‹ Essai général de fortification et d'attaque et défense des places dans lequel ces deux sciences sont expliquées et mises l'une par l'autre à la portée de tout le mondeChapitre 19 sur 170 · I.IV* I. CHAP. I. g · texte numérisé non relu

I.IV* I. CHAP. I. g

il YÎendràtles fusiller par derrière (i), attendu que le peu âe Ytanteor de la contrescarpe , par rapport aux lai*-geurs respecÛTes dix fossé et du cheouu couvert, ne pooirait leur denncr d^abrî .

Un fossé plein d*eaa peut, à la vérité^ permettre uue €Ootrescarpe en terre, pourvu, toutefois, qu'on ait Tatteution de palissader les traverses du cheorin couvert assez avant dans l'eau , pour qu'on ne puisse les franchir, en se coulant le long de leurs talus; mais rien ne pourra empêcher que ces talus , en se prolongeant jusqu'au sommet des urayerses , ne laissent voir, de la crête du chemin couvert &e la branche joignante (2), une grande partie de ce que chaque trarerse est destinée à couvrir, et sorlout, presque toujoora, le débouché du défilé de la traverse en arrière , qu'il est si essentiel de ^nserver intact.

On communique du rempart au chemin couvert (3)

(1 ) Danger imaginaîre , dira-t-oD , poisqoe pout U f^îre counr i l'a»-

âégé, il îmênâl que l'assUgeant s'exposât à un danger beaucoup plus

grand, à tout le feu du flaoc qui défend le fossé dans lequel il se serait

jeté. Oui , mus il n'y serait pas attendu ; mais il suffirait qu'il s'y

|«lSt on manient dans le Un de l'action d'une'attaque de tîtv ibroe da

rhffmm ecmTert pour faire tourner la tête ^ et faire abandonner tout ce

<im tiendrai encore de ce chemin couvert à ceux qui le défendent ; et

cet eiet ponrraît être produit avant que dans la place on eût eu le

temps de s'aperccreir de ce qui le cause^ et qa'on eût conséquemment

po dîri^lcfeade âanc sur 1q fond do fossé. Quoi qu'il en soit, il est

hoD de connaître la possibilité de ce danger, pour s'y attendre et y

ponrvoir dans Je cas de contrescarpes très-basses • ou mieux encore pour

j parer lool<4-£nt clans la constmction des places^ en évitant de s'y

«donner deicfnitr«scarpes âe ce genre.

0 ESSAI GÉlfiBAL tiE ffOaTlFIGATIOII.

par des poternes qui dcscendeot dans le fossé ^ et par des escaliers qui , de celui-c> remontent au chemiu couvert. Cette communication , quand elle a lieu an travers de fossés pleins d^eau , ne peut se faire que par des ponts que le canon et les bombes peuvent endommager et rompre ) ou par des bateaux. L'une et l'autre manière est incommode et préoaire, cequi fait » quand on en a le choix, préférer les fossâ secs ^ qui d'ailleurs , outre une circu-* lation facile entre les dehors, fournissent aux troupes destinées à les défendre, des abris toujours précieux.

On est dans Tusage de fixer la largeur des fossés à i5 ou 18 toises. Cependant on convient généralement que, pleins d'eau., ils ne peuvent être trop larges; ni trop étroits et tpop profonds, quand ils sont secs. En effet, dans le ]^remier cas, la grande difficulté , qui est celle du passage du fossé , se trouve augmentée en raison de sa largeur ; et dans le second , la difficulté d'ouvrir la brèche assez bas , pour qu'elle soit accessible , peut devenir insurmontable. Ainsi la détermination de la largeur du fossé à i5 ou i^ toises, parait plus tenir à la nécessité de fournir une masse de tetre suffisante k la formation des remparts, sans en venir à des déblais trop dispendieux par leur nature , et par les haute«u*s où il faudrait les transporter, qu'à aucqne raison tirée de l' art en lui-même . Cette largeur^ tju'eUe qu'elle soit, n'est, au reste, point uniforme sur tout le développement du fossé; elle n'est telle qu'à l'arrondissement tracé sur la contrescarpe , de la pointe de l'escarpe du bastion, comme centre. Le reste de la contrescarpe C^) ^^ trace en menant, des

0) PUnch. 2,fig. 5 et*.

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