LIV. Ih CSAP. Vil. i8â
ATrAQUE. DÉFEiSSE.
par Veffet de la mine ^ pour empêcher l'assiégeant de la réparer , 04^ un moins , lui en rendre la répa^ ration meurtrière.
DK lA DOrziBME A Li 1>1X -SEPTIÈME ffriT.
L'assiégeant qui en^nd qae le L'assiégé fait chaque nuity soit
inineuT assiégé Tient au- dcrant de à Pentrée^ soit à la fin , à l'heure
lui , obligé de l'écouter , et de mé- enfin la plus convenable à Vexé-
nager ses coups, pour n'en être cution de ses desseins y jouer un
pas Astinctement entendu , ralentit àé ses fourneaux d'alerte , dûnt
nécessairement son allure , et ne il fait suivre l'effet par une ou
peut guère avancer ses rameaux plusieurs sorties , les unes faus^
que de 2 toises en 24 heures; en ^^^ ^^^ <"*"^* vraies. Il est obli-
conséquence , il n'arrivera à Tem- «^ ^ travailler à ses rameaux
placement des fourneaux de ses de contrs-approche , avec la même
globes de compression, que vers circonspection, et conséquemment
la dix -septième nuit. «^«^ ^« '"^'"^ ^'^'"' 9^ ''^•^^-
V géant, et ne se trouve à portée de
Nous supposons que dans 1 mter- ^^ . ^^^^^^ camouflet dans celui
valle , ,1 aura résisté à toutes les ^ ^^ ^^^^^ ^ ^^^ ^^^-^ ^
tentaUves faites par l'assiégé pour ^^-^ ^^ ^^„ ^^ ^eâi^,n^ jour;
détruire ses puits, à portée des- c'est ce qu'il fait, si l'autrç ne le
queU iX aura constamment tenu pj^^i^^t pas. *
une garde ferme et vigilante. si le mineur assiégé veut éviter
Nous supposons également qu'à ^^ ^^.^^ inconvénient , il char-
mesure q^'U aura éprouvé les effeU g^^a un fourneau , avant que son
des différens fourneaux d*«lerte , ennemi soit à portée de lui don-
U aura fait passer en arrière de ner le camouflet, bounera ce four-
leurs entonnoirs , sa troisième pa- rieau , et îaissçfa avancer l'en-
rallèle (1). nemi. Il pourra ainsi, sans soûle-
Supposons encore que la guerre ver la surface du terrain , que
de n^eur à mineur , se sera passée nous supposons élevée de 1^ pieds
(f ) ^Nous dsTTiona également capponer qa'aoasttét après le jea du premier foomeau d'alerte de chaque capitale , l'aisi^geant a'j sera enfonce , par un on plnsieiira poits , pour aller à la recherche des foomeana de TaBs!^, et s'j raodre mettre dn deatooe dv terrain. Mais c'est asses d'aTertir ici de la nécessité de cette op^tion , qni compIi<|ii«reii notre at laque , sans Htn changer à son rémiltat.
i86 ESSAI ctsànkL de cobtificatiou.
ATTAQUE, DÉFENSE
entre les rain«aiTZ ooUatârtttx do^ au-dessus de ' lui , enfoni^^r aa-
Vaméstmt à ceux destmëft aux moins à cette distance les ra-
^UAtes de oompresson , et les ra^ meaua: de son ennemi. JUlais si j
meamx de eontre-approcke de l'at'' en suivant la théorie des gtt>be3
fiégé I ou qu'enfin un des troîs de compression , il surchage son
rameafix parallèles, formant l'appa.- fourneau de tout ce dont il peut
reU de chaque globe de comprcs- ^ surcharger sans crever sa gale-
âon, est arriTë à la distance où n^ d'enveloppe y U pourra d^trmi'
ron a rtiolu de fidrc jouer cîe der- rekla fois deux rameaux éJe
nier. En coasëqMBce , on traTaille l'assiégeant, peut-être tous I^
dans le courant d« dlx-W5ptié»e *^"* ^« '^""^''^ P^rti étant irii*-
jour. k creuser la cfannbre de. ^^f nous supposons qu>U pnen-
»M.^«. X. *.•. «LkK.^ "'■^ * "" des deux autres.
WNMres ne ces ooDes. .
^ JJun autre côté , ce mineur as-
, siégé qui n'a pu long-temps mé-
connaître que l'assiégeant marche à lui par plus d'un rameau à chaque attaque^ n'aura pas tanU non plus à ouvrir un second rameau de contre-approche j paur se porter sur l'autre flanc de son ennemL Ce mmeau , que nous supposons commencé un jour plus tard que le premier , n'arrivera • * guères d portée de nuire d Vert-
nemiy que la dij>septième nuîtptr le jour suivant. C'est ce que nous supposons qu^il fera suivant Vnne des deux méthodes usitées; si toutiÊfbis le mineur assiégeant ne • le prévient par un eamouflety oe
par un fourneau trop faiblemext chargé pour endommager U mnlBttu de son globe de compression.
DIX-HVITIBME NOIT.
On porte la charge des poudres L'assiégé qui entend charger le dans les fourneaux des glob^/s de globe de compression, a y s'il n'a compression , on en fait le bounroge domié que clés camouflets y encore
mv. II. CHAP. TH. 187
AITAQUE. DÉPENSE.
daBS le rmte de la mot et tout le la ressource de charger dUigemjour suiTant. ï»*»' "«» grand fourneau à frite
charge y et de le faire jouer avant « te globe de compression, pour en crever la galerie, et obliger l'assiégeant à recommencer. Mais s'il a fait jouer de petits fourneaux , dont le bourrage ait rempli le bout de ses rameaux de eontre-appro^ ehe 9 1/ n'a plus de ressource , et doit se retirer jion seulement de ses rameaux, mais encore des galeries voisines, et attendre pour rentrer doTU celles-ci, que le globe de compression ait joué.
DIX-BEI} y lEME HUIT.
On fait jouer les globes de corn- aussitôt que les globes de cornpreanon à l'entra de la nuit, afin pression ont joué , le mineur asd'en avoir à soi toute la durée, ji^g^ se reporte dans ses galeries pour l'éxecution du couronnement endommagées, et par le dégât des des entonnoirs de ces globes. C'est unes et des autres , juge avec à quoi Tasdëgeant procède dîligem- certitude de la position et de Vément, ainsi qu'à réunir par un bout tendue des entonnoirs qu'ils ont de parallèle, ces deux courontfe- formés. De l'extrémité de chacu' mens auxquels il communique aie ne de ces galeries , il dirige des sa troisième parallèle , par des rameaux destinés à détruire les bojaux ou descentes blindées dans logemens qui couronnent les enchacun des deux entonnoirs, au tonnoirs, etàcomblerceux^i,au travers desquels il se fait, à l'aide moins en partie. Ordinairement de claies et de fascines, un chemin pressé de jouir, il ne donne à ses praticable; et comme il sait que rameaux qum la longueur suffit ces communications sont exposées ^an$e pour que les fourneaux 9 a ^trc dérangées parles fougasses quiUs terminent^ n'endommagent de l'assiégé, û en pratique encore po^^ ^ galeries d'où iU partent. une antre arec le bout de parai- ^'* ^"^^ cependant que , si celui lèle qui unit les deux entonnoirs, ^ ^^^ rameaux qui chemine entre UqucUe ne sera point exposée à cet ^ ?^«^ «^ l'ennemi , était proloninconTénient. 8^ y '^ détruirait infailliblement
|K8 FSSAI GÈnkhkh DE F0RTIFICA.T10N.
ATTAQUE. DÉFENSE
Au jour, il p«rfeclioiiii« tous ces celui de l*assiégettrU, ou att moiiu tniTsax, et y dëtennioe l'empla- le forcerait à faire jouer prématucernent des puits et la directioii rément ^ et sans presque: aucun des rameaux , au moyen desquels eff!^ utile , son second globe de il compte établir soo second appa^ compression, reti de globes de compression , et , d'apr<b la connaissance que nous lui supiHMons de la position des galeries de l'assiégë , il choisit une direction telle, qu*il fasse, pour parvenir a son but , moins de chemin , s*il est possible , que celui-ci n'en a à faire pour le faire échouer»
Il prend aussi des précautions pour préserver ses puits des bombes de Tassiegé , soit de celles que lancent ses morAcrs, soit de celles qu'il peut apporter dans ses sorties.
Il pare aux premières, en couvrant par des blindages l'ouverture de ses puits , et aux secondes , en tenant dan^ ses logemens , et surtout dans la troisième parallèle en arriére , assez de troupes pour pouvoir, en se portant au-devant des sorties, lés empêcher de parvenir # jusqu'à ses puits , et consëquemr ment d'y apporter des bombes.
DE LA. VINGTIBHE a L4 TlIfCT-QVATfilElfB WlTi
Dans cet espace de temps, on L'assiégé conduU ses mmeaux
lera parvenu à l'emplacement du ^ /^ distance de 3 ou 4 toises de
globe de compressiott de la gauche , ses galeries , ce qui luiprend deux
qui n'a que 6 toises de rameau, fois 24 heures ^ plus a^ autres
On en creuse donc le fourneau ; et heures , pour les charger. Il est
tout se prépare , tant dans la vingt- donc en état de les faire jou^rdès
quatrième nuit que le jour suivant, la vingt-troisième nuit. Zl les fait
à le charger la nuit d'ensuite. Le jouer successivement y tant letfe