LIV. I. CHAP. ▼. tS
ATTAQUE. DÉFENSE
▼ouiaedeUcipitale,eDMpe^ii- 01» ûharpmie des ptaeei tPmtnês ble el debout, et l'on coaroooe le« êailUntea du ehetnin couvert, MÎIlans du chemin couvert. Peu d'ariiîieriê par du em/bror-
On débouche pireillcment de la ffuri* himtu , ouvertes da»u îôê troisième ou de la quatrième parai- eouHiMe»t
lèle, sur les capitales des places Feud*atîiiUrié«€àemou$4iuetO' d'armes rentrantes, el l'on s'avance '*•• ^ quatre fUmee de héutioue ▼ers les angles laillans de* ces places ^f^ê^nteeur r^rttefiM. d'armes.
Au joor, on poursuit le travail des sapes , et l'op prolonge le cou»
ronnement. On commence à tra- Tailler aux contre-batteries.
QUATOEZiiîMB HUIT.
On leimine , au dehors du front Comme 4a préMoniê.
d'attaque, le couronnement des *
saillans du chemin couvert, au
droit de la première traverse, celui
du saillant de la demi-lune , aussi à Im première travene, de part et d'autre , tandis qu'aç front d'attaque, on s'étend le long des bunches du chemin couTCrt des bastions. On continue à travailler aux contrebatteries.
On arrive aux saillans des places
d'armes rentrantes , et on les couronne.
Au jour, 00 conmeoee A traTail-
1er au^ batteries de brèche.
QOIHZIBKB HUIT.
On continue è pousser, et, «» l'on Comme tes deum préeédenUi, «0ttf, même à compléter (1) le cou-
(1) Nous 1« disons, parce fml'assfe Mt, «o dht» di !• compléter, vais ooos per> sûloas à pnffirrer d'orréler oolre flOttrooMineikl «• droit des traTerses qne nons aTont
ft
956 ' BSSAI •éniRA.fc 9« POUTIVICATIOR.
ATTAQUE. DÉFENSE. '
ronnement. Od travaille à deacendre dans le chemin couvert , via-à- TÎs des travenea. Oo continoe à travailler aui batteriea de brèche.
Oa achève lea contre-batteries.
A.a joari ces dernières tirent toutes k la fois. On continue les batte* ries de brèche et les descentes du chemin couvert. Oo conAneoce dans ce dernier le travail des desr.
centes de fossé.
SBIZIÈMB irriT.
On achève les batteries de brèche, Comme ieg prieédêniu, qui tirent A mesure qu'elles sont •
prêtes. Oo travaille vivement aux descente^ de fossé.
Au jour, tout cela se poursuit.
DlX-SBPTlkHB HUIT.
Pendant que Ton bat en brèche , Comme Us ffrMdenUs ; teuU^ on poursuit le travail des descentes mefà$ on u tient prêt à faire feu de et du débouché dans le fossé. A us- qu^ùffie emfffasure biaise ^ mtetuD sitôt qu'on y est parvenu, on ne dérobée que les aviret aux feuao du perd pas de temps A travailler à couronnement , sur ic détouché de î'ëpaulement du passage, l'assiégeant dant le fossé , au mo-
ment où il se fera.
DIX-HUITIBMB NUIT.
Tout cela va, de jour comme de On inquiètei'assiégeamt descendu^
nuit ; les brèches se forment, et les dans ie fessé, far de fréquentes et
passages du fossé s'approchent,petit petites sorties,
A petit, de leur pied. On allume et l'en entretient des
désirées: paTc« qn'ovtre qu'arec moins de trftTail, nous n'en ftorons pas moins, «oiums dâus l'autre manière , les emplacemens de toutes les batteries qui onus sont nécessaires, nous conservons encore sur les quatre faces du Tront d'attaqae, nos tirs k. ricochet, que nous penirions en suivant la méthode ordinaire.
uy. I. cuAp. V. 23^.
ATTAQUE. DÉFENSE
Au jour, on perfcctiooDe et l'oo i^àehenanjriéddeêMekeiyOuhaut éc^le lef brèckes , et l'oo poarsmt desqudUi on jfrépare Umtmir êou^ le travail da pasM^e du foMé. tenir i'atêavi , ou ffour m r»liror
Jans ses rUranehemons , .a Vapparition de Pennenii.,
BIX^HBUTlillB UtriT.
On hit à rentrée de la nuit , re- Comr^ la nuit ftréridente. On connatire le haut des brèche» , dont ^edouMe devigUanee , soil derrière on fait, toute la nuit, nettoyer le Us érêekes, soit sur ies flancs gui pied par det sapeun, tandis que le «» défendent le jned, pour faire canon continuant è les écréter par vm résistance si opinidireetunftu le haut f empêche l'aMiégé d'j pa- *i. meurtrier^ qu'on puisse se flatter raitre , et que les épaulemen^ des ^ repousser l'assiégeant. passages de fossé continuent de se Si l'on a des reiranchemens , on perfectionner. ne fait au haut des brèches que tout
Au jour, assaut è toutes les brè- Juste ia résistance qu'il faut ^ pour ches k la fois, s'il n*y a point de re- 9«^ l'assiégeant s'y éianee, s'y entrancbement ; et s'il y en a , loge- ^'""^ '^ V ^pf^ve ia pUu grande ment au haut des brèches, perte possiide.
On voîl donc qu'an dix-nelivième jour de tranchée ouverte (*), la place sera amenée au point d'être prise d'assaut , ou d'avoir l'ennemi logé au haut de ^es brèches, et de ne plus connaître de ressources que celle de retranchemens faits pendant le courant du siège ; ressource faible et de peu de durée, elqui, d'ailleurs, résultant
( ) Gorroontaingne n'assigne pas une durée plus longue à l'attaque du système deYauban, tel qu'il a e'td 'généralement exécute', avec des fossés <fe 15 à 16 pieds de profondeur; mais si#Dn suppose la profondeur des fossés de 22 pieds et demi , coiiRne dans son syslerac, il faut compter quatre jours de plus pour l'exécution des descentes de fossé , qui, dans ce cas , demandent plus de travail. ( Mémorial pour laforti- /Scatiort permanente , pag. 111.) Etli t .
338 S5SAI cillâBAL DB FOaTIFIGATIOlf.
d'une addition aux ouvrages du système suivant lequel nous supposons la place fortifiée, sort de notre sujet, et ne doit par conséquent point être traitée ici. ^
On sera étonné , sans doute , que nous n^ayons pas tenu compte des retards causés à Tattaque par les sorties de Fassiégé ? Mais c'est qu'elles n'en entraînent pas nécessairement et n'en occasionent qu'autant que l'assiégeant ne se tient pas constamment en mesure de les repousser. Nous avons , d'ailleurs, par une sorte de compensation , supposé que celui-ci n'exécuterait sa deuxième parallèle que la cinquième nuit , au lieu de la quatrième , et qu'il ne pourrait avancer que pied à pied et à la sape pleine, depuis ses demi-places d'armes jusqu'à la fin du siège ; tandis qu'il est possible qu'il gagne encore une nuit , en faisant sa troisième parallèle à la sape volante , et même une troisième nuit ^ en attaquant le chemin couvert de vive force , et en le couronnant k découvert. Il est vrai que cette dernière opération n'est nullement susceptible de réussir, pour peu que l'assiégé sache faire usage des retranchemens et de la double palissade que nous avons supposés établis par lui dans son chemin couvert.
Nous n'avons fait » non plus , aucune mention de l'effet des flèches que nous avons supposé que l'assiégé avait faites au pied de son glacis. C'est que, ne considérant ici l'attaque que relativement à sa durée , et non par rapport à ce qu'elle doit coûter d'efforts et de sang , ces ouvrages , dont tout l'eifet est de forcctr l'assiégeant a leur atuque de vive ^ce et k l'établissement de sa troisième parallèle k la sape voAnte , ne sont d'aucune considération pour l'unique but qui nous occupe maintenant. Car nous ne devons pas supposer que l'assiégeant les nespectc
par-delà leur mérite , et qa*il se méprenne sur la vraie manière de les attaquer.
Noos aToaerons , si Ton vent , qu'il est un peu dur de supposer que l'assiégé ne retardera en rien , par ses sor« ties ni par son feu , le progrès des attaques , et qu'il ne &ra par là que les rendre plus meurtrières. Mais qu'on nous accorde donc aussi cpe Fassiégeant pourra également les abréger par sa vivacité a pousser ses travaux , en comptant pour rien le danger et la perle > et en attaquant tout de vive force. Nous avons donc réellement évalué et balancé Tune par Tautre , ces deux sources de variabilité dans la durée du. sîége, lorsque nous n'avons fait mention ni de Tune ni de Fautre ^ comme un mécanicien ne tient aucun compte de deux forces égales , qui agissant en sens opposés , se détruisent réciproquement. Si maintenant nous voulons renfermer dans des limites certaines cette variabilité de durée , et supposer m^^ces^P vement que la totalité des chances est en entier, tantôt en faveur.de l'assiégeant, tantôt en faveur de l'assiégé, nous dirons qu'il est possible qu'une place , aussi simplement fortifiée que Cblle que nous venons de considérer, ne tienne, bien attaquée, que i6 ou 17 )ours de tran cbée ouverte -, et qu'une semblable place , bien défendue^ en tienne 21 ou 22 ; et cela, sans supposer aucune faute de l'assiégé dans le premier cas , ni de l'assiégeant dans le second. Si, à cette durée variable^ on ajoute le temps écoulé depuis l'investissement de la place jusqu'à l'ouverture de la tranchée, temps qui » de son côté , peut varier de 5 ou 4 1 à 9 ou 10 jours , suivant qu'on ne fait pas ou qu'on fait des lignes -, on aura pom* la durée totale probable du siège d'une semblable place, un espace de 19 ou 20 jours » à 3 1 ou 32.
24o ES8A.I G^KÉRAL i)B FORTIFICATION*
Cette maDière de coDsidërer ainsi Fattaqae et U dé* fense simultanément , dans leurs différens périodes, nous adonné lieu de remarquer facilement de quelle impoitance il est pour Tassiégeant d'établir promptement ses batteries à ricochet , aussi tAt après que, par ronverture de la tranchée , le front d'attaque est déterminé , et que tous les ouvrages de la place qui doivent en opérer la défense , sont par conséquent connus. Car, s'il ne perd pas de temps, il est presque impossible que l'assiégé vienne à bout de toute la besogne qu'il a à faire , avant que les batteries â ricochet aient ouvert leur feu. Il a, en effet, dans ce court intervalle, tout son canon k mettre en batterie , tant au corps de la place qu'aux ouvrages extérieurs , les ponts de communication à faire â ceux-ci, s'ils sont entourés d'eau, des traverses à élever dans tous , des flèches à faire au pied des glacis, e^ ena0e des contre-approches , si la conduite de l'attaque y donne lieu. S'il n'a pas ses bois par&iteraent préparés , et ses chevalets tout faits poar ses ponts de communication \ si ses batteries ne sont pas d'avance revêtues en saucissons, jusqu'à la genouillère, sur tous les fronts susceptibles d'être attaqués, pour- n'être achevées et n'avoir leurs embrasures ouvertes qu'au front d'attaque , au moment où celui-ci sera déterminé *, l'assiégé pourra se trouver arriéré » ou , au moins , n'y pas être À temps pour profiter de tous ses avantages avant que les batteries assiégeantes soient en état de tirer. Mais, s'il a pris toutes ces précautions, il lui restera encore assez , et de forces disponibles et de temps , pour faire à pr(^os non seulement ses traverses , mais même des flèches , et peut-être quelques contre-appix>c)ies, si l'ennemi apprêté h ces dernières par la manière dont il aura dirigé
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son cheminemeat ) et encore pour faire les retrancliènueus des saillans de son chemin cotuvert^ avant que le ricochet y porte.