LIV. 1. CHAP. T7. S
partie des coups qtti ou soient fichans ni dans le flanc ni dans la face opposés. D^où il suit que si Tassiégé est réduit S|ir la fia du siège à ne se défendre que par la mousqueterie , et c'est ce qui lui arriTe presque toujours y sa .dépense sera éyidemm^nt mauvaise , et ses coups presque tons mal dirigés , 'daiis lés places tant de ce système que de ceux qui Tontpi^édé : exceptons*eh toutefois celui de Pagan , auquel il faudra revenir (^) , en faisant le flanc, quand il est droit , perpendiculaire i la ligne de défense , et en laissant à ce flanc , quand il est concave , 'cette petpenjdiculaire pour corde.
Cdmmentse £Bdt-il*donc qu^avecun tel défaut, ce système ait conservé' sa réputation ? C'est parce qu*on à peine à citer un siège où Ton se soit aperçu que ce défaut Ùt tort à la défense É C'est , qu'ainsi que je l'ai déjà remarque , le si^ge est au moins aux trois-qnarts fini , quand ies ûanes commeiieent à être pour quelque chose dans la àéfefiiBe. C^esi qti'ensuite » au couronnement du chemin QOwreH \ Tli^siégeaht ue profite que tn^-peu de ce défàht ; FartiHerte des flattes , qui alors est encore à peu près en« tière , n'y laiséant que peu ou point de place au feu de la môusqueterie. C'est c^ue ce n'est qu'après que cette artillerie est ruinée par les conlre-baitencs , ce qui n'arrive guère qu'en mêmie temps que la brèche qu'elle défendait est faite, que ('assiégeant est dans le cas d'essuyer du flanc un feu de mousqueterie , dont tout l'effet est de
(*) Cette opinion d'mi ingMear, qui a loDg«>teinps r^tUthi snr son art , mérite fii'autant plus d'âtrc reioarqiK$ei qu'elle n'est pas adoptée. Si les flancs étaient perpendiculaires aux faces des bastions , ils feraient avec la courtine des angles de 108* 26' 6''', supérieurs à la limite de Î06», iltée poar les angles rentrans. {P^(>tf» Saint-Paul, t. I , p. 9i^.) Ed.
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nuire au travail du passage du fossé , e% de readre Vassaut nieiy*trier. Mais , de dix places , neuf au moins se rendeni sans attendre Tassaut ^ et s*il en est quelqu'une qui s'y expose 9V est presque toujours parce qu elle a derrière sa brèche un retranchement ^ et nous avons vu que dans ce dernier cas , c'est moins un assaut que Tassi^eanl donne, qu'un logement qu'il £dt au haut de la brèche.» Tout ce qu'il peut donc résulter de ce défaut du flanc', dans une défense à ce point opiniâtrée, c'est que le tra-* vail du passage du fossé reçoive quelques coups, de fosil de moins qu'il n'en recevrait dans le système de Pagan. Et encore a peine s'en aperçoit-on.- On est bien plus occupé des grenades qu'on reçoit du haut de la brèche , et des parties de la fiace encore debout de part et d'autre» Ainsi ce défaut si grave en théorie s'évanouit donc presque toujours dans la pratique , et les places construites par Vauban ayant toujours eu à Cu96p l'avantage sur celles des systèmes antérieurs, on a été natnrellemei»! porté à faire honneur à rexceUence de son système ^ de cet avantage qui n'était dû qu'à sa manière heureuse d'adapter au terrain sa fortification, etd'en bien dérober l'intérieur aux feux et aux vues- du dehors. Cat de le résultent constamment, dès le commencement du siège , tout à la fois action plus efficace de la place sur les attaques, et action de moindre effetdes attaques sur la place ; perte plus grande pour l'assiégeant, et souvent retard dans ces approches , et perte moindre pour l'assiégé , et conséquempent conservation du principal moyen de la défense , de celui de qui seul tous les autres tiennent l'action et la vie. . .. des hammeê. Aussi l'artde Vauban , de plier la fortification au terrain, devinl-il pour les ingénieurs la seule fortification. L'art des systèmes de-