^ xecombler. râers. -^^ h^9 coiàtinuation de ces

travaux, sans parler de celle des ^ * feuXi tant de la pièce. détachée

que de la place , desquels noua ne ^ nous occuperons plus, ou au moins

qu'accessoirement à la défense \ souterraine.

DIXlkMB IICJT.

Achèvement de la troisième pa- On termine les trèfles de charallèle et des batteries de pieniers cun des rameaux d'alerte, par des auxquelles on amène pièces et mur fourneaux qu'on emploie le jour nitions ; on continue la fonille des suivant à charger et à bourrer juspuits. qu'àla croisière de leurs rameaux

Au jour , les batteries de pier- respectifs. riers commencent à jooer , et lorsque les puits ont atteint la profondeur au moins des galeries de rassiëg<$ I que nous supposons ici être de 18 pieds au-deBsous du niveau de la campagne , le mineur assiégeant eaire dans la galerie.

.ONZIEME HVIT.

Le mineur assiégeant pousse L'assiégé qui a démasqué toutes sans interruption ses rameaux , les amorces d'écoute de sa prc' pour parvenir à l'emplacement de mière enveloppe, et qui y a Vo-

]84 ESSAI GÉNâBAL D« FORTIFICATION.

ATTAQUI. DÉFEJSSE.

se$ globes de compression ; et s'il est reille au guet, ne peut manquer ayise', il oe manquera pas défaire d'entendre l'asziégeanty qui.aitré chemiocr, à même bauteur que en galerie à environ ao U>iscs^ cbacuo des rameaux qu'il destine de lui y ^en opproche sans ccs-sc â un globe de compression , pa- davantage, U emploie quelq uc raUélemaat de part et d'autre, temps d s'assiavr. du lieu Wk^ù à 3 ott 4 toîaes de distance , deux vient U bruit j puis il pousse à sa. autres rameaux, tant afin de par- rencontre un rameau dirii^é d^ tagcr l'attentîoii de Vennemi, et manière à passer , s'a se peu ^^ a de le jeter dans VincerÛinde du ^ *>** 3 toises à côU du sUn. but vers lequ^ on tend , que pour JD'ttii autre câtéy il se ptàparc^ prëserrer le rameau du globe de à faire sauUr quelqu'un de jex compression d'être détruit , ou fourneaux d'alerte, pour intintimême pour le suppléer, sHWenaH ^er Vassiégeant, lui faire c^ire «eHement à l'être. qu^U'est trop auancé, et le fa uc

peut-être recomni^cerde plus loin.

En même temps , il cherchera à

profiter du désordre momentané

où U le jettera nécessairement par

le jeu de ses fourneaux , pour ar-

rii'er par ses sorties jusqu'aux

puits des mineurs assiégeans,

qu'il détruira y enyjetqntunc ou

plusieurs bombes , barils , ou ^acs

de poudre , dont il aura eu soin^ de

pourvoir ses sorties. Comme les 9

fourneaux d'alerte peuvent jouer

séparément y il pourra réitérer' ce

même nombre de fois ses sorties,

en &yant attention que celles de h

droite , qui n'ont point pour obfd

des puits assiégeànsj ne fessent

que défausses attoquesy destinées

à favoriser celles de gauche et du

centré. Il peut déjà faire une de ces tentatives y en faisant avant la fin de la nuit sauter un de ces fourneaux»

jiujoury lé feu de la pièce détachée se dirige principalement vers la trouée faite à la parallèle^

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