CHAPITRE V
Examen des avantages et des défauts de la place pré ■ cédante , et recherchei des changemens à faire dans sa construction pour augmenter les uns et diminuer les autres.
On a pu remarquer daUs le chapitre précédent, eoin«^
hien les légères difierenecs.) qui se trouveQt enti^e le sys»
tème qui nous occupe et les autres systèmes nàodernes »
influent peu sur son attaque et sur sa défense, et com^
bien , par conséquent , sont futiles les raisonnemcns faits
pour ou contre , par sus admirateurs ou ses détracleUrà
également aveujgles. La seule manière , en effet ^ d'apprét-
cier un syatème de: fortification» est de: faire le journal de
son attaque et de sa déiense , telles qn il est possible de
les faire réellement, d*après les règles de Tart» Caj^^ si
le résullat que, présente cette épreuVé i^est m |)luâ lii
moins avantageux que celui quon obûeht pair le même
procidé « de tel ou tel autre système^ iiiest évideol que le
système doaoé , quèlà que soient »es.ay«ntagei ou ses d**
fauts reconnus ,;d!ap«;è^ les : réglés établies ou reçues pat
les connaisseurs- eA fortification , n'est ni plus ni moijM
Jbon que les autres , puisque les places construites sur son
modèle ) ne sont prises ni plus tôt ni plus tard que les
autres, ne. demandent pas d'autres moyens pour être àt-r
taquées , et n'emploient également que les mêmes moyi^né)
«4< KSSAI GÊJViBAL DB POBTIPICATIOff.
pour se défendre. Maïs c'est oe dont s'embarrassent fort peu les auteurs de livres (i) de fortification , et les con* fiaisseurs que leur lecture a formés , qui n'ont pas , les uns plus que les autres , d'idées nettes de la manière dont les places s'attaquent et se défendent. Ils n'eu examinent pas moins, avec la dernière gravité, si les flancs sont bien perpendiculaires aux lignes de défense , et s'il est , ou non • avantageux que celles-ci soient fichantes ou rasantes , ou , en d^autres termes , s'il convient ou ne convient pas que les faces des bastions tirent quelque défense oblique d'une partie de la courtine qu^ls appel* lent second flanc. Cependant l'assié^nt qui pendant les trois quarts au moins du siège , et , jusqu'à ce qu'il soit sur la contrescarpe, ne sait rien de tout cela , et ne s'en soncie guère , ne s'en soucie pas davantage lorsque fniyé là , il sait parfaitement à quoi s'en tenir. II n'en établit pas moins , de la même manière , ses batteries de brècbe et ses contre-batteries. Si le flanc est de toute la longueiu" qu'il a été possible de Itd donner, et perpendiculaire à la ligne de défense rasante, il y trouve tout le canon qu'il a à oontre-battre , établi et tirant par des embrasures droites. Le flanc est-il court et oblique à la ligne de défen^f fichante , ou avec du eeeond flanc dans la courtine ? L'assiégeant trouve toujours à peu près le même nombre decanons tirant sur lui ^ les uns , du flanc, par des embrasures tant soit peu biaises , les autres, de la courtine , par des embrasures infiniment plus biaises encore. La seule chose qui puisse être ici de quelque
(I) Je dis aoteon àe Uvrei de fortification , et non anteuTs de foriijUatiom , ce qin eat tréft-^îffà*ent. Yanban tftait certaineittent nn anteur de Ibrtîficatîafi trAa-fifoond , et jamais il n'en a ùit de lÎTres.