HUIT
On fiûl à j5 toiicfl eofiron de la Feu d'ç^iUeriô àrteoohét ^ à
ciête da chemiii cooTert , deux eartouchpi, tur (et eajntixUt, Grand
dcmi-placei d'armet aor les capi- ftu dé moutqtieUrie det «hemint
talet de» demî-JuDes, Icsqnellca couverte; feu de morbier* et deea-
embrasteof, oatre les prolongemens *^om de ftiein fouei tur Ut Mieriet
des branches du chemin couTect de attiigeantet, FoHet tortîet tur te
ees denû-lunes, ceni des braonhes Crânait det demi-fdaeet d'armet , e*
de celui du bastion , et encore ceux p^^rtieniiérement tur ie ehemine-
des faces des places d'armes ren- *•*** ^ «^'*» attendu que la r».
tnmtes du iiont d^ltaque . en iortc **'**^ '^ *^^^* '^* ^ fawrUée
quni n'^ psis besoin de faire sur la ^"^ ^ f'^ ''^ **^" «^T* ** '^
eapkale d. bastion, nno troisième "j^^' '^ ^ ^"^ ^" ''«»*-
demi-olaoe d'armes , dcteoue sans .' . <• .. ^
. ,^ Au jour , conttnuaii^u de tout
ootet. • t m
Au }our 00 les perfeotlomke » et * l'on y travaiHt i des batteries dV>basiers eon tre le chtmin cooTert .
On débouche des demi- places Femaoeifetittttortieeordihairet. d'armes et de ta dernière portion de Au jour, on t^attache turtoui d aigzag dn centre, en sapo pleine» can^nner ia Ute det tapet.
264 B8âAI GÀNÀBAL DE FORTIFICATION.
AT VAQUE. DÉFENSE
doable et debout, et l'on fait une banqoetle à cette dernière portion de sigzag, pour y pouvoir soutenir la aape qui en part.
On achève lea battertCB d'obu« tiers , et Ton j amène les pièces et les mottitions.
A.U jour elles tirent » et Ton con* linue à pousser les sapes autant que le permet le canon de l'assiégé.
nBOnEHB HUIT.
On pouMe les sapes , et on les Fûuoo et rorliet ordinaire*, termine par des amorces de la Troi- ^u Jour, on s'attache eonstotn^ sième parallèle. On a soin d'arrêter tnent et de fjréference^ à caiumnêr la communication du centre à 4a We des êapetm même hauteur que celles ^e droite et de gauche ; en sorte que la parallèle soit tracée à peu près en ligne droite.
Au jour, on prolonge par intervalles ces amorces de troisième parallèle.
BIZIEHB NUIT.
0.1 pous«c les sapes de la troi- Feueo ordinairet , avant tfue ia
sième parallèle les unes au-devant troitiéme faraiiéle $oit fermée , et
des autres, et l'on ferme s'il est ffrotsetortiepouri*cmpêeherdei'étre
possible cette place d'armes. de cette nuit.
Au jottr> on Pachève et Ton éta- .^ujowr, on eanonne ia.téU dee
blit des batteries de pierriers è son *(*V^ ^ '«< forliont rum aohevêee
centre , contre les chemins couverts ^ ^ fataiUie; et , à compter de ee
du front d'attaque', et de mortiers "^»»«w< ,onse tient prêt à êo%itenir
\ ses extrémités, contre les chemins ''«**«7m« ^ vive force des saiiians
couverts des fronts coUatèraoï. ^^ oKemin couvert des deux demi-
(unes.
Ur. I. GHAF. TIII. «65
ATTAQUE. DÉFENSE
OHZlklft HUIT.
Oo hit eo avant de la troidème On fait tuF la iéU éê§ êopêê tout
parallèle, des portiooa oironlairet lé feu ^ tanidemmut/utiêrie^uBtU
fur les froîfl capitales, et l'on en dé- i'miiUerie qu'on a fu eamerwrt
bouche , ainsi qae de la trobîème fttnê cêiêer de té tsfttr ffrêt d refnU"
parallèle, en sape double et debout, ter i'aUaqua de vlpe faree des moU-
sur les capiules des deux places ^««< ^ «AemsnAmvfH de» deuœ d'armes rentrantes.
On achève les batteries de mof- ^^^^ de jour. tiers et de pterrîers.
Au jour , elles tirent , et l'on aTancc à la sape , à la fiiTeur du fen de la troisième parallèle.
oonziEifx ikn.
On trace à la sape, des oaTaliers On fini f ttnU dejour fue de nuit,
de tranchée dbntre les saillans du toui le feu potHéU eenire 4e trmvaii
chemin couvert des deux demi-lu- des emvaiiere de trane^y ei l'on
nés, en ajant attention que leurs diêfoee toui pour e'ojipoter au eou-
recouvremena soient assex longs ronnemeni du chemin eouveri , <fue
pour les garantir chacun du feu des i'atnigeani temhle ne vouloir faire
demi-lunes collatérales. On pousse qiue jUed à ffied, mne eetêer eepem-
\te trois antres sapes. àtaU de $e tenir prU à en repoueter
An jour, on exhausse ces cava- iSutoique de vive force , aueai.fu'il
Uers de tranchée. Un prit envie de (a tenter»
TBBIZIBMB VVIT.
On achève les cavaliers de tran- Peu denumtqueterie de derrière
chéu des saillans des deux demi- tes iravertei^et les reiranehemens en
lunes, et l'on débouche de l'exlré- charpente des ptacet d'armes saii-
roité de chacun d'euk , la plus toi- iantes des deux demi-luTies, sine de la capitsie, en sape double Feu de tnousqueterie du chemin
et debout, qu'on dirige vers \e couvert des trois haslions ^ eidsses
saillaot du chemin couvert, pour quatre piaces d'armes rentrantes, en commencer le couronnement. Feu d'oéusiers ou de mortiers
Ko même temps on entame trois (i) montés sur affût de canon , desqua-
(i) II serait plus exact, je le aaia, de dira six noaveaax oavalien de iHMiokée;
s€6 Es$M GknktAt Ht pohtipication.
ATTAQUE*. DÉFENSE
autret caYsIien Retranchée tories «rf tiduiu de mc pU^eeê d'armu placci d*anne« reotrantrs et la rmUrtmie^.
place d'annca taUlanle aii^leTant F4m d^mtiUkTU dm f^lre fùeet do battîoB ; eAi cea caTaHert te dehoêUans^ af êwrtauê'dei ^tuifra loigaant l'un à l'autre, ae aenrcnt dmni4>iÊnei qui^witnt d'éet^^rfm ei rëoiproqœmeBt'do reciNivremeni* tanà $oU pêu dû rêver» . le amron- Iiaa riooclifllt oVd oontmoent pat ntmmi eomtunieé du cfiemin coumcàn» cootie lei dciiii*lilDea« et le vcri. pourraient même» à W rigvew* contre le bastion.
Au Jour, on pourtoit le traTail , tant de cet nooveaui cavaliers que du eonroonement des taillans du chemin couvert dat dcmi-lunet.
Q17At<pB«lkllB 1I1I1T.
On pontae le éonionnen^f nt du Comme 4a préeédenie; feu d'mraaillant dn chemin oowrert de eha>> M^^aria M de momeqmtênfi fbU jour que demi-lune, fusqu'i la première H imii êur U irawdl de» btdierie», travene aen^pment de pafrt et d'an* sur U» seffe» fus, deteendnd dan» U tre de chacun de cet taillant, et tfhemin odmva^, al an général sur l'on y travaille SQr-le*Qhemp à det laiis le» tratwua non encore perfeehalteriet qui oontrebattront les fa« Honmé», et où l'en voit remuer de ces des bastions, et battront. en ta terre; tortie» sur le trmeaii de» même tcnips en brèche l'angle iroi» nouteeeu»» oaeaUer» de trouflanqoë det demi-Innes. On pour- ehée.
suit le travail des trois nouveaux Au jour, grand feu sur ie travail cavaliers de tranchée , dont l'e flet , de» batterie» et sur la tête det tapes. quand ilt teront acbevét , tera de chatter rattiégé de tout le chemin Couvert du ft-ont d'attaqae , et de le réduire è nVn occuper plus que les retranchement de places d'armet rentrantes.
Au |oor, on cootînoe è travailler
mois, pottr abréger, je pretulrai ici et dant la tnlta, pour un senl cavalier de trancha, t'aiaeinblafe on systèoie enl1«f de deoz de cm eavaliera, cootrt le néiiie «agte da - chaadu couverl .
Ur. U €HAP. TIIC* tti^
ATTAQeB. DÉFENSE.
aai batteries da coaroaoemeBt » et é perfectîoaner les ooareaax caTalien de traoobëe.
'QuiRSilotB von*
On oootiMie lé travail des balt^ Comme im fréM§nU^ net ; on oonu&coce eehii des dt^ eentei dans le ebeniîn eouvert des demi-lunes y qu'on dirige debout aux traveites des plaees d'armes saillantes; les oavalîerfdetraoobée achevées banni«seot par lent feu rasdîégé du reste dn chemin couvert du front d'attaque.
Au jour» les préoéden^i tfnvani continuent ou se perISectioonent.
On établit dans les arrondissement des trois nouveaux cavaliers de 'tranchée, des batteries de pierriers , contre les réduit« des places d'armes rentrantes, et .contre l'angle flanqué du bastion.
SBIZIBIIB HUIT.
On achève les batteries du cou- Comme la prreêdentâ, ronocment, et l'on y amène les pièces et les moniltons. On poursuit le travail des descentes de fossé sons les traverses du chemin oovvert, et en retour le kmg de la contrescarpe , en cheminant vers la place. On achève les batteries de pierrîers , on j amène les pièces e les munitions.
Au jour elles tirent , ainsi que les batteries dn couronnement. Cellesci agissent d'abord comme contrebatteries , contre les faces des baslions; puis, quand elles en ont
S68 ESSAI ciniBAJ. dx IOAT^ICATIOR.
ATTAQUB. DÉFBNSB.
démonté oa fait taire l'artAlierie».
comme batteries de brècbe , contre l'angle flaaqné dca demi«kioes.
Dix-ssmisus tfun.
On bat TÎTement les demî-lunrs On ditfune du catkùn sur iet eour^ en brècbe, et l'on poursuit de méioè tùtéê , joj^ntaU iet fUmet de* basles descentes de fossé. Aussitôt Hons^fotO^tirârdamsi'angie/lmn' qu'on est parvenu à j déboncber, 911e «Ist dmnfiuinu , lorsque i'atti^ on en commence le passage. ^Mmt y numtsra à i'auaul st cecu^
Au Jour, tout cela se poursuit. fera eH cny<« jmt «m io^tmanl.
Du ntt»t wmm» las fMM<a|iré»
CfosnCff ■
DIZ-HUmfcllB nd/t.
On continne â battre les demi- On se Ueni préê à faire un feu
lunes en brèche. On acbève leurs vif de moutfueterie^ du réduit et
passages de fosiié. Aussitôt que la dei eoupuree dechofue demi-Urne,
brèche à l'une ou è l'autre des sur U iogemeni qui se fera à son
demi -lunes est praticable t 00 la saitîant. On dirige aussi sur ce
couronne d'un logement en gabion- m%M logemeni , par ia trouée du
nade, qaî interdit à l'assiégé le foué du réduiê, un feu d'artiUe-
retour dans la partie de la demi- rie , des courtines joignant iet
lune, etiérieure aux coupures vers flancs. lesquelles on chemine en sape double (1), enfoncée dans le solide
(t) Je la aoiniii* éotM*, Don qo'il 7 ait dcax filet 4e sapeara enployéea k rcaécatM» maie pMr exprimer qu'elle doit avoir de paît et d'entre «n parapet. On doit ooaceroiw qo'attcBdQ rétréci saemeBt da terrain oh elle elàenim , elle ne pettt godre avoir plva do 3 pieda de larfe. Bo revaache » elle en doit avoir prèa de 4 de pvofoodenr» et avoir aea parapeU de part et d'antce forméa , au lien de gabloos, par au aaea à terra aa-deli dea. qnela ae jeMe la terre de aon «eavaiion. Ponr la conatraire » on B*einploiera qoe troi* •apevra Ice ona derrière Ica anlrs», dont le premier a'enfonoera de deux pieds anr autant de large, en ae couvrant en léle d'an boot de groa aaneiasou de a pieda de diamètre, et de 4 à einq pieda de long. Le aeoond portera le trevtil à 3 plede de largeur et de profondeur, et le troleième rapprofondira encore d*un pied. Quand elle sera achevée, lue ioldata t*j pratiqueront avec des saca à terra , dea boUtt de banquette ou gradina. du cdté où il faudra tirer, et sauront bleu en «itr^ouvrant les aaca à terre de la bordure do panpel , t'y formcv dea créneaux. Cet ouvrage, quelque pérUlens qu'il paraiaae, ne laitMra paa qoe d'avancer d'une loîae et demie, par heure da nuit.
LIT. I. GHAP. TlII. 269
ATTAQUE. DÉFENSE
da puspet. On consieDce auMÎtôCy dans le logemcût qui couronoe la brèche» des poîlj par lesquels des mioeun s'enfimceot derrière l'arrondûsemeot de Ja gorge de la desBu'-Zimey poor la faire sauter» et y ouf rir une large loDette , par laquelle les batteries du oouroooemeot puissent battre en brèche le réduit, à son angle flanqué, et «uTtoat à sa €sce défendue par le bastion de Tattaque. Ba même temps, des sapeurs ouvrent cette Innette en anière , en déblayant la brèche de la demi4uQe; et^ pendant ce temps, les batteries du conronnement s'occupent à ouTrir des brèches aux bces du bastion de l'attaqnc. La même nnîf, 00 débouobe des nouveaux eaTsliers de tranchée, par deux sapes doubles et dehont , dirigées au saillant de
la place d'armes saillante du bas- *^
tion de l'a tiaque.
Dès que les logemcns sont (ails au haut des brèches des deux demilunes, on prolonge le couronne ment de leor chemin couvert, en allant vers le bastion de l'attaque, poor j placer des batteries de pierriers contre le réduit de la derat- Inne et contre son retranchement*
An {oor, tous ces travaux conti- Au jowr, on eananne ia UU des oaent. nowiMUs êafes tU i'atsicQsant,
DIX-KBVTIBHB NUIT.
On continue à battre en brèche L'auiAgé eoiUiMm «0fi fm «nlrs
le bastion de l'attaque. On aoht;v« U iogfmnenê dê$ éréehêê dei demi-
les batteries de pierriers dans le lunes, 9I eonir^ ia iéU dê$ sapes^ U
prolongement du couronnement dn eamwmtmeni , siiês êrois nouvsmup
efaeaBÎB courert « 00 y amène pièces eoMÀiurt de tranMê,
%JO EâSAl ISÀKAiAL de FOBTIFICATIOlf.
ATTAQUI. DÉFENSE.
et mnnîtioot » et on les lert sur-lé* I^lem éejûtkr, chtoiap. On termine les sapes sur les capitales « par de^ amorces da coo* loooement du saillant do chemin couvert du bastion ; on traTailte ans foorneauz qui doivent renverser l'arrondissement de la gorge de la demi-lune , dans le fonsé do réduit.
Au joar, toi» ces travani continuent.
YINGTIBIU BOIT.
On charge les fourneaux qui doi- Continuation des ftux dû i'oêvent renverser l'arrondissement de siégé. la gorge des demi-lune". On continue à battre le bastion en brèche.
On chemine en aigiag vers ces brè- •
ches, dans le fond du fossé des demilunes.
Au ioor» on fait {oner les fourneaux, et immédiatement après battre en brèche les réduits des demi'Uines, sans cesser d'occuper quelques pièces aux brèches du bastion.
On achève le couronnement de la place d'armes saillante du bastion, et l'on j con^ence le travail des contre- batteries qn*on opposera aux flancs des bastions coUaténux.
tlKCT-VBlkltB ttvrté
On continue é battre vivement On fréparû tout fftfw sonêtnir
en brèche les «agios flanqiids des i^mmaut muoréttuUtdssdemù'Uiines,
réduits , sans cestier de perfoetioo-* e^eti-à^ire ^on ftmrvoU mn/pU-
ner les brèehos du ba#tion. Des sa- meiM imtrs rêlnmcfiemens d^Um/tte
peiiit s'ouvrent ua passage an Cra- ^i leur est nècsuawê ftswr une
vers de la brèche de k demi-lune 4ïf êomme dé fines , et fu'on y assmts in
LIT. I. cHAr. yift. 971
A1TAQ0E. DÉFENSE.
de» enlODOoîrs des IbanieaDK , pottr weirtUiê éêt Maeh$mstu deêUnéê à arriver in foité da rëdnît. Qaand faire au itami des ^réohêê du téib y sont paryenun , îli j commen- dmU<, aUÊf^deréiittai^ee fomr aài»ceat on pavage du foné. get i*a$»iigemmi à ie$ atlm^uêr êém
On f raraille dana le eouronoc Watuemenl » tl mute «na eeHaimc meot du chemin coa?erK du bas- imfèttÊOtUà* tion , aux oootre-batteriea. Lu femo emimumU , imtU dé
Au jour, oa continaecea feaz et jour que' de nuii , mvu iouU l# ce« travaux. vtytiMsr qu*U ui puêiéie de 4eur
TIVGT-DBVX IBMl SUIT.
On achève le* passagea de fossé On tient tur ieê flancs ou ftrofiis
des réduits. On nettoie le pied de «Is <a érèehe de chaque réduit ^ des
leuia brèches , et Ton 7 donne l'as- dètaehemens dont toute la miseion
saut , c'c4t-è-dire qu'on en couronne «si d'obliger Vûuiégcamt à y donner
le aomniet par un logement. Cassami , ou da i'empéeker é'en
Quand ce logement est latt » on faire ie logement fied à pied , «<
•n débouche pour se porter ven le eame coup firir. lu doivent avoir
retranchement, par deux sapes di- kurrotraiiée assurée daneiareltram-'
rigéea le long dea faces dn réduit , ohammat^ ot ia fairu dit i'inttaaU
et dont celle qui chemise veia ie où fenmemiea porteon forée auhaul
baatîon de l'attaqoe , eat eniMMèe daiméréthe$ afrèetmsiofoie jiui avoir
dane Pëpaisseor du parapet. Aussi- jeté forée greauÂu ^etiui avoir fait
tôt qne le feu qui partira do celte queéquu déehargu de fusils d éoti^
sape aura forcé Taitsiégé d'aban- fHfrtamt,
donner la coupure de la demî>lane jtu jour , du retranehoaunt de
de ce côté, l'assiégeant se hAtera ehaqua réduit on fait tus $rand
de s'y loger, et de pousser dans le fou^ tant de mautguetorie que ds
reste de la face de la demi-4une, eanons, ai surtout da pierriors,
ooe semblable aapCy qui forcera pour rendre meurtrier à i'auié'
l'assiégé A abandonner encore le geasU son étroit iogement de i^an^ie
rédnit de place d'aïaaes rentrante , flanqué du réduit , et pour eontra-
immédiateaent au-dessoua» Pour rier^ de eomeort amu ie feu de ta
•e mettre en Mk d'aller occuper eowrisna, sonohemimment ^ tant 4e
oetni-ci , on ouvre une nonvnUe iong du Joue de ee réduit pie ie
descente dans le chemin eonvert, iomg da eeéte de ia demiduna, e$
h l'extrémité du couronnement de aneara afin de soutenir ia coupure
celui de la demi-lune. da oe^rééaU, do derrière (aqusila
On achève les contre - batteriea on fera asusi ia plue de fou qu'on
djiM le oonronnement du chemin pourra ^ tantdaml'ûdériaurdoi^
97^ ESSAI GÊNÊBAL DE FOKTtFICATIOK.
ATTAQUE. DÉFENSE
coof ert du bastion . Ellet tirent dans tUmi-Ume ^u» sut U 0Oimmnean«nf le courant du jour suivant. ^ ehtmin omctwri tUt haUim^
On fait aussi transporter dans le •logement de Tangle flamfuè des réduits , des pierriers et de petits mortiers à grenades » pour s'en servir I tourmenter Tintérieur des retranchemens.
Pendant que font cela s'exécute, tant de nuit que de jour, oif prolonge dans le fossé des demi-lunes, les aigcags qui oondnisent aux brè-^ ches du bastion, auxquelles on tire plus f îvement que jamais.
TIRGT-TEOISlbHE TïtJlT.
On conduit au-devant l'une de L'oïKâ^ê «e fré/Mms tian< c^o^tie l'autre, les deux sapes qui longent réduit de detÊÙ-lims, à y toviemir Ie9 faces de chaque réduit, m sorte VoMwmU de son rgimnahemmU , €n qu'ctleft couronnent la contrescarpe faUaiU de derrière ce retranchent son retranchement. On y amène m«n< ie fUkigramdfeH de mouefue^ encore, la nuit même, du canon terie jio$MU , et en jetant fèree léger ou des obnsiers, qu'on place grenades sur tes assaiitans. Cependans des embrasures d^DÙ ils puis- dont, ^uand ii tes verra ébrafdés sent détruire la fraise du retran- enfaree,fOurgrmrirtefaraipetdu chement. Aussitôt que cette frai«e retranfi^iemeni y Ufera kiendeteur est détruite > on se loge sur le talus eéderiaffiaee, et deseretirer ffromff" extérieur du parapet du retranche— tement far la eofownièref en taisment, que l'on déblaye, en on pous* tant agir aonitre eu» le fen deia sant les déblais devant soi , pour se eouHine»
donner l'espace nécessaire à l'éta- L'ae^iigé qui doit craindre qu'an blissemeut de batteries de canon, ne iui donne {^assaut au corps de destinées à contrebattre celui des fdace , en m4me temps qu'avw recourtines, et à favoriser les passages tranekeeneÊU des rèdmts , fait ses de fosiés. On se loge dans les ré- dispositions et se prépare en eoneè' duits abandonnés de placée d'armes quenea» rentrantes , soit en y entrant par la petite poterne du €6(é de la demilune , dont on rompt la porte à ■coups de hache, soit au moyen d'un petit pont jeté sur leur fotsé du
UT. I. CHAP. VIÏI. 275
ATÏAQ€E. DÉFENSE.
même côté , au boot duquel oo se loge dans répaîsseur du pai|yet de leur face.
On pousse jusqu'à reiSrémité du fossé des demi-lunes (1 } les sigzags qui conduisent vers les brèches du bastion , auiquelles tirent Us batteries du couronnement des saiUaoïs du chemin couvert des demi-lunes, tandis que les contre-batteries du couronnement du bastion continuent par leur feu, à imposer aux flancs des bastions collatéraux.
TIHGT-QUATRifellB NUIT.
On commence l'épaulemenlt des L'oitiigé te disposé, ou à re* passages de fossé du corps de place, ftousser i'assatU ftar ia forée ^ ou d pour joindre le pied des brèches se retirer dans tes reiranohemens , du bastion. offres avoir àkieané eê rendu meuT'
On continue à faire grand feu des trier i'éiaMissement deVatsUgeant batteries de brèche et des contre- <tM* ia iiTéche. batteries , et à traTaîUer à celles de l'intérieur des réduits des demilunes.
Au jour, on achève cet dernières batteries.
TinCT-CinQiriEllB RVIt.
On amène pièces et munitions Comme ia préeédenie, aux batteries précédentes , efles tirent sur-le-champ. Leur feu permet aux épaulemens des passages
(i) Si dn fossé de la darai^nne i celai du corps de place, il 7 a no ressaut retétu, i( laadrm l'effaoer par quelques fougasses , et le descendre au traws des déblais de Jean entonnoirs , avant de poutoir commencer répanlemcnt au trafers du fossé do corps de place.
s 74 KS8AI GÉlfiRÀL D£ FORTIPIGÀTIOH.
ATTAQIJE. DÉFMNSE.
de fosfléft d*avancfr rapidemeot , et de joindre le pied des brèches qu'on netioio, soit de joar» soit de h
naît , »ous la protection de toatcs les batteries.
yiHGT-SlXIBMB NUIT.
On reconnaît le haut des brèches Comme Ut fréeèdetUê», et suivant qu'elles sont ou ne sont pas retranchées , on se loge à leur sommet , ou l'on y donne immédiatement l'assaut.
Ainsi , au vingt-sixième jour de tranchée ouverte j une place delà construction de Connontaingne , malgré Vincontestable supériorité de son trac^ sur celui de Vauban, et Faugmentktion d'ouvrages extérieurs qu'il y a adaptés, se trouvera réduite à soutenir Tassant , ou à la ressource extrême d'un retranchement intérieur. Et qu'on remarque bien que , par la manière dont nous avons conduit cette attaque , sa marche pourrait convenir contre l'enceinte la plus favorablement disposée , même contre la ligne droite. Seulement on y aurait beaucoup plus de longueur de communication en sape double et debout , et quelques parados au couronnement du chemin cou* vert y ce qui demanderait beaucoup plus de travail , et prendrait certainement plus de temps. Ou essuierait aussi le feu d'un plus grand développement d'ouvrages , et d'ouvrages intacts pour la plupart au ricochet , ce qui entraînerait inévitablement plus de perte.
Remarquez encore que si le fossé était plein d'eau , cela ne changerait que peu de chose à la marche de l'attaque. L'assiégé une fois chassé des coupures de la demi-
Uf, U GHAP. V1II« 2-5
lune, on y ferait une descente de fossé qu'on ferait aboutir yen Vextremitë de Fescarpe de cet ouvrage, d'où Von commencerait le pont et Tëpaulement comme à Fordinaîre.
5î l'on ponrait contester la possibilité de conduire aÎDsi cette attaque « personne au moins ne nierait qu'a^ prés la prise des réduits de places d'armes rentrantes , on ne pût , dès la vîngt-troisième nuit , travailler aux descentes de fossé do bastion ^ qu'on ferait déboucher du fossé de ces réduits y tandis que les batteries du couronnement du chemin couvert du bastion , en activité dès le jour précédent » occuperaient une partie de leurs piétés à ouvrir nue brèche è l'angle flanqué de cet ouvrage , et que le reste contre-batlrait les flancs des bastions collaté^ raux , ce qui amènerait au même résultat pour le vingtsixième jonr (*).
Voilà poor ceux auxquels notre attaque et le lieu où nous faisons notre brèche , répugneraient , à cause sans doute du feu de la tenaille et de la courtine , auquel notre
(*) L'attaque d'uD froot de décagone du système de Cormontaingne , faite par M. de Bousmard , est fort dLSereDte de Tattaquedu même front, faîte par M. de Fourcroj dans le Mémorial pour ta fortification permanente. Ce dernier me termine l'attaqoe du décagone qu'au trentième ou trente- troisième jour, selon la plus ou moins grande profondeur des fos* té% y qui rend le travail des descentes plus ou moins long. La difiërence de quatre à sept jours, qui existe entre les deux attaques, exigerait un examea qui dépasserait les bornes d'une note. Nous ferons seulement remarqaer qoe M. de Bousmard pasfe sous silenee cet avantage du système de Cormontaingne , que les courtines sont parfaitement conrertes par les ddiors , les demi-lunes et les rëd nits de places d'armes rentrantes ; en sorte que le bastion d'attaque peut recevoir le retranchement À, représenta pi. 25. Ed.
s 76 ES$JLl Givkf^kh DIS FOBTIPICATlOUr.
passage de fossé serait beaucoup plus en prise que lors* quMl est placé plus avant vers Tangle flanqué. Quant à nous y qui ne regardons ces difficultés comme rien moins quM Qsurmon tables , nous persistons toujours k préférer d'ouvrir la brècbe par la trouée du fossé de la demi-lune; 1® parce que ce fossé entier pourra servir de place d'armes et de lieu de rassemblement aux troupes qui donneront Tassant j 2* parce que c'est un avantage que Tou ne peut trop tôt se procurer, que d'ouvrir une brèche au corps de place. Car, dès qu'une semblable brècbe est phytiquctncnt praticable , la très grande majorité de la garnison , qui ne voit pas au-delà , veut se rendre , et il n'y a que bien peu de gens qui soient en état de juger que militairement elle ne l'est pas. Mais ceux-ci ont beau dire que les défenses sont entières , qu'aucun épaulement ne couvre le passage de l'ennemi , ils ne persuadent point. Et en effet , on ne peut se dissimuler que si l'assiégeant veut tout braver, et compter pour rien la perte des hommes, il ne soit possible qu'il emporte la p]^ce« du moment où la brèche est physiquement praticable. A ce compte la place qui nous occupe pourrait , à la rigueur, être emportée dès le vingt-unième jour de tranchée ouverte. Au surplus , rien n'empêche qu'on ne réunisse les deux méthodes , et qu'on ne cumule tous les moyens qui , loin de se contrarier l'un l'autre , se faciliteraient réciproquement leurs effets respectifs , d'autant mieux que les uns et les autres arrivant en même temps au but , leur concours , en cas qu'il ne fût pas absolument nécessaire , n'entraînerait au moins aucun retard.
LIT. I. GBAP. IX. 377