‹ Essai général de fortification et d'attaque et défense des places dans lequel ces deux sciences sont expliquées et mises l'une par l'autre à la portée de tout le mondeChapitre 147 sur 170 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

/)e CAiiaqtiô dune place en t^rri^in inégal , et des circonstances qui doivent déterminer U choix des points par lesquels on veut s* en ouvrir rentrée»

Ce chapitre pourrait être intitulé d'une manière plus courte et tout aussi juste : De ta reconnaissance des Places, Car les reconnaissances de places ne doivent être faites que dans la vue de détermina par où l*on doit les attaquer ; el ce n'est que par une reconnaissance bien faite qu on peut avec quelque certitude faire le choix de l'attaque, ou des attaques les plus propres à réduire une place, dans le moins de temps et avec le moins de perte possible.

Quoique ce choix soit ordinairement relatif uniquement à la moindre durée du siège qu' cm se propose' de faire , il peut cependant se rapporter de préférence à d'autres circonstances tirées de la«iiuatioade l'assiégeant. La durée du siège lui est^elle indifférente?* c'est h faire l'attaque qui coûtera le moins de sang-, de fatigues et de munitions qu'il doit tendre. ]N*a-t-il que peu de moyens en homme» ? il doit choisir l'attaque qui Ipi donfte le moins de travaux à faire et k garder. JN'a-t-il que peu d'artillerie ? c'est l'attaque qui demandera le moins de batteries qu'il choisira de préférence. La reconnaissance sera donc particulièrement dirigée vers l'objet qu'on aura en vue , et que la situation de l'assiégeant lui rendra plus intéressant que tous les autres.

Quant a nous , qui ne pouvons ici nous livrer à cette

S&O ESiAI uàNiftAL DB FO&TIFICATION.

▼ariélé d'objets multipliés , sans tomber dans des longueurs et dans une confusion qu'il nous importe autant qtt*à nos lecteurs d'éviter, nous nous bornerons à traiter delà reconnaissance des places dans Tobjet de les prendre dans le moins de temps possible, parce que e*esl le cias le plus ordinaire ; parce qu'à la guerre , gagner du temps, c'est souvent tout gagner, surtout lorsqu'il s'agit d'une opération telle qu'un siège, qui met presque toujours l'année qui le iait daq«,une position critique , et duqnel le ^crme ou la coi»clusion entraine du moins constamineot cet avantage , de rendre disponible pour la suite des opérations de la guerre, une portion considérable de forces que le siège tenait occupée^ , Les eiroonstances à observer dans la reconnaissance . des places, propres à déterminer le choix des ]^în\s par lesquels on doit les attaquer, se divisent naturellement en deux classes ^ celles a éviter et celles à rechercher \ et 1^ une» et les autres, peuvent se rencontrer» soît dans le terrain» soit d&i^ la fortification^ C'est dans cet ordre que.nous allonien traiier ; mais auparavani livrons-uQos. k quelques considérations générales sur ce que c'est que reconnailre une place'

ReGonn^itreuiie place » c'est emj^oyer, soit le rapport de SCS jeux, soit celui de ses espions, soit l'inspeciion des. plans qu'on peut s'en être procurés , et surtout la combinaison de ces moyens réunis et leur vérî6cation les uns par les autrféS) à.s^asâurer des circonslattoes soît du terrain , soit de la fortification de cette place » qui favori* sent ou contrarient lesuccèa des attaques diverses i diriger contre elle. La première chose à faire pour procéder avec ordre et pour tenir une sorte de registre ou l'on inscrive ses découvertes a mesure qu on les fait j Is pre-

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