‹ Essai général de fortification et d'attaque et défense des places dans lequel ces deux sciences sont expliquées et mises l'une par l'autre à la portée de tout le mondeChapitre 57 sur 170 · LIT. ). C&AP. X. 3Q · texte numérisé non relu

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ses traverses. Chaque travée de palissades peut à volonté

présenter ses pointes en Tair, ou les abattre vers la terre,

au moyen de verroux ou goujons de fer qui traversent à

la fois le poteau et la ventrière. L*auteur s'est proposé

par là et A réellement obtenu plusieurs avantages ; cf^lui

de planter bien plus promptement ses palissades miem

conservées en magasin, celui 4 'en dérober la pointe au

canon direct de Tassiégeant , jusqu'au «ooieot d'en f^fiire

usage eontre une attaque de vive force , et enfin celui de

pouvoir partout s<H'tir de ce cbemin couvert et y rentra*

de même par-dessus les ventrières j lorsque la pointe des

palissades est baissée.

Jaloux d'interdire autant que "possible à rennemi Tap* proeWde ses traverses , rèt surtout de stis réduits , que le moindre canon amené sur la crête des places d'armes ren* trantes pourrait détruire, Tauteur établit parallèlement aux faces de ces. dernières , à (i toises de distance, y des coi&es iarges de 8 pieds , bauts de 6 , et enfoncés sous le glacis de manière à être recouverts d'un pied de madriers et de terre , et à découvrir par une ouverture d'un pied et demi de baut le reste du glacis et la campagne» On des^ cend dans ces coffres par deux petits passages , couverts et en tout conditionnés comme eux, pratiqués à trois toises delà jonction des faces de la place d'armes aVoc les branche» du chemin couvert. D'un autre côté , il prolonge en avant de ses traverses , la palissade des faces de ses places d^ armes. rentrantes au travers du cbemin couvert^ jus-» qu'au fossé} Jbien enteskdu que ces prolougemens sont percés de barrières^ •

Yoiiâ le système de Cdeboi^n., tel qu'il :e$t en grande partie exécuté kMâxJImitn et datis plusieurs places de, la Hollande, lien a encore inventé -deux autres, qu'il a

uOO BSSAl ctriÈnkL 1>£ FORTIFICATION.

donnés au public avec le premier, dans le même livre. Comme il n'a été, que nous sachions» rien exécuté de ces deux systèmes, nous n'en parlerons point ici. Nous nou$ contenterons d'en dire un mot <jui sera également à s» place , lorsque nous examinerons les avantages et les défauts de ceîui'-ci , sur la description duquel on trouvera peut-être que nous ne nous sommes déjà que trop étendus. Mais nous nous y- sommes crus d'autant plus obligés « que la fortification de l'auteur n'étant guère connue que par son livre vraisemblablement mal traduit, ne l'est que trè^ imparfaitement de la plupart des personnes, qui l'ont lu^ et que quelques auteurs qui en ont écrit d'après ce livre , n'ont rien moins que suppléé à son obscurité. Pui3sions-»nou8 avoir été plus heureux dans cet' exposé nécessairement très sommaire par ta nature et la généralité de notre plan, mais dans lequel , cependant, nou» croyons être sûrs de n^avoîr point fait de contre-sens à la méthode- de l'auteur, et- de n'en avoir rien omis d'essentiel l:

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