‹ Essai général de fortification et d'attaque et défense des places dans lequel ces deux sciences sont expliquées et mises l'une par l'autre à la portée de tout le mondeChapitre 5 sur 170 · X NOTICE · texte numérisé non relu

X NOTICE

et en résideDce à Potsdâm. Celui-ci rengagea à ▼enir à Berlin présenter son ouvrage au roi. M. de Bousmard était à la fin de ses ressources, et dans un état voisin de la misère ; il s'achemina à pied Ycrs Berlin , portant sur son dos son maausorit et ses bagages.

On sait qaeFrédéric^xuiUaunielI, sur le compte qui lui fut rendu par le général Tempelhof, de l'ouvrage de M • de Bousmard, s'empressa de prendre l'auteur à son service j il le plaça avec le grade de major dans la deuxième brigade du génie , autrement dite la brigade française, qui était en résidence à Potsdam , et qui ne derait être mise en activité qu'en cas de circonstances extraordinaires. Tranquille sur son existence , M. de Bousmard appela auprès de lui sa femme et ses enfants. U publia successivement , en 1797, 98 et 99, les ttw premiers tomes de VEuai général de Fortification , et en 1803 le tome IV. La même année il publia le premier cahier du Mémorial de Gormontaingne pour, l'Attaque des places, augmenté d'un grand nombre de notes judicieuses très étendues , qui ont été la plupart conservées dans les éditions postérieures et plus complètes du Mémorial ; il revit et corrigea son Essai général de Fortification , dont la seconde édition parut à Paris en ISii.

M.. de Bousmard vit éclater la guerre de 1806* avec un vif chagrin ; il prévoyait qu'elle amènerait les armées françaises en Prusse, et qu'elle le mettrait dans la nécessité de servir contre ses compatriotes ; car il ne pouvait manquer à la reconnaissance et abandonner dans l'adversité un souverain dont le père était venu à son secours lorsque lui-même était dans le malheur. H quitta Potsdam aussitôt que l'on y reçut la nouvelle de la défaite de Jéna, et accompagna le colonel Ranch à Stettin. Le lendemain de son arrivée , il assista à un conseil de défense : il essaya vainement de donner un peu de confiance au gonyemeur, qu'il trouva tout disposé à rendre sa place à la première sommation, ce qu'il fit, comme l'on sait, le 29. octobre. M. de Bousmard en était parti quelques jours auparavant pour Dantzig.

Ce que l'on raconte'du mauvais accueil que lui fit dans cette place le lieutenant-général de Manstein, qui en était gouverneur , est tout -à-fait étrange. Il ne voulait pas le recevoir ; il parait qu'il craignait que M. de Bousmard , dont le grade était supérieur à ce-

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