LIV. CHAI*. I. I. g
épaules des bastions collatéraux , des tangentes h cet arrondissement. On veut , par là , ouvrir au feu entier du flanc , Feutrée du fosse de la face qu'il défend.
Quant à la largeur des chemins couverts , quoiqu'elle varie dans les dilTérens systèmes , et même suivant les idées des différens constructeurs du même système , il y a de bonnes raisons pour la fixer à 5 toises. Plus étroits , leÀ mouvemeas et la circulation des troupes qui les défendent 9 y seraient gênés -, plus larges , ils permettraient dans leur intérieur l'établissement des batteries de brèche, ce qui serait avantageux à l'assiégeant qui s*y trouverait à l'abri des feux de revers et d'enfilade de V assiégé , au moyen du relief du glacis et des traverses.
Maintenant que nous avons expliqué le relief du rempart et du chemin couvert , on comprendra facilement ce qui nous reste à dire des propriété de leur tracé. On front de fortification (i) est compose de deux faces ^ de deux flancs de bastions , et d'une courtine; et ces parlies doivent être , entre elles , dans des proportions telles, que le feu de chaque flanc défende la face qui lui correspond , dans toute sa longueur» et dès le fond de son fossé ; et qu'en outre le feu de la mousqueterie de ce flanc puisse porter jusque sur la crête du parapet du chemin couvert sUué dans le prolongement de la face défendue , c'est-àdire que ce flanc nedoit pas êtfe â plus de 1 5o toises de distàncede cette partie du chemin couvert. Or, chaque homme tirant naturellement, la nuit surtout qu'il n'a aucun point de mire , perpendiculairement à la ligne sur laquelle il est placé, il est évident, que la meilleure direction à don-
(1) Planch. 2, fig. 3 et 4.