‹ Essai général de fortification et d'attaque et défense des places dans lequel ces deux sciences sont expliquées et mises l'une par l'autre à la portée de tout le mondeChapitre 135 sur 170 · LIV. H. CHAP. VD. iSq · texte numérisé non relu

LIV. H. CHAP. VD. iSq

ArrAQUE, DÉFENSE.

■^jLohe de compression de la droite, riuit que la suivante , et tâche ^ à qui a 3 toises de raraeaa de plus, la faveur du trouble où ils jettent n'arrivera au but qu'à la fin de la l'assiégeant^ de parvenir par quel^ vingt-oinquiéme nuit. On s'occupe que sortie à détruire ses puits. à. maintenir les puits intacts aux sorties et aux dëblais des fougasses de l'assiëgé , et l'on répare les dégradations qu'il y fait.

ylKGT-ClNQUlkME Hl'IT.

on charge le globe de compres- Le mineur assiégé qui reconsionde la gauche, et on le bourre, nait au bruit , qui s'a/faiblit et tant dans le reste de la nuit, que le s'éloigne insensiblement, qme Pasjour suivant. Ce même jour, on siégeant charge sa mine de la creuse le fourneau du globe de gauche, se retire des galeries qui compression de la droite. ^ ^"^^^ ^ portée, s'il n'a plus

dans ses rameaua: de moyens de parer ce coup, c^est-à-dirc, d'en porter lui-même un plus prompt , et qui frappe au but.

TIHGT-SIXIBICB WriT.

On fait jouer le globe de com- L'assiégé qui s^ attend à deux

prestton de la gauche , on cou- globes de compression , s'il n'en

renne son entonnoir, et Ton y voit jouer qu'un, n'osera imti-

communique de la troisième parai- semblablement faire de sortie

léle p à travers l'entonnoir précé- après l'effet du premier , de peur

dent. On nettoie , et l'on répare (1 ), ^ sauter sur le second. Il se bor •

tant cette troisième parallèle que nera donc à l'extérieur, à faire le

le logement de l'entonnoir delà plu^ grand feu , et à l'intérieur, à

(t) Cet «mbarras , qui n'est pas médiocre , se répétera qaand on fiera jopor le globe de eompreasion de la droite. Afin donc de n'en pasjûirt a dttufoU, et pour éviter l'inoonvénieot pins grare encore aoqael on s'expose, de eombter le pnitt de la droite par les énormes déblais dn foarnràa de la gauche, on fera mieux, si rien de ee e^lé ne périclite, de remettre à faire saoter à gauche , an moneot où l'on ponm éf alemcnt le faire i droite C'est le parti qa'oe a pris dans la pfanek» 47*

igo ESSAI GiRiBAL DB FOBTmCATIOM.

ATTAQUE. DÉFElfSE.

droite, et leboat de panUèk qoî venir examiner dans celles de ses Fumt à celui de la gauclie. Oq galeries que ne menace poiru ce perte ao gfobe de oompresnon do second globe f ce qu'il lui reste h la droite la charge de ses poudres , faire pour contrarier les progrès et on le bourre le jour saÎTaiit. ultérieurs du mineur assiégea^sit.

TlKGT-SBPTlkMB HUIT.

On fait jouer le globe de com- Jj assiégé rentre dans ses gale-

pression de la droite , on en cou- ries , et y prépare les moyens de

ronne l'entoilnoir, et on le lie à suiwersion et de comblement des

celui de gauche , par un bout de nouveaux logemens et entonnoirs

parallèle , qu'on unit au précédent de l'assiégeant ^ que nous lui avons

par une sape double et debout. vu employer contre les premiers.

Au jour » on détermine dans les logemens l'emplacement des puits 'Vf^Wf au troisième appareil de ^obes de compression.

DK LA TINGT-BVITlàHC A LA f BBRTB-VNIEMB RDIT.

Le rameau du globe de comprea- V assiégé fait daru cet intervalle sion de la droite , qui a 7 à 8 toises jouera P ordinaire de petits fovade long , melkm tout ce temps à ar- neoMtx contre les logement de £*ar river i ton but ; mais celui de la siégeant , et s'il peut, des catnasgauche qui n'en a que trois , y sera fi^^ contre ses ramfavx. arriré dée le Tingt-neuirième jour.

Qe globe de compression donc, chargé et bourré aussitôt , attend poar jouer que ton compagnon soit prM.

TBBBTB-DBrziBXB BT TIBHTB-TBOISIEMB BCITS.

On creuse, on charge, on bourre, L'assiégé jugeant à la natun et Ton fait jouer le fourneau du du bruit, que le jnineur assiégeant globe de compression de la droite, est occupé au bourrage de son et en même temps celui de la gau- fourneau de droite, n'a riea.à faire che. On couronne les deux enlni* ^'^ ^ *^ tenir à l'écart, jusqu'à

UV> II. CUkf. fil. igi

noir» de logemens, qu'on unit, ce que ce fourneau ait joué, à comme on a fidt les prtfo^e&s , par moins d'en avoir lui-même un tout un bout de parallèle. p^^'i dont le jeu puisse intercep-

Au jour suirant, on de'tennine ter et rompre la communication du dans ces logemens l'emplacement feu à celui de l'assiégeant, des puits e| la direction des ra- ^près Le jeu des fourneaux de meaux destinas au quatrième appa- celui-ci , l'assiégé se reporte dans reil de globes de compression. ^^^ galeries , et ne perd point de

temps à y ouvrir des rameaux , soit pour culbuter les logemens de l'ennemi f soit pour aller au-devant de son mineur.

bE L4 TBENTV- QUATRIEME ▲ LA TBEKTB-HEUVlÈsiE HUIT.

- Le rameau du globe de com- // est facile de voir combien le pression de la droite , ayant envi- mineur assiégé pourrait contraron 6 toises de longueur, ce globe, ner l'assiégeant dans la marche y compris la fouille de son puits, àe ses rameaux y et datu V émit creusement de la cbambre de ses placement de ses fourneaux , si, poudres, sa charge et son bourrage, au lieu d'être , comme nous le ne pourra être en état déjouer qu'à supposons, fixé à la routine de Ventrée de la trente- neuirième nuit, ne s* attaquer qu'aux logemens qui Celui de la gauche , quoique son ra* couronnent les entonnoirs, il s'apmeaun'aitguèreque3toise8,pourra pliquait à écouter et à découvrir bien n'être pas non plus en e'tat de quelle est la marche souterraine jouer plus tôt, pouvant Teceyoir de l'assiégeant, et ensuite à dique&que dommage d'une fougasse ^g^ ^^ sienne en conséquence. de l'assidgë. Nous supposons que Car, oul'assiégeant ne changeant ce dommage aura été rëparë , et en "<''» ^ ^^ projets , se laisserait conséquence que le second globe ^PP^cher assez pour qu'on pût

joue en même temps que le pre- ^^'^"'f^ sçs rameaux ; ou bien , j dans la crainte de ce malheur,

ferait jouer ses globes de corn-

Après l'effet des globes de com- pression beaucoup troptbt, et trop

pression , couronnement à l'ordi- /^^^^ ^es galeries qu^il veut détrui-

naire de leurs entonnoirs, sans les re-, et dans l'un et l'autre cas,

joindre par un bout de parallèle Pobjet de Vassiégé se trouverait

que l'assiégë ferait facilement sau- également rempli. Le fourneau

ter, au moyen de la galerie de marqué A de la droite, supposé

communication, demeurée intacte convenablement chargé , fait voir

igt BSfAI CBRÉRAL DE FOBTtPICATIÛH.

ATTAQUE. DÉFENSE

cnirc les <leux ^bcs de compre»- ce que le mineur assiégé est at- «oo. pable de faire à cet égard , et que

cependant nous supposons qu'il

ne fait pas,

Ckt lA Q1JAlAffTIBM% A LA QVABAKTB-QUATBIÈVC HriT.

Les rameaux des globes de éom- Répétition de la conduite qu'a pression du ônqulème appareil tenue jusqu'à présent l'assiégé, n'ayant chacun que S toises de contn l'établissement des globes longueur y ces globes pourront de compression prêoédens f et conjouer à Tentrëe de la quarantième tn les eouronnemens de leurs exnuit. tonnoirs ; fsans parler du fou d'or-

Après leur effet , on couronne tUlerie et de mousqueterief teai celui de la droite. Celui de la gau- ^ ^ pi^ce détachée , que desoitche , ayant renverse la contrescar- *'"'^*^ ^ ^ P^^ce , qui, les vu et pe, on ne le couronne point. On se ^ autres, doivent redoublerez contente de former à sa gauche, ^'•'««ftJ et de précision , quandU sur la crête du chemin couvert, i^^ ^ quelque fourneau a Wi un Jogcmeot où l'on puisse établir Ç"«^«« part Vassiégeant à dédes batteries à obus et à bombes ^'^*^^^ ^^ faut également se Unir horizontales, pour écréler et ruiner; ^" mesure de faire sur lui du autant que possible , la caponnière **"*'^* y ^'^ ^^^ moment ou Von qui défend le foss^ de la face gau- P'^^^^^^'^^^'énemens de cm che de la pièce (1). '^^'^ pourront le Jeter dans \i

désordre , et ne jamais oublier q»

le principal but de ces sorties di^ être constamment de détruire Ut puits de ses mineurs.

1>B LA gr BANTE-ClirQUlàMB A LA QUABAIfTB-HHUVliMK SUIT.

On met dans cet inlcrvaUe un Ze mineur assiégé, toutenisT sixième globe de compression en posant de son mieux à Pétablùu-

^(i) On«iforccd€reconnâUre<iutceJoç«iMiii ne ponrr* «obijater, iiop pio* qnf «

rrà^H"'***'""' * '""*'"' *'"*• ***'"" ^""^ ft»""»"». on petit globe de eomprt^on, m i pi 7**** '" R«'crieii dp l-aMipçë cil arrière. On a pondue «• . JoU Je «v»wf .f jMo-i

tiV. ÎL CHAP. Til. ig3

ArrAQUE. DÉFENSE.

en Aat de jouer à la droite , à l'en- ment de ce sùsième globe de corntrée delaquarante-neaTiémèxiait, pression à l'attaque de la droite* et , dés qu'il a fait son effet, et reâ- doit phévoir que le jeu de ce globe verséla contrescarpe qu'il a en tôte, •'^ l'enfermer dans la portion de on e'tablit entre l'entonnoir qu'il galerie magistrale comprise entn Si forme , et cfelui du dernier globe '"* ^^ ^*, derriier qui a joué à Vat" de la gauche» une portion de cou- ^''Ç^*^ de la gauche, ainsi que ronnement dé chemin bourert, dans la galerie de communicadans laquelle on paisse mettre une '"*" ^«J* J aboutU, laquelle est batterie de brèche contre la face '^^^ intacte entre tes deux attagauche de la pièce ; on descend ^^*^ ^^^^rraines. £n conséquendans le foss^ par la trou<fe qu'y ^'^ * quelqi^e parti qu'U cherche à vient de faire le dernier globe de ^''*'" ^ ces galeries, dès que par tompressioû , et l'on en coihmènce ^ '"'^^ ^ ^'^^^ " /«^~ 9^ le passage blinde, dans lequel on ' «'^'j?«"*« ^^ océupé du bour^ creuse unpUitsaumoyenduqueloQ ^^ ^ ^on fourneau, il ne j^r^ puisse établir à 10 ou 12 pieds a«x ^ P^ ^ «^'«P' à les évacuer; dessous du fond du fossé , un globe de compresnon cjui crère la galerie d'escarpe , et aidé a l'effet de k ^^batterie de brèche.

On entre de l'entonnoir de là ganohe dans la portion de galerie magistrale qui se trouTe séparée du reste , par l'effet des deux globes de compresâoB , et l'on y ouvre un second puits ^ pour établir au-dessous du fond du fossé, un second globe de compression qui créTe la galerie d'escarpe à la gau-^ che de la brèche , comme elle le sera par le premier à la droite , et qui conséquemment empêche l'assiégé de faire usage des fourneaux qu'il aura préparés pour fidre sauter la brèche , et la débUjer peut-' être a plusieurs reprises*

fiE LJL OINQUiVTIEtfB A LÀ ôllTQtAMk-SlilEifE KVfr. Il faudra toul ce temps a l'as^ li' assiégé réduit à la défense dé

194 E'^A' CiTi&KKL n FORTIFICATION.

ATTAQLE. DÉFENSE.

siéent pour mettre se» âasl «ott- sonfosséy a^y borne ordinaimmmt

TMox globes de compreasion en à déboucher au-dessous de son

élBï de jooer. Sa batterie de bfè- fond^ par des. rameaux en des-^

ebe pporra être en activité dés le cenft?, tirés de sa galène d^escarpe^

eràquaate-oniéme jour , et la br^ lesquels s'avanoeru au dehors du

cbe complète au moment où les glc^ revëtementde l'ouvrage, les uns de

bes de compression Tiendront la ré- ^^ lo pieds. Us autres plus ers-

largir, matb en même temps peut- fi^f^> jusqu'à la ob i&, afin de

Are , i'escarper de nouYcau. /<**^ sauter et déblayer deux /oi*

Aussitôt qulb auront joué, on ^ brèches. attachera le mineur dans leur ex- ^ous supposons qu'ici il a pris cavation, d'oi^il conduira un ra- ce parti, Jldaissif outre cela y dès meau derrière les maçonneries de qu'U voit la marche ded'attaquep l'escarpe de la pièce, afind*j éta- i^ poussait se» rameaux sous le blir un g)bbe de compression qui fossé au plus loin possible^ il pourcrève les galeries capitale et trans- ^i^y soit par des camouflets y «ù rersale , et enlève avant leur effet, «« faisant jouer lui-mime qudles fourneaux que l'assiégé aurait q^^es fourneaux , contrarier^ retarpu établir par le mojende ces deux der, empêcher même peut-être régaleries. tablissemeni des globes de com-

pression*

DE Li CiRQUÀlITfi-SCPTrÈaiB ^ tA^ SOiXAKTB-ttKlEHE KOJT.

Il faudra cet intervalle poor rassiégé\ dont la galerie d'esmettrc le dernier globe de com- ca/ptf est crevée^ et dont les gale^

pression en ctot de jouer. Il crè- ries capitale et transversale sont

vera les deux galeries capitale et beaucoup plus élevées que le fond

transversale de l'assiégé, vraisem- du fossé, n'a plus d'autre moyen

brablement même une partie de la de s"* opposer au mineur assiégeant,

galerie d'escarpe de sa face droite, que de creuser des puits au bout

joignant l'angle flanqué , et il com- de ces deuâc dernières galeries, et

blcra le fossé du retranchement, *^'y discendre au niveau où se

anquel on pourra conséquemment *">'<•'« l^siégeant, pour aller ûe

donner sur 1^ champ l'assaut, si ^^'^'^^'it de lui, ou pour mieux

par l'effet du globe de compression ^"^> P^^^ ^ }iortersur ses flancs »

la brèche n'a pas été de nouveau P^^ '^^^ rameaux qui le coupent

escarpée , auquel cas il faudra at- *^^^^^ •f'z marche, Afais l'assiégé

tendre que quelques bombes lio- ^.^''ft peut^tre déjà ses four—

LIV; II. CB.\I^. fJI. )q;3

ATTAQUE. DÉFENSE

rizontales tirées de \% batterie de neaux tout chargés au bout de seâ

brèche , la readeiit accessible, galeries ^ ou mettant quelque Un-

Nous supposons qu'ici ce retard teur, ou bien trouvant de l'embar*

D*a pas lieu , et en consëquénce, ras à creuser ceé puits, ne mar^

que Tassiegeant emporte le retran- cAem, ou n'arrivent vroUemblor-

chement d*£nibl<$e. Il essaie dans élément pas à temps ^ qux points

la première surprise , de poursul- où il pourrait agir utilement contre

Tre Vtaàé^é par les escaliers qui l'établissement du globe de corn-

descendent a la grande cdmmuni- pf^^^^on.

cation avec la place, mais il les -''' moment oà celui-cis aura

trouTe vraisemblablement masques -^^'^» '^* Vasiiégeant n'estpas em-

par quelques petits fourneaux , que P^'^ ^ donner l'assaut . par /'«.

ce dernier a logéi derrière leur» ^rP*"*^"* 9^ l'^/Tet de la mine

pieds-droits. ^""^ Vraisemblablement donné dé

L'assiégeant se contente de se »^'**'^^'^àlabrèche,ily agrande

mettre de son mieux à couvert des ^PP^^n^^q^l'ossiégé étourdi de

feux de la place, dans les fos«?s dU ^ secousse, et couvert de ses dé-

retranchement, et de s'y préparer ^^'^ * ^"* ^»* «"""»' ^'^^ ^^

à conduire un rameau , et a établir P^''^ ^^ ^^^ monde, ne sera pas

un fourneau contre la jonction de *'* ^***» malgré sàn retranche-

la grande communication â la trans- ^"^^ ^ soutenir VassauU Mais

▼crsale qui passe derrière les deux ** ^ contraire anive , et que l'as-

brisures d'oriUon de la pièce. aQn *"ta««* « P»"'« P^^fi^'' ^ ^

d'ôtcr enfin â l'assiégé la dispo- Premier moment de troubU inévi-

«tîon de ces deux galeries, et par ^^^"^ ^"^f^^ '^ ~"~ ^'^^^^

là celle des galeries tant d'escarpe ^ soutenir ^assaut, et sinon de le

■t . ^1 repousser, ceusm serait cependant

quede contrescarpe, et de commu- , .», . ,

... Il* très possible* au moins de le ren—

nication , sous le glacis , qui mena- , f. /.. ^, .„ ..

, ,r . 1 i- 1 dre Meurtrier et coûteux à Tassié'

cent les unes rétablissement de ^ ^ ,, ^ # t ^ <

,. . , , , „. ^ , . j , g^nt. Dans l'un et l'autre cas ,

1 assiégeant dans 1 mténeur de la 7 ... /. ^ .^ ,

. , ^ , ,^ larsqiLilfera sa retraite par les es-

pièce, et les autres ceux qu u ,. . , * ^ / •'

.^^. ^ ^ , • caliers qui tiescendent dans ses ea'

pourrait tisure, tant sur son glacis , . ^, ^ . ^

T.'.u pied du proGl de celui-ci, à ^"^' '^ "* '^'*f'" '~'"«""" ^

U gorge des r&luiu de, place, '«^9»'r ces etcajun^pcrde pe-

d'arme, rentrante». tUs fourneaux préparés à l'avance

derrière les pieds^droits de leur partie souterraine. ^

iS*

|()G KSSAI QÈM&RAL DK FORTIFICATION.

SOnAHTB-DBVXlkHB HVIT. .

L'assiège n'étant plus dans la L'assiégé claquemuré dans se» pièce détachée que sons terre, on galeries^ doit y tenir tout le temps pourra , sans crainte d*étre ya d>n- qui lui sera encore possible , pour fUade ou de revers, appuyer à nuire à son ennemi^ soit en le foicette pièce la droite ou la gauche sant sauter, s'il était assez im— do reste des attaques contre le prudent pour se mettre en prise y corps de place; car, si c'était le soit pout tirer sur lui des créneaux centre de ces attaques qui dût y de ses galeries de gorge, ^'il se passer , on serait exposé encore à présentait à portée. Pour se contous les retards que feraient éprou- seriner ces avantages, il s'opposera' Yer la grande galerie de communî- à toute marche souterraine de cation , et les rameaux que , sans l'assiégeant, qui tendrait à cou— doute, l'assiégé en dénTerait de pér, soit sa communication, soit sa droite et de gauche, si déjà iU^ transversale^ par des contre-ap— n'étaient établis de longue main, proches souterraines, dans lës^ Quoiqu'il en soit, nous supposons quelles Hout ne le suivrons pas que c'est sur un des fronts collaté- P^ '<>»'*» '»^'* P^^ 9"^ l'assiéraux à la pièce déUcfaée, que i'at- ^«'«^ 9«<f w^**^ supposons avoir taqne de la place contbue,. eè f^^pl^ ^on but, et ^ être débar^ qu'on établit cette nuii même con- '^^^^ ^ '« P"^^ détachée , de tre ce front, la seconde parallèle, «ûfii^it? à pouvoir continuer son m observant que, si cette ^lace «^^î«« ^^''^'^ ^ P^^<^' d'armes est vue quelque part à revers , de quelques-unes des galerier crénelées delà pièce détachée, demeurées encore en la possession de Vassicgé, l'assif'gcant peut facilementfiy obvier, en masquant les créneaux ouverts , comme on sait , a fleur de terre, par des terres qu'il peut faire couler contre , du haut des revètcmens dans lesquets ce3 créneaux sont percés. Nous sup^ posons donc que l'attaque du corps* de place peut désormais cheminer ; et laissant là les opérations souterraines par lesquelles l'assiégeant

UT. II. cuAP. rir. i[)7

acUéyera de se rendre mattre de ce i|ttî reste du dessous de la pièce d^ • tjichée, nous en terminons ici l'atlaque , et y fixons par conséquent le retard qu'elle fût éprouver à l'Asai^^eant.

Telle est donc rinfloence d'une pièce déiacliée préparée convenablement pour unegnerre souierraine, snr la diirée de la résistance d'une place qu*oîi est forcé d'attaquer par le point que défend cette pièce. Il faut ccpenilant , pour être parfaitement ex^d , défalquer du retard que nous venons de voir que sa prise cause à l'assiégeant, le temps cpi'il faudrait à celui-rci pour parvenir k l'établissement de sa seconde parallèle contre la place , dans le cas où la pièce détachée n'existerait pas. Or ce temps ne serait tout au plus que de 5 jours. Il en reste donc toujours 5j pour ce qu'ajoute, suivant notre journal d'attaque et de défense , notre pièce détachée à la force ile la place.

Mais j'espère que , bien loin de trouver de l'exagération dans ce résultat , on l'accusera plutôt d'avoir été forcément réduit à teê moindres termes , par une réunion de moyens dont la plupart pécheraient , même isolés , contre la vraisemblance. En efTet , il m'a fallu supposer que l'assiégeant connaissait à point nommé les positions de toutes les galeries de l'assiégé , et en avait un plan exact ; que l'assiégé , qui peut entendre la marche souterraine de Tassiégeant, a constamment négligé de régler la sienne en conséquence , et s'est contenté de culbuter par des fougasses quelques portions des logemens dont son ennemi a couronné ses entonnoirs \ que le peu de

1Ç)8 ESSAI Gjli|li£BA.L D£ rORTlFICATlOR.

tenta tiy es faites par F assiégé pour retarder ou traverser la marche du mineur assiégeant , a été sans effet , ou que cet ^ffet n'est tombé que sur ce qui pouvait se réparer , sans retarder le p'rogrès générfil de Tattaque ; enfin , qu'aucune sortie n'est parvenue i détruire le moindre travail 4e Tassiég^ant, qui n'a ni pa*du une heure de temps utile y pi fait un pas hors dç sa route dans la coudiuïe de son attaque, ^avoue, en effet, que tout cela est pour le moins invraisemblable \ aussi n'ai-je point prétendu fixer le terme auquel la défep^ d'une ^mbla|)le pièce pouvait s'élever , mais bien celui au-dessous duquel il lui ^tait impossible de descendre.

Que si» d'un fiutre c^té, on trouvait à redire à ma méthode d'employer uniquement et constamment le globe de compression à l'attaque des contrerminesde l'assiégé \ méthode trop simple , trop peq industrieuse , qui ne fait point briller le talent du mineurs surprendra ou i éviter son adversaire , et semble faire dépendre le succès de la guerre souterraine , non de la sup^rionté du savoir qu'on j déploie » mais de la quantité de poudre qu'on y brûle ? Je répondrais que je ne nie rien de tput cela 9 pourvu qu'on m'accorde que cette méthode , atteignant les contre-mines de l'assiégé de plus loin que to\itc autre, n'oblige pas le mineur assiégeant à s'en approcher autant, et le dérobe par conséquent , autant qu'il est possible , aux çhicanes^e spn adversaire \ que , faisant chaque fois qu'on l'emploie et à chaque explosion , gagner un terrain eonsidérable à l'assiégeant , elle abrège considérablement sa marche souterraine \ et qu'enfin arrivant rapidement et sûrement à son but, en brûlant à la vérité beaucoup de poudre, elle peut consoler de ce léger surcroît de dépense, p(du regret d'avoir ôté ai; métier de mineur la plus grande

LIY. H. CHAP. m. 199

partie de sa finesse , en même temps que la plupart de ses dangers. Car il lui restera toujours assez de ces derniers , et pour 7 échapper constamment , il lui faudra toiyours beaucoup de la première. .

Mais on objectera encore à nos globes de compression Tinconvénient qu'ils auront pour Tassiëgeant de dëlruire chaque fois une pi^rtie de ses logpmens , d*en encombrer le reste d'incon^modes déblais , et encore de rendre le chemin par ou il parviendra à la brèche , si coupé deprc* cipices et de montagnes de terre gluante et compacte, qu'il maudira inévitablement mille fois celui qui le lui aura ainsi préparé. A cela je ne sais de réponse , sinon qu'ici comme partout ailleurs à la guerre» les succès sont encore le prix de la constance à endurer les fatigues , k vaincre les difficultés , à surmonter les obstacles ^ et que ceux qu'entraîne Vusage des globes de compression , quoique réels jusqu'à un certain point , ne sont rien moins qu'insurmontables.

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