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maticpient, on faildarM ces places d*armeft des réduits ea terre, conditionnés comme les retranehomeas des bastions pleins y et éleirés de deux ou trois pieds déplus que la crête du glacis. Faits de cette sorte , il faudra, pour en chasser l'assiégé , et se rendre toaitre de leurs places d'anmes , que l'assiégeant amène du canon sur la crête du glacis de ces dernières. Sur quoi il est a obserrer que l'é* tablissement de ce eanon ne pourra se faire que très diffi* cilemcnt dans des rentrans , à ce point soumis au feu des bastions et de la demi*lune , et débordés surtout par cette dernière^ et que cette difficulté obligera vraisemblablement l'assiégeant à respecter ces réduits , jusqu'à f:e qu'il ait pu s^emparer de la demi«-]une , dont la prise les fera nécessairement tombôP, c'est-à-dire abandonner sans coup férir.
Quant aux doubles palissades dans les branches du chemin couvert , elles né peuvent servir qu'à deuxcho-^ ses : a pem^ettre k l'assiégé de tenir jusqu'au dernier moment dans chaque branche , à assurer la retraite successive , qu'il fera derrière les traverses , à mesure qu'il sera forcé d'abandonner, les unes après les autres, les parties de ces branches. Pour bien comprendre la ma^ nî&re de leur iaire remplir ce defnier objet, il faut se rappeler que l'assiégeant hit l'attaque de vive force du chemin couvert, en se portant en même temps sur ses saillans et au-dessus des défilés des traverses de ses branches. Pour empêcher l'efifèt qui en résulte, de faire craindre % l'assiégé de ne pouvoir se retirer par ces défilés dans ses places d'armes rentrantes, on a , dans ces derniers temps^ laissé entre chacune de ces traverses et la contrescarpe (i) un
(1) Planch. 16, iîg. .6. Cette coostraciion se trouve îndi^ëe t)ana
20a ESSAI GÉniBAL DB FOBTIFICATIOlf.
second défili de quatre pieds de largeur, qu'on a garni , comme Tautre, d'une barrière, et par lequel Fassiégé peut se retirer, sans passer sous la baïonnette qui Tatteud au dessus de Tautre défilé , entre la ntéme traverse et la crête du chemin couvert. Les traverses qui ferment les places d'armes xentrantes, dont le défité est moins abordable que celui des traverses des branches sont les seules auxquelles on n'ait pas cru devoir en ajouter un second.
Maintenant , pour assurer Feflet de ce second défilé , ainsi que celui de la traverse , jusqu'à ce que la deuxième palissade soit forcée, on plante celle-ci, à partir de la palissade de la traverse, parallèlement à la crête du chemin couvert, au pied du talus de sa banquette, à deux pîeds de distance, jusqu'à ce qu'elle arrive à la traverse en arrière , joignant laquelle on place une barrière, pour communiquer de la première à la deuxième palissade. De cette manière p tant que cette palissade^ n'est point forcée , on maintient la traverse, et réciproquement, tant que la traverse n'est point abandonnée, on maintient la palissade. CeUe palissade aussi élevée que celle de la traverse, dans l'endroit où elle la joint, doit aussi être maintenue à même hauteur que la première palissade , vis*à-vis d'elle. Une banquette doit èlre élevée derrière, et , au moyen d'une fascine posée debout dans chaque interstice de palissades , avec quelques gazons ou briques crues , pétries de terre et de paille ou foin haché , posés en arrière , on peut facilement en faire un parapet à l'é-
V Exercice de Mézières sur les fortifications , V partie , feuille 11, maïs elle n*e$t pas sume. BdiL