‹ Essai général de fortification et d'attaque et défense des places dans lequel ces deux sciences sont expliquées et mises l'une par l'autre à la portée de tout le mondeChapitre 35 sur 170 · LIV. I. CHAP. III, SIt · texte numérisé non relu

LIV. I. CHAP. III, SIt

arbres enûers , enûn ^ tout ce qiiî peut charger te pont et eu obslnu» les passages. S'il résiste k cette épr-euve , ii ne résistera peat être point à celle de fermer les éduses de chasse, ea laissant celles de fiiitc ouvertes^ pour rouvrir denODveau les premières , et produire dans lé fossé écoulé, on nouveau torrent plus rapide que le premier. Si j par impossible , le pont de Tassiégeant résistait à ces secousses, on en am*ait du moins obtenu cet avantage » d'avoir nettoyé et escarpé le pied de la brèche, qu'il fan- 4]Lrait , par conséquent ^ battre de nouveau pour la rendre de nouveau accessible.

Il y a une autre manière encore de détruire les épau»lemens des passades de fossés d'eau courante^ que, pour les rendre légers, l'assiégeant est forcé de construire de matières Itères , et conséquemment combustibles , telles que fascines, gabions larcis et sacs à laine ; c'est de leur jeter des feux d'artifice et fascines goudronnées^ en tÂ^ chant de les faire tomber et s'a^cher sur le talus extérieur de l'épaulement , afin que l'assiégeant ne puisse les enlever on les éteindre , avant qu'ils aient pu prodniit: leur effet.

Ici , Ton voit pourquoi un foâsé d'eau stagnante en le moins ban de tous. On a en peiiit, défendre le passage, ni par des sorties , comn^e celui du fossé sac , ni par des manoeuvres d'eau > comme celui d|i fossé d'eau courante, ni mèroe par des feux , puisque son épaulement n'ayant nul besoin de légèreté , pourra admettre assez de terre dans sa composition potu* être rendu incombustible.

A la vérité , les* fossés secs ont ce désavantage, que sou^ vent Tassi^eant ne se donne pas la peine d'en couvrir le passage par un épaulement , et qu'une fois descendu dans le fossé , il le traverse sans autre préliminaire pour

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