LIV. I. CHAP. -Vif. aSl
meura celui des auteurs et des maîtres de fortification , qui n en firent , n'en défendirent , n'en attaquèrent jamais, et souvent même n'en virent que sur le papier.
Quoi qu'il en soit , au moyen des deux changemens déjà indiqués , il est facile de remédier aux défauts reprochés par les uns et les autres , an système de Vauban. Des flancs perpendiculaires aux lignes de défense satisferont pleinement les uns ; tandis que les autres , sans en méconnaître l'avantage pour la défense du fossé , trouveront bien plus importâns l'agrandissement de la demilune et l'augmentation de sa saillie, telle qu'elle oblige l'assiégeant k s'emparer de cet ouvrage , avant de parvenir à. la contrescarpe du bastion, et par conséquent h pouvoir faire brèche à ce dernier. Nous allons voir Gormontaingne exécuter l'un et l'autre de ces changemens y et y joindre le mérite de quelques additions heu* reuses.