S ESSAI GÉNÉRAL DE FORTIFICATION
sons pas moins que sa méthode , également applicable à des polygones d*un ordre supérieur, n*en devient que meilleure y relativement au revers acquis paries demilunes sur le couronnement du chemin couvert des bastions , en raison du nombre des c6tés , ou pour mieux dire , de Touverlure des angles du polygone auquel elle s^ applique.
4"" Enfin , il n'est pas inutile d'observer que la demilune capitale qui seule peut porter batterie , loin de prendre du revers sur ce même couronnement , Tenfile à peine d'une seule pièce de c^non placée près de son angle flanqué. Il est vrai que ce défaut est jusqu'à un certain point , racheté par la facilité que donne le fossé sec qui sépare la demi-lune capitale de son enveloppe de terre , de tirer par plongée par dessus le parapet de cette dernière; ce qui cependant ne peut avoir lieu joignant son. angle flanqué, par où ce feu prendrait le plus de revers sur le couronnement du chemin couvert des bastions , à cause de la grande caponnière qui occupe cet angle.
Gela posé , et indépendamment d'autres motifs d'attaquer deux f>astions à la fins , que nous aurons bientôt lieu de développer, il devient facile de comprendre que notre attaque doit embrasser non seulement ces deux bastions en entier, mais encore les deux demi-lunes collatérales , dont le feu , s'il n'était combattu , nuirait trop au cheminement vers les bastions ; et l'on verra , par le progrès des attaques dirigées jusqu'au bout de manière à embrasser les deux bastions le plus complètement possible, combien il est indispensable que les feux immédiatement latéraux des derai-luncs voisines soient aussi le plus tôt possible combattus , et enfin le plus complètement possible éteints.