LIV. 1. CHÀP. III
cocbets, mais qui ne peut résister aux boqlets de gros calibres » tirés de plein foaet de la distance où en sont les flancs.
Je passe sous silence les feux de mortiers, de pierriers et d'obusîers , qui , tirant par projection , sont plus aisés que les canons à dérober aux batteries ennemies , peuvent se placer à peu près partout , et ont en outre cet avantage d'aller chercher Tassiégeant derrière ses parapets et ses épaulemens , et celui d'enfoncer les blindages dont il couvre ses descentes, partout pu elles ne sont point souterraines. Je me contenterai d'avertir quoii peut, sur la courtine (i), saisir remplacement d'une embrasure biaise, que Fassiégeant ne pourra enfiler d'aucune de ses batteries , et par laquelle une pièce de canon pourra tirer sur le débouché de la descente du fossé au travers de la contrescarpe , et sur le commencement de son pa»T sage. Si cette pièce est ^ète à tirer an moment du débouché , elle le retardera jusqu'à ce que l'ennemi ai(, avec beaucoup de difficultés, établi une batterie pour la faire taire.
Si le fossé est sec , on aura pour troubler le travail de son passage , un moyen de plus que quand il sejra plein d'eau : ce sera cehd des sorties. Elles pourront arriver des caponniëres du milieu du fossé des courtines , ep se glissant le long de la contrescarpe , puis tomber en désespérées sur les sapeurs qui travaillent à l'épaulementyles passer an fiJ de l'épée , et à la faveur de cette première surprise, détruire de cet épaulement tout ce qu'il leur sera possible d'en renverser. Celles qui viendront du front
(1) Planch. 20.
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colbtéral an front d'attaque , pourront déboucher de plus prèst entre la tenaille de leur front (i) elle flanc du bastion attaqué, ou encore du fossé de la demi-lune de ee front; et comme elles prendront ainsi à revers (a) le passage du fossé, elles pourront, lorsqu'elles auront doublé Fangle flanqué du bastion , si elles n'osent s'abandonner plus avant , se contenter de &ire leur décharge sur les travailleurs , et se retirer au plus vite. La fréquence de cette manoeuvre, que peu d'hommes peuvent répéter plusieurs fois dans une nuit, trouble et retarde le travail ; et si , comme la première , elle ne le détruit pas^ au moins le rend-elle lent et meurtrier.
Si le fossé est plein d'eau courante qu'on puisse manœuvrer au moyen tCéeliues de chasse , c'est-à-dire qui donnent entrée avec violence , à l'eau dans le fossé , et d'écluses ée frUe^ c'esl>-à-4ire qui l'en font sortir de même , void de quelle manière qn s'en servira ; on laissera fiiire à l'ennemi aon passage ou pont, sm* la plus grande hauteur d'eau que puissent retenir les écluses de fuite. Puis , quand il sera prêt à atteindre le pied de la brèche , on ouvrira à la fois les écluses de fuite et celles de chasse, en ayant attention que ces dernières soient surchargées d'autant d'eau qu'elles en peuvent soutenir, «t de faire emporter à leur courant, des poutres, des
(1) Celles du front d'attaque pourront aussi déboucher de derrière la tenaille, au moins de nuit, n'ayant alors rien à craiadre des contrebatteries qui tirent i démonter les flanct , et par conséquent trop haut pour nuire i ces sorties.
(2) Pour éyiter que le passage du fossé ne soit pas pris & revers , on peut le construire i double épanlement, dont le second pourra n'être qu'une gabiimnade , seulement à l'épreuve de la balle. C'est ainsi qu'on Ta représenté, planche 20.